Comment vivre avec une personne surdouée

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Pour la majorité des gens, une personne surdouée est caractérisée par un quotient intellectuel très au-dessus de la moyenne et qui réussit tout. Cette image est fausse ! Pour faire court, le QI moyen est évalué à 100 quand une personne surdouée, est au-delà de 130. On parle d’une personne « surdouée » ou encore d’une personne à « haut potentiel » pour signifier que ce n’est pas tant les actes en eux mêmes qui importent mais leurs potentiels à les réaliser. Et voici justement pourquoi l’image de la personne ultra douée qui réussit tout est un faux cliché : ce sont avant tout des personnes exigeantes envers elle-mêmes. Elles se mettent une telle pression que parfois elles pensent mais n’agissent pas, ce qui entraine de réels problèmes relationnels avec les autres, et peuvent procrastiner par souci de perfectionnisme. Les surdoués représenteraient, un peu plus de 2% de la population. Mais comme tous les surdoués ne passent pas des tests et que les tests ou examens stressent énormément certains types de surdoués qui peuvent ainsi les foirer complètement. Donc les tests ne sont pas fiables à 100 %,  ils ne sont pas représentatifs de tous les surdoués, ce qui signifie que ces statistiques sont en dessus du véritable pourcentage de surdoués. Surtout que les surdoués en souffrance ne viennent pas tous consulter. Personnellement, je suis persuadée qu’il y en a plus beaucoup plus que 2%.

Sommaire

Qu’est-ce qu’une personne surdouée ?

Si la personne surdouée a un haut potentiel, elle ne sera pas forcément en mesure de le développer et de se réaliser pleinement, notamment dans sa vie personnelle. Déjà, parce que les personnes surdouées sont à l’image des autres, à savoir que : un tiers des personnes surdouées est en échec, un autre tiers est dans la moyenne, et seulement un tiers (en effet) pense, ressent, agit vite et est très doué dans son domaine.

Elles sont modestes, se trouvent nulles, sont hyper critiques et se dévalorisent, ce qui ne rend pas leur relation avec elle-même et les autres aisée. Et, à moins qu’elles aient fait un travail sur elle-même, elles peuvent vite se sentir mal dans leur peau et pas à leur place dans cette société.

Ce que ressent l’autre, dans une relation avec une personne surdouée ?

Un(e) surdoué(e) est complexe, et difficile à cerner. Il/elle peut donner l’image d’être parfaitement autosuffisant(e). Le ou la partenaire d’une personne surdouée peut ressentir que la personne surdouée n’a pas besoin de lui (d’elle) si ce n’est le temps d’en faire le tour, de le ou la comprendre, pour nourrir son besoin de compréhension, car les personnes surdouées adorent découvrir, analyser, décortiquer, comprendre, rationaliser, puis se lassent vite.

Elles aiment être stimulées, mais ont aussi besoin de calme. Donc un partenaire réactif leur est capital. Elles aiment les personnes qui captent, et assimilent vite, mais pas ultras dynamiques, car elles s’épuiseront. Les surdoués sont très observateurs. Ils ou elles n’ont pas des yeux, mais un scanner. Ils ou elles n’ont pas d’oreilles, mais un radar ! Donc il vaut mieux que leur partenaire ne soit pas susceptible, car elles voient tout de suite les défauts ou axes d’améliorations et souvent les disent, car pour elles chacun peut se prendre en main et s’améliorer.

Leur partenaire pourra donc leur dire qu’il n’a pas leur capacité d’adaptation et se faire respecter en posant des limites. En effet, la personne surdouée pourra, sans s’en rendre compte, les pousser. Cependant, si on le lui indique, elle pourra rectifier le tir car les surdoués sont bienveillants. Un(e) surdoué(e) gérant plusiAutreeurs choses en même temps, assimilant vite et trouvant souvent, par elle-même, les solutions et les réponses, il vaut mieux que le partenaire ne se sente pas complexé sur le plan intellectuel.

Comment vous adapter à une personne surdouée

Par ailleurs, si le(la) partenaire surdoué(e) ne peut pas ralentir sa vitesse de compréhension et d’assimilation, il/elle ne cherche absolument pas à générer des complexes : il ou elle va juste à son rythme. De son côté, la personne surdouée devra apprendre à développer de la patience, de la tolérance et de la bienveillance, vis à vis du fait que les gens ne « captent », ne « pigent », et ne « sentent » pas aussi vite qu’elle, au risque sinon de ressentir de la solitude.

personne surdouée

Ils ont du mal à comprendre que les autres ne s’adaptent pas aussi vite qu’eux et ne trouvent pas toujours le bon côté des choses, et des solutions rapides et concrètes, (quand ils vont bien, pas quand ils sont en mode déprime, ou tout est noir).
De même, le ou la partenaire peut se sentir inutile ou se dire que son (ou sa) partenaire surdoué(e) va rapidement s’ennuyer. Il ne faut pas s’y fier. C’est juste que la personne surdouée a besoin d’être amadouée.

Dans la peau de quelqu’un qui vit avec une personne surdouée

Les personnes surdouées le sont (surdouées) car elles sont très sensibles, même si elles se sont construites un faux self dont je parlerai plus loin et qui les fait passer pour tout le contraire : insensible et hyper rationnel(le). Etant très sensibles elles sont farouches et ont donc besoin d’être rassurées et de se sentir en sécurité. Par contre, les personnes surdouées ne sont pas des plus sécurisantes pour leur partenaire, pouvant être sujettes à des accès d’anxiété, de déprime ou de colère.

Elles vivent en effet mal l’injustice et sont « vraies ». Elles ne trichent pas, ne mentent pas, et peuvent donc s’exprimer avec une vérité brutale. Ces personnalités sont extrêmes: elles sont donc extrêmement douces mais peuvent être aussi violentes. Le ou la partenaire ne doit donc pas être en recherche de calme plat, mais aimer une personnalité plutôt passionnée et engagée dans ce qu’elle fait.

Aussi, si le partenaire, s’il n’est pas à la hauteur de ses attentes intellectuelles, et s’il n’a pas la capacité de prendre rapidement des initiatives, comme elles en sont capables, le partenaire sera alors perçu comme un frein. De ce fait, le ou la partenaire d’une personne surdouée peut se sentir en danger, et en insécurité. Comme tout être humain, elle a bien entendu besoin des autres, d’amour, de partage.

Mais son engagement à ses causes professionnelles ou personnelles ne l’aide pas à tisser de l’intimité : ces personnalités ont un grand besoin de temps pour eux, étant hyperactif(ve)s, intellectuellement très productives et souvent créatives. Elles ne laissent que peu de place à l’affect, dont elles ont pourtant grand besoin. Leur partenaire pourra les inciter à se ménager et à faire de la place pour de l’intimité dans leur vie.

Les personnalités surdouées sont dynamiques et actives. Aussi, vivre à leur côté demande de l’énergie. Cependant, cela a aussi un avantage : ce sont des personnes motivantes. Leur joie de vivre et d’entreprendre est dynamisante. Par contre elles n’aiment pas les contraintes: leur imposer par exemple une vie de famille plan plan, des réunions familiales ou autres, sera vécu comme une contrainte. Par conséquent, un partenaire dont les valeurs sont le respect des protocoles risquent de souffrir.

Ci-dessous le témoignage de mon homme en couple avec une personne surdouée, moi-même

Ma partenaire est autonome, libre, créative et indépendante. Le fait qu’elle ne se sente pas redevable, ni contrainte me plait. Ma partenaire m’ouvre son amour pour la seule raison qu’elle m’apprécie, et pas parce qu’elle veut que je lui fasse la cour, l’invite au resto, soit son chauffeur avec ma voiture,  ou autre. Même si cela lui fait plaisir aussi, et qu’elle apprécie la galanterie.

Je trouve ça plutôt « cool ». C’est ce qui m’a plu en elle : elle est authentique et elle s’est positionnée clairement vis-à-vis de moi : c’est ma femme, pas ma mère, ni une femme-enfant. Pour moi c’est valorisant car elle m’a choisi et m’aime pour moi : c’est à dire, pour ce que je suis et non pour ce que je pourrais lui apporter, ou ce qu’elle pourrait projeter d’elle en moi.

C’est une femme autonome financièrement et intellectuellement. Elle est forte et pourtant tendre, délicate, diplomate ou rebelle suivant comment elle souhaite se positionner. Comme les personnalités surdouées, elle est pleine de paradoxes. Elle dit d’ailleurs que la vie est un grand théâtre, dont il faut rire, tout en étant pourtant sérieuse. Elle est affirmée, et parfois j’ai l’impression de vivre avec une substance inflammable. Comme j’ai la capacité de désamorcer les conflits, quand elle rue dans les brancards, comme je reste calme et rationnel, elle redescend tout de suite en pression.

Ce qui l’a rend dingue c’est d’étre déçue, car au fond, c’est une idéaliste. Sa complexité fait son charme. Sa valeur de liberté de son temps est forte. Elle n’accepte pas qu’on lui impose quoi que ce soit: que ça soit un rythme ou une manière de penser. Elle pense donc par elle-même, et n’a besoin ni d’un mentor, ni d’un papa, ni de me materner.

Ma partenaire surdouée à besoin de vivre le moment présent, d’improvisations

individu surdoué

Elle aime improviser. Si les choses sont trop programmées à l’avance, elles perdent de la saveur pour elle. J’ai compris que ça serait à moi de m’adapter parce qu’elle ne le ferait pas. On dit des personnes surdouées que ce sont des zèbres, car contrairement à l’autre équidé, leur cousin, le cheval, le zèbre a développé une astuce génétique qui lui permet d’échapper aux mouches : ses rayures. Et parce que tout comme un zèbre ne peut être domestiqué, une personne surdouée préférera mourir que de perdre sa liberté de pensées et de mouvements. On ne peut pas les acheter.

Physiquement, les regards de ma partenaire sont d’une sensibilité à fleur de peau. Elle a une profondeur d’âme. Alors que mes premiers mots, lors de notre première rencontre, étaient vides et très inappropriés, elle n’a pas sourcillé ; du moins sur l’instant, et faisait abstraction des mots pour ressentir mes maux. Elle ne m’a pas jugé sur ma maladresse et a réussi au contraire à percevoir ma profondeur que je cachais; par une pudeur exessive, en affichant une attaitude très virile, qui en avait fait fuir plus d’une, et qui n’est pas moi.

Ma chérie surdouée n’à pas des oreilles, elle à des radars, et pas des yeux, mais des scanners

C’est un peu comme si elle ressentait des choses qui ne sont pas dites, comme si elle avait un sixième sens, à l’instar de certains animaux. C’est une femme qui s’intéresse au monde, qui réfléchit, ce qui est stimulant car nous avons des échanges intéressants. Sa motivation pour ses projets me stimule, ainsi que sa créativité. Elle écrit bien, et fait de magnifiques portraits de personnes, animaux ou paysages en photo. Elle sait capturer l’émotion du moment, qui fera le charme de la photo.

Elle sait clairement ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Finalement je trouve ça plus facile qu’avec d’autres femmes qui attendaient que je devine leur besoin ou leur désir. Elle me fait penser à un diamant brut. Comme elle n’a plus 20 ans, elle a appris à canaliser son altruisme, le don de soi, et à affirmer ses besoins. Ce qu’elle ne faisait pas avec ses précédents partenaires qui l’ont faite souffrir. Je suis toujours impressionné par sa mémoire, et le fait qu’elle trouve le mot que je cherche pour finir ma phrase.

Son hyper sensitivité (ses sens sont tous à l’affut et enregistrent tout) et son hyper réactivité font qu’elle peut parfois vite s’agacer de ne pas avoir une réponse directe à son attente du moment. J’ai constaté son exigence envers elle-même, et envers moi, ce qui me pousse à me surpasser. Et comme elle a bon fond, quand je me plante, elle ne me juge pas mais m’encourage. Elle a une acuité impressionnante sur tout, et encore plus vis à vis des situations de danger.

Les changements d’humeur de ma partenaire 

Elle attend alors de moi que je tienne mon rôle à ce moment-là, car elle peut vite passer d’un self-contrôle impressionnant à un état de panique, d’inquiétude, de colère, voir de rage, pour un manque de politesse ou de respect de la part de quelqu’un, ou parce qu’elle est inquiète. Elle réagira de même s’agissant d’une injustice (envers des causes qui lui tiennent à cœur : le respect des personnes en général, le respect de la planète, de sa faune et de sa flore). Et comme un animal (mi chat mi panthère), elle peut être brutale de franchise par moments, et très délicate à d’autres.

Elle est charnelle et sensuelle. Elle est très sensible aux odeurs, et ne peut pas ne pas porter de parfum. De ce fait, ma partenaire me montre son amour par ses sens. Elle me le fait sentir plutôt qu’elle ne me le dit. Je ressens qu’elle a un besoin viscéral de moi, et c’est agréable !

Comment je vis l’hypersensibilité de ma partenaire ?

personnalité surdouée

S’agissant du côté hyper sensible de ma partenaire surdouée, qui l’a rend affirmée et farouche, tout en étant paradoxalement hyper sociable, je lui ai dit de lâcher le faux self, afin qu’elle soit vraie avec moi. Elle s’autorise donc à me montrer son hyper sensibilité, ce qui est beaucoup plus simple et agréable pour elle que de la cacher. Elle ne se sent pas ainsi jugée d’être aussi sensible.

Elle était beaucoup plus torturée étant jeune. Et comme elle a maintenant une activité ou elle s’occupe des autres, elle se sent utile dans ce monde qu’elle essaie de toute ses forces d’apaiser à son petit niveau. Les surdoués ont besoin de sens, et son fait métier lui donne du sens.

Quand elle est sous le joug d’une émotion forte, elle ne se noie alors pas dans un verre d’eau, mais dans une goutte d’eau. Au début je ne savais pas trop comment appréhender et gérer une si grande sensibilité. Le fait est que je suis quelqu’un de cool, de calme, de tempéré, que je l’aime, et que je ne veux donc en aucun cas l’empêcher d’être elle-même et d’exprimer cette hypersensibilité qui fait partie d’elle, l’apaise, et fait qu’elle m’aime. Surtout que je sens que ce fut longtemps le cas (de ne pas pouvoir être elle même et qu’elle en a beaucoup souffert par le passé avec ses parents durant son adolescence.)

En fait, comme elle est ouverte au dialogue et qu’elle m’explique comment elle ressent les choses, ça m’aide. Elle est directement connectée à ses émotions et j’ai compris que c’est à la fois un avantage et un inconvénient. Je suis d’ailleurs impressionné par sa capacité à mettre des mots sur ses ressentis, ainsi que sur ceux des autres personnes aussi.

Quid de ma relation à son hyperactivité intellectuelle, et à son hyper productivité ?

surdoués

Elle est concentrée, hyper focalisée, et a du mal à « ralentir » son cerveau voir à le mettre en off. Ce qui fait qu’elle peut etre sujette aux insomnies et que le moindre de mes mouvements dans le lit la réveille. Et qu’elle n’arrive pas à se rendormir, vu qu’elle cogite tout le temps. J’ai appris à dormir en bougeant moins et ainsi elle à des nuits non entrecoupées.

Son engagement dans sa profession engendre en journée une hyper productivité et une hyper concentration sur son travail, où là encore, elle est parfaitement autonome. Elle est libérale. Elle est sa propre autorité et sa propre assistance. Elle ne supporterait pas une hiérarchie, sauf si celle -ci lui permet de s’améliorer et d’apprendre, comme c’est souvent le cas des surdoués. Ils ont besoin de liberté. Toute entrave ou interférence entraine une réaction sans ambiguïté de sa part. Les surdoués sont en survie permanente, donc elle défend becs et ongles son territoire, comme un animal.

Sa capacité de production impressionnante est à double tranchant : le rendu est impeccable, mais cette surproduction entraine parfois un sommeil fragile, car son cerveau continue de tourner. Son amie dit d’elle qu’elle est “surpillée”, tellement elle est énergique.

Vit on différemment sa relation avec son ou sa partenaire parce qu’il s’agit d’une personne surdoué(e) ?

Aide haut potentiel, zèbre, sur efficient,

Chez un ou une surdoué(e), tout est multiplié, donc, oui je vis différemment notre relation. Ma partenaire ressent tout plus fort, c’est comme si les filtres de ces sens étaient perméables. De même, je ressens ma partenaire comme plus spirituelle, sensuelle, intellectuelle, et plus vivante, que mes anciennes partenaires.

Ses réactions spontanées et transpirent cette « beauté-bonté ». Je ressens aussi en ma partenaire un lien très profond, avec la nature, ou je l’emmène se ressourcer, ce qui lui permet de stopper son mental. Je ressens aussi son lien avec l’intellect dont elle ne peut se passer (il y a toujours une tonne de livres qui trainent dans toutes les pièces). Et elle en lit plusieurs à la fois, et fais des résumés des livres pour en retenir la quintessence. Et, ce qui est typique aux surdouées, c’est qu’elle est toujours en recherche d’amélioration d’elle-même, et très respectueuse envers les gens. Elle leur sourit, dit toujours bonjour, au revoir, bon we, merci. Elle tient la porte au femme avec un bandeau, et aux personnes âgées, ce qui devient de plus en plus rare en Ile de France.

Ce qui est touchant et bouleversant. Ce qui est sympa c’est qu’elle me surprend toujours. Déjà par son bon sens et parce que je ne m’ennuis jamais, car, même si elle est complètement investie dans son métier qui la porte et qu’elle porte,  elle sait aussi trouver des idées pour que nous nous détendions.

Elle connait mieux Paris que moi, qui suis pourtant de Paris alors qu’elle non ! Elle m’à fait découvrir des salons de thé japonais aux gâteaux fait en fonction des saisons, l’institution Angélina que je ne connaissais pas, où le chocolat chaud est un rêve éveillé, le jardin de Bagatelle à Boulogne, elle connait par coeur la vie du duc D’Aumale qui fut propriétaire du château de Chantilly, du coup visiter le château avec elle est mieux qu’avec un guide touristique ! Elle a une culture générale large. J’étais dans le domaine du cinéma, de par mon activité professionnelle, et elle me rappelle parfois que c’est tel réalisateur qui a fait tel film, avec tel acteur ou actrice, et qui en est le producteur, alors que c’était mon domaine !

Quelles sont les caractéristiques d’une personne surdouée, que je relève le plus chez ma partenaire surdouée ?

Les caractéristiques liées au fait que ma partenaire soit surdouée sont indéniablement sa spontanéité, sa qualité d’écoute, son hyper activité et sa productivité. Sans oublier sa faculté d’observation et sa capacité à émouvoir, qui lui sont naturelles. C’est évidement impressionnant pour une personne non surdouée. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que pour elle, c’est normal. Elle se trouve même nulle ou bof quand elle n’est pas dans son rythme de croisière.

Le fait qu’elle soit à la fois polyvalente et pourtant experte, et qu’elle s’adapte très vite à la personnalité qu’elle a en face d’elle, sont des caractéristiques typiques aussi des personnes surdouées. Et bien sûr, son hypersensibilité et sensitivité qui se manifestent aussi bien par son besoin d’harmonie, sa relation intrinsèque au beau et au bien. c’est une personne surdouée, à fleur de peau, et peut décontenancer une personne à contrario détachée et blasée. Ce que j’ai constaté aussi, et qui est une des caractéristiques des surdoués, c’est qu’elle déteste le gâchis; qu’il soit matériel, intellectuel, de son temps…Elle a besoin de “performer”, et de tout optimiser.

Enfin, qu’est-ce qui différencie pour moi une personne surdouée face à un autre individu ?

surdoue-difference

La majorité des personnes est simplement plus classiques, plus terre à terre, formatées ancrées dans une routine, motivées par les mêmes banalités ou évidences. Elles pose moins de questions, elles ne cherche pas à changer et améliorer le monde. Elles n’ont pas la curiosité saine qu’on les hp/zèbres/surdoués. Une personne surdouée a une exigence intrinsèque, une vie intérieure motivée par de valeurs authentiques et fortes auxquelles elle ne dérogera pas.

Ma partenaire surdouée n’est pas motivée, elle est transcendée par ce qui lui plait. Ce qui peut différencier une personne surdouée d’une autre personne, outre le fait qu’elle n’est jamais à court d’idées, c’est que tout est multiplié, qu’elle a toujours environ 40 livres d’avance à lire, pour vous donner un exemple ! Ce qui fait aussi la différence avec les autres personnes, c’est son pragmatisme.

Elle est intello tout en étant habile de ses mains (elle masse). De même, contrairement aux autres personnes, son intelligence est à la fois analytique et globale. C’est à dire qu’elle est capable d’aller dans le détail, mais sans perdre de vue la vision globale de ses projets, et inversement. Et j’ai plutôt rencontré soit des personnalités expertes, soit des personnes généralistes, mais rarement les deux. Dans ce qui les distingue aussi des autres personnes, je dirais aussi, que leur monde est au demeurant passionnant car les surdoués sont érudits.

Quels sont les défauts de ma partenaire surdouée ?

Ma surdouée n’aime pas répéter, elle a appris à avoir de la patience, son crédo : vite fait, bien fait. De mon côté, étant une personne calme et patiente, ça ne m’affecte pas. Elle aime la précision, l’expertise, le talent, le fait qu’on emploie le bon mot, au bon moment, avec la bonne personne et au bon endroit.

Il peut lui arriver de me faire sentir que je ne suis pas à la hauteur si je ne suis pas aussi réactif qu’elle. Mais je pense que c’est tellement souvent, (tellement elle va vite (ressent, agit et pense vite)), qu’elle ne le dit qu’une fois sur dix. Comme je ne suis pas dans les rapports de force, que j’aime la franchise, et que j’ai “lâché l’égo” depuis belle lurette, je ne prends pas ses remarques, qu’elle dit d’ailleurs de manière toujours constructives et non castratrices comme une critique, mais au contraire comme une opportunité de m’améliorer.

Ces remarques sont en effet pertinentes. Ainsi, grâce à elle, j’accélère ma propre réactivité, et ma sensibilité se développe. Ayant eu un métier artistique, forcément ça me convient, et je prends exemple sur ma partenaire en optimisant mes journées. Comme toutes les autres personnes surdouées, elle est évidement sensible à l’harmonie en général et elle vit très mal le bruit ainsi que la confusion. Ces personnalités ont besoin de leur bulle, de « leur monde » dans lequel elles vivent avec des objets qui les rassurent et qui sont toujours à la même place, des sortes de rituels.

Ma surdouée aime que chaque objet soit rangé à sa place

Elles peut se sentir vite agressée dès qu’un élément vient la perturber. C’est à vous de vous fondre dans leur moule, les surdoués sont en demande de ça, et vont se lasser ou se sentir mal aimées si vous n’êtes pas en mesure d’y répondre vite et bien. Ma partenaire, comme toutes personnes surdouées, exècre la méchanceté gratuite, ainsi que le manque de politesse et de respect. Si elle en est victime, elle peut y répondre allant jusqu’à la confrontation directe. On peut alors ressentir leur réactivité et leur force. Je parle là des personnes surdouées qui ont appris à s’imposer et à se faire respecter. Car avant qu’elle ne travaille sur elle, elle encaissait sans rien dire, était navrée et désolée de voir tant d’incivilité.

Ayant une éducation me disant de rester zen, quelle que soit la situation, j’étais dans les premiers temps surpris de ses réactions. Car elle peut faire fi de l’environnement direct et être prête à en découdre, si elle ressent du stress. Parmi ses défauts, on pourrait considérer le fait qu’elle ne tolère aucune contrainte. Par exemple, ma partenaire n’est pas traditionnelle, donc les réunions de famille la barbe. Elle a alors le sentiment de perdre son temps quand elle aurait pu avancer sur tel ou tel projet, vu qu’elle a toujours, comme les livres, plusieurs projets d’avance.

Comme ma famille n’est pas à cheval sur les protocoles, ça n’a pas posé de problèmes. Ma partenaire y participe quand elle le veut, et ne se sent nullement forcée. En m’informant sur les personnes surdouées, j’ai appris que ça n’était pas là une de leur caractéristique, que certaines sont très famille, trop d’ailleurs. Comme les surdoués sont en général, à la fois fusionnels et autonomes ça ne doit pas être évident pour eux. Le « remède », si je puis dire, est un partenaire complémentaire : un partenaire zen, posé, enjoué, non traditionnel, aimant l’originalité, patient, qui pige vite, donc vif, et joueur. En effet, ma surdouée est très joueuse, sur tous les plans.

Avec un(e) partenaire surdoué(e), mieux vaut être préparé aux idées noires auxquelles ces personnes peuvent être sujettes, non ?

Idées noires, surdouée

Oui. La maltraitance des animaux dans l’industrie alimentaire pour la junk food, le mal causé par la vente des sacs plastiques qui polluent la planète, les océans, et tuent les animaux qui les avalent. La déforestation, la disparition de la faune et de la flore, entre autre pour la production d’huile de palme, mauvaise pour la santé. Le fait que les grandes surfaces mettent de la javelle sur les invendus au lieu de les donner au resto du coeur. Tous sont des causes qui la font se sentir terriblement impuissante et douloureusement meurtrie, avec parfois des idées noires voire morbides.

Elle préférait alors mourir que ressentir cette douleur. C’est la capacité impressionnante aussi d’empathie qu’ont les surdoués. Son goût du bon sens et son combat pour la préservation du patrimoine naturel, me bouleverse et me rend fier même si je ne peux que partager sa frustration. Ressentant plus fortement le manque de respect, de civilité, l’indélicatesse, la bêtise pour le profit à outrance, et la superficialité des gens, ça peut la miner.

Les injustices telles que la pollution de la planète, l’exploitation des enfants dans les mines d’Afrique pour les diamants ou des enfants ou adolescents chinois, l’amènent à se poser des questions pour trouver des solutions, mais ne la font se sentir seule, car elle à su s’entourer d’amis actifs partisans écologiques. J’ai appris alors qu’elle devait alors absolument passer en mode action : quoi que ce soit, mais agir afin que son sentiment d’impuissance ne la ronge pas de l’intérieur, par exemple, elle écrit des articles tel que : pourquoi il est urgent de s’alimenter autrement pour perdre du poids, (et par là même sauver la planète). Elle fait passer ses messages environnementaux sur ces blogs, à ses patients, amis, et connaissances, ca lui donne le sentiment d’agir pour le bien du monde.

Les particularités de mon compagne surdouée

Elle peu être engloutie par une émotion de dégout pour ce monde et ne veuille plus en faire partie. C’est pourquoi elle se protège et est dans sa bulle, sa passion qui est aussi son métier. Et c’est aussi pourquoi son cabinet de consultation et de formation est chez elle : ca lui évite les transports en commun : perte de temps inutile, stress et incivilités évitées, et elle est sur son territoire, ca la rassure. Et c’est un lieu de vie très calme (ca donne sur une grande cours intérieure arborée).

Me concernant je souffre évidemment de la voir avoir des idées aussi noires parfois, et de ne pouvoir rien faire quant au passé (on ne peut le réécrire). Le fait est que les personnes surdouées vivent pleinement les choses (bonnes ou mauvaises) et les enregistrent. Je tends à lui signifier que le passé n’est plus, et ce définitivement, que ce vers quoi elle doit tendre c’est demain, et qu’il ne tient qu’à elle qu’il réponde positivement à sa différence. Mais comme les surdoués sont lucides, dans les phases down, elle me répond que le monde de demain ne sera pas beau à voir….

Ce qui aide, c’est que ces personnes certes plongent vite, mais remontent aussi vite de leur état dépressif. Elle en a traversé de nombreux, elle à fait un burn out. Elle à maintenant trouvé un équilibre, en faisant notamment du sport régulièrement, en s’occupant plus d’elle et moins des autres, une caractéristique aussi des personnes surdouées : elles s’oublient au profit des autres. Et en relevant en permanence des challenges dans l’urgence. Elle adore ça. Et en pratiquant l’auto coaching et de l’auto hypnose.

L’avis de la surdouée sur le témoignage de son compagnon

comprendre surdoué

Dans le témoignage ci-dessus, mon homme a la chance d’être avec une surdouée qui a bien tournée, qui a su faire de sa sensibilité une force et et qui a su tirer, une fierté de sa différence. D’ou sa capacité à s’affirmer et à faire respecter sa différence. Plutôt que de sombrer dans l’alcool ou la drogue comme de nombreuse personnes surdouées qui ne le savent pas, et se croient nulles.

Forcément, en tant que thérapeute, j’ai fait un long travail sur moi-même, avec mon superviseur (un psy de psy), donc en étant accompagnée par un professionnel. J’ai ainsi su trouver un équilibre de vie. Mais c’est loin de toujours être le cas. Au contraire, le plus souvent les personnes surdouées doutent en permanence, se dévalorisent, et peuvent donc perpétuellement être insatisfaites.

L’insatisfaction chronique, les remises en question permanentes, l’insomnie ou l’hypersomnie, ou les addictions pour fuir la réalité à laquelle sont sujettes les personnes surdouées peuvent les mener à la dépression, voir aux tentatives de suicide.

Ce que vous pouvez apporter en tant que partenaire d’une personne surdouée

En tant que partenaire vous vivrez beaucoup plus en harmonie, si votre partenaire est surdoué(e), en l’aidant à transformer ses doutes en certitudes. C’est un des axes principaux du travail que je fais quand j’accompagne ces personnes surdouées. Car si le doute est nécessaire, lorsqu’il est permanent, il est anxiogène.

Parmi ce qu’on peut constater chez ces personnes, c’est leur humilité, leur capacité à se dévaloriser, à être aveugle sur leur capacité, leur hyper lucidité, ou encore leurs questionnements métaphysiques même à des âges ou l’on ne se pose pas ces questions (ou on est plutôt intéressé à jouer à la play station). Leur ligne du temps est beaucoup trop condensée : les personnes surdouées vivent dans l’urgence, et sont hyper actives, ou procrastinent par souci de perfection. Elles connaissent rarement l’entre deux.

Comme dans toute relation de couple, un partenaire soutenant, encourageant et valorisant sera un plus. Si le ou la partenaire peut aider la personne surdouée à développer sa capacité à ressentir du plaisir dans sa vie en général et pas uniquement à focaliser sur le résultat qu’elle veut parfait, ça sera aussi une grande aide pour le ou la surdouée. En tant que partenaire vous pouvez l’aider à donner le temps au temps, leur apprendre que Rome ne s’est pas faite, ni détruite en un jour.

Les personnalités surdouées sont souvent des visionnaires et vivent dans l’anticipation et le futur. Leur apprendre à être dans le moment présent est capital. De même, dans le témoignage ci-dessus, mon partenaire n’évoque pas ma naïveté, caractéristique aussi des surdoués. Une naïveté qui relève de la pureté et font de nous des proies faciles et idéales pour les pervers narcissiques et les manipulateurs. De même, leur insatiable besoin de comprendre et leur insatiable curiosité n’est pas évoquée, alors que c’est une de leurs caractéristiques. Les surdoués s’intéressent, creusent, analysent, se questionnent, doutent, et questionnent les autres.

Les pièges à déjouer en tant que partenaire d’une personne surdouée

Un ou une surdoué(e), tout comme l’enfant surdoué d’ailleurs, peut trouver les autres ou l’apprentissage ennuyeux, car ils assimilent plus vite que les autres personnes, mais uniquement ce qui leur plait. Ma partenaire m’a expliquée qu’elle a souffert de solitude et d’être en décalage par rapport aux autres enfants, puis ados, et avec ses anciens partenaires, dont le premier était beaucoup plus âgé pour qu’elle se sentent nourrie intellectuellement et protégée affectivement, et des années  plus tard au contraire à vécue une passion avec un homme plus jeune qu’elle car elle à voulu rendre qu’on lui avait donné, et pensait qu’il ne mourrait pas avant elle (voir plus loin dans l’article pourquoi cette peur). Ça peut paraître paradoxal, mais une jeune personne surdouée, qui ne sait pas que son mode de fonctionnement n’a rien « d’anormal », se trouvera en difficulté et se jugera durement pour sa différence.

Donc un des pièges est de ne pas accepter sa différence, de ne pas en faire une qualité, ou un tremplin, mais de la limiter pour se sentir comme les autres. Un autre piège typique, est que le surdoué ne sait pas préjuger de ses limites ni de son potentiel et peut ainsi se retrouver en permanence en compétition avec lui-même, qu’il soit enfant, adolescent, ou adulte. En tant que partenaire, nous pouvons donc aider nos partenaires surdoué(e)s à se poser, les inciter doucement mais sûrement, à décrocher de temps en temps, et ce pour que leur cerveau se repose.

Qu’est-ce qui frappe chez un(e) partenaire surdouée ? Les maitres mots sont : authentique et très sensible.

Ce qui frappe au premier abord chez une personne surdouée c’est qu’elle est très vite affectée, car très sensible et authentique. De même, son bon sens et sa lucidité font qu’un surdoué déteste le gâchis en général, les pertes d’argent, de temps, et a du mal à relativiser. Les personnalités surdouées sont tout, sauf superficielles. Les surdoués ont une grande éthique. De par cette hyper sensibilité, ils souffrent régulièrement de ne pas être compris face à des difficultés, qui pour d’autres personnes peuvent paraitre futiles.

La souffrance peut être mentale et physique: le surdoué peut somatiser, ce qui peut paraître disproportionné et impressionnant pour l’autre partenaire. Le ou la partenaire surdoué(e) ne triche pas. Mais encore, la personne surdouée a aussi du mal à exprimer ses émotions, et lorsqu’elle le fait c’est de manière spontanée : c’est blanc ou noir. Leur apprendre que la vie passe par toutes les couleurs de l’arc en ciel, et qu’elle est nuancée, leur sera d’un grand secours. La personne surdouée est perfectionniste et se met beaucoup de pression, ce qui fait qu’elle ne s’arrête jamais et est très volontaire. Elle peut donc tomber sur un employeur qui en profitera.

Le principe de modération ne lui est pas inné. Ce qui est flagrant aussi c’est le fait que les personnes surdouées sont d’excellentes observatrices : elles voient tout, sentent tout, ressentent tout, tous les sens étant plus éveillés. Elles peuvent donc remarquer et dire des choses qui dérangent. Leur transmettre l’idée qu’on peut pour se protéger, appliquer le consensus, peut les aider. Elles sont exigeantes envers leurs proches et encore plus envers elles-mêmes. Ce qui frappe aussi chez une personne surdouée c’est sa générosité, son dévouement à sa cause, ainsi que sa sensibilité esthétique. La bêtise et le mauvais goût les dépriment, les heurtent, et les choquent.

Hormis les personnes surdouées qui s’anesthésient, avec du shit, de la weed, des somnifères, de l’alcool ou en se construisant un faux self, pour ne plus souffrir, ce qui est époustouflant aussi chez ses personnalités, c’est leur détermination face à l’adversité qui les stimule. Mais aussi leur clarté de pensée, de concentration, et leur capacité de production très rapide, qui pour elles, leur paraissent normales. Quand elles stressent, elles ont du mal à prioriser et tout devient urgent.

Comme ce sont des personnes entières, elles ont souffert de personnes moins intègres, dès leur plus jeune âge et, en réaction, ont mis en place un mode défensif digne d’une forteresse. Et ce qui frappe, c’est qu’à la fois elles sont très attachées à leur partenaire tout en faisant croire qu’elles ne le sont pas, de par ce mode défensif. Ca ne répond tout simplement pas à leur croyance intime, qui veut qu’il faut être autonome dans la vie. Ca vaut aussi sur le plan affectif, car elle redoute peuvent redouter la mort de la personne aimée, ou que celle ci ait un accident. Etant lucide sur le temps qui passe, elles ont peur de perdre – d’un accident ou d’une maladie – bref de la mort, la personne qu’elles aiment. Elles aiment contrôler, et ceci n’est pas contrôlable.

Comment composer avec la spontanéité, les idées noires de mon/ma partenaire surdoué(e)?

Il y a deux réactions de comportement possibles face à la spontanéité parfois gênante. Soit le partenaire prend les propos spontanés contre lui/elle, même si ces propos sont vrais mais désaffectés et purement factuels. Ces propos peuvent donc être perçus de manière dure. Soit le ou la partenaire a la capacité de relativiser et de rester calme.

Ca n’est pas sur les mots que devra se focaliser le partenaire, mais sur ce qu’il y a de sous-jacent. Il pourra alors développer du recul, et garder son calme face à la matière inflammable que peut être parfois la personnalité surdouée. Pratiquer la Communication Non Violente, qui fait partie de l’intelligence émotionnelle, marche très bien, et ça permet de reconnecter les personnalités surdouées à leurs émotions.

La spontanéité de ces personnes est aussi une merveilleuse fraicheur. Certaines personnes surdouées sont plus créatives mais aussi beaucoup plus dispersées, et de par leur ligne du temps, c’est à dire leur conception du temps, ont du mal à s’organiser. De ce fait, quand elles parlent, elles peuvent partir dans tous les sens, et leur discours sera confus. Dans ce cas, le mieux est que la personne surdouée soit suivie par un professionnel de ce type de personnalités. Le professionnel pourra l’aider à se recentrer car ça peut devenir épuisant et usant pour le partenaire. En effet, la pensée des surdoués n’est pas linéaire mais en arborescence.

comprendre personne surdouée

Les surdoués sont sujets au burn out ainsi qu’aux états dépressifs. En tant que partenaire, vous pourrez les en préserver en les invitant à se poser, à se reposer, à les faire décrocher de leur activité professionnelle ou loisir (quand ils l’ont trouvé, ce qui n’est pas le cas de tous les surdoués) auquel elles se donnent corps et âmes jusqu’à épuisement. Il faut leur apprendre que : qui veut aller loin ménage sa monture.

Comment composer avec le besoin d’espace, et leur exigence envers eux même ?

Comme ils apprennent très vite, en leur répétant quelque fois, ils intègreront le fait qu’ils peuvent s’autoriser de prendre plus leur temps en général. Les surdoués sont anxieux tout en étant hédonistes, drôle de mélange ! Je me qualifie d’ailleurs d’hédoniste non égoïste 🙂. Donc il vaut mieux pour eux que leur partenaire soit rassurant et bon vivant. Bien sûr, les déculpabiliser de se faire aider auprès d’un professionnel quand ils vont mal, sera aussi utile.

Pour vivre sa relation au monde, un surdoué a besoin de stimuli, donc d’être entouré. Il a aussi un grand besoin d’espace (physique et mental), de solitude, de se retrouver seul pour réfléchir, créer, s’imprégner (encore une fois, je parle de ceux qui s’autorisent à le faire, pas ceux que le doute inhibent), mais aussi de nombreuses interactions. Le partenaire du surdoué se devra de laisser la personne surdouée s’épanouir et se ressourcer dans ses moments de solitude, et ne pas se sentir rejeté(e).

Car les surdoués doutent en permanence de leurs compétences et n’ont pas toujours confiance en eux, ce que décrit fort bien mon partenaire dans son témoignage sur moi. Il évoque aussi mon sentiment de mal-être intérieur parfois, car les surdoués sont en phase pessimistes ils voient souvent le mauvais côté des choses. Par conséquent, sans être nonchalantes, ce qu’elles ne supportent pas, elles apprécient qu’on les rendent plus légères en les aidant à mettre les événements en perspective.

Deux partenaires impulsifs ne pourront pas rester en couple sur du long terme. Il y aura trop de tension que le/la surdoué(e) ne supportera pas de par sa sensibilité et le fait qu’ il ou elle n’apprécie pas les conflits. L’adversité saine (intellectuelle par exemple) les stimules, mais pas les joutes verbales stériles. Donc si vous êtes tombé amoureux d’une personne sensible, et déroutante car à la fois fusionnelle et indépendante (de vous), que vous ne comprenez parfois rien à rien, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas avec un extra terrestre !

Les surdoués sont des ados et des adultes qui dérangent et donc peuvent s’exclurent à cause de leur lucidité, et dégout de l’hypocrisie

Si votre partenaire est surdoué(e), il ou elle peut avoir tendance à s’exclure et à se marginaliser par sa grande sensibilité, son besoin de justice, et son authenticité qui lui fait interpréter parfois, quand il/elle est jeune la diplomatie comme de l’hypocrisie. Le monde lui apparaît comme plus dérangeant et agressif qu’à d’autres personnes. Il faut donc comprendre et tolérer son besoin de s’isoler tout en le incitant à se créer un réseau de personnes bienveillantes, authentiques et calmes afin qu’il/elle ne souffre pas de solitude et ne se renferme pas.

Comme les surdoués détestent les faux-semblants, ils peuvent parfois être amers, sarcastiques, avoir des réactions farouches, et surtout le mot parfait et tranchant. Ils font mouche, et peuvent donc déranger les autres. Vous voilà averti quant à ce qui risque de se produire avec vos amis ou votre famille. Ceci dit, ils savent parfaitement aussi, quand ils le veulent, faire semblant, ce que nous allons voir ci-dessous. Et vous pourrez être épatés de voir combien ils peuvent se rendre fort aimables quand ils le veulent.

Le surdoué et le faux self

personnes surdouées

Pour ne pas se sentir différent, et exclu, enfant, ado et jeune adulte le surdoué développe souvent un “faux-self”. Un faux self est une personnalité de façade, ou une sorte de masque, lisse, qui ne laisse rien transparaitre. Ce faux self leur permet de s’intégrer à la norme, à l’éducation de leur famille, de l’école, ainsi qu’aux relations avec autrui. Quand un(e) surdoué(e) décide de faire quelque chose il le fait très bien, et souvent on peut passer totalement à coté de son mal- être. Ce faux self le protège. Quand il n’arrive plus à maintenir cette « adaptation », ou qu’il n’est pas arrivé à se construire ce faux self, le surdoué se réfugie alors, (et je tiens au mot refuge), dans l’agressivité, l’hyper réactivité face à ce qu’on lui dit; et ce associé à de la susceptibilité. Il peut aussi s’enfermer dans la rêverie, l’absence, le mutisme ou pire encore, dans des comportements autodestructeurs.

Comment comprendre les comportements auto- destructeurs des personnes surdouées ?

Les comportements destructeurs peuvent être l’isolement, l’anorexie, les tentatives de suicide, des prises de drogue, d’alcool, ou de substances qui les font planer et s’échapper de la cruauté, des aberrations et injustices de ce monde auxquelles elles sont si sensibles. Leurs comportements destructeurs sont en réaction à un monde qu’elles ne comprennent pas et parce que ce monde, selon elles, ne comprend pas non plus les efforts qu’elles font pour s’y conformer. Souvent les personnes surdouées ne se sentent pas à leur place, et ne veulent pas l’être dans ce monde fait de faux semblants et de privilèges.

Pour résumer comment vivre avec un(e) surdoué(e)

Pour vivre en harmonie avec une personne surdouée, je vous invite à respecter sa différence. Elle en a déjà certainement tellement souffert par le passé du sentiment de non appartenance, d’être vue comme une drôle de bête, d’être différente, que votre partenaire ne supportera pas que vous ne l’acceptiez pas tel qu’il ou elle est.

Et comme une personne surdouée préfère être seule que mal accompagnée, elle pourra vous quitter si elle ne se sent pas reconnue, acceptée et aimée dans sa différence, pour qui elle est, et comme elle est. N’hésitez pas à la valoriser et lui expliquer aussi vos besoins. Comme elle assimile vite, elle pourra rapidement y répondre. Je vous invite aussi à la rassurer en lui disant que vous êtes en vie et n’avez aucune envie de mourir. Ça peut paraître idiot, mais ça leur fera un bien fou.

Soyez présent pour votre partenaire surdoué(e) tout en lui préservant son besoin d’intimité. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire : trouvez le bon dosage. Mais comme votre partenaire surdoué(e) vous fera sentir tout de suite son mal-être, si vous êtes réactif vous saurez vous adapter. Vis-à-vis des comportements destructeurs, expliquez-lui que si un billet de 500 euros est froissé, par terre, les gens voudront toujours le ramasser, et que sa valeur, même si elle/il se sent froissé(e), vaut toujours la même chose. Il est capital de lui dire régulièrement qu’elle ou il a de la valeur, car les personnes surdouées sont aveugles quant à leur valeur ainsi qu’à leur compétence, d’ leur humilité.

Pour en savoir plus sur les surdoués :

Les enfants surdoués ou précoces
Comment aider les personnes surdouées
Confession d’une psy : on peut être précoce/surdoué et survive
Mieux connaitre les surdoués qui ne le sont pas ou ne croient pas l’être

En conclusion 

La thérapie cognitive est comportementale apporte beaucoup aux personnalités surdouées. Elle sont alors plus sûre d’elles, de leurs capacités, ainsi que de leurs valeur : elle s’estiment. Avoir du temps pour eux, pouvoir lire, apprendre, et créer, se ressourcer, tout en ayant de nombreuses inter action est capital pour les personnes surdouées. De même, le sport et faire l’amour, les aide à mieux dormir, car les personnes surdouées peuvent être sont sujettes aux insomnies ou aux angoisses. 

Aider les personnalités surdoués et précoces

Aide haut potentiel, zèbre, sur efficient,

Pour ceux d’entre vous qui ne peuvent financer des séances, j’ai crée des mp3 d’hypnose et de coaching, dont un pack : mieux vivre la précocité et le surdouement, qui en association avec le mp3 confiance en soi, réuni les thèmes qui pourront très concrètement aider les personnes précoces et surdouées au quotidien.

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217 Comments on “Comment vivre avec une personne surdouée”

  1. Je te remercie Myriam pour ton article sur les personnes surdouées afin de retirer toutes les idées fausses. Telles que :

    -comprendre que ce ne sont pas leurs actes dont on tient compte mais leur potentiel ou leurs capacités à se réaliser pleinement et notamment dans leur vie personnelle.

    -de saisir, qu’une personne à “Haut potentiel Intellectuel” ne sera pas forcément, en mesure de pouvoir se développer et se réaliser pleinement dans sa vie personnelle.

    ton article nous permet également, de saisir la complexité pour cerner une personne surdouée dans la vie de tous les jours et en couple. Nous retenons aussi que “les personnes surdouées n’ont pas des oreilles mais des radars et non des yeux mais des scanners”..

    Et le texte de ton compagnon montre sa compréhension afin de t’aider à te sentir plus comprise. Et le fait que son comportement calme désamorce vos conflits est une grande preuve de son amour pour toi.

  2. Bonjour, c’est moi même qui rédige mes articles, et celui ci à été complété par mon compagnon.Donc non pouvons vous proposer des consultations afin de vous conseiller comme le souhaitez via skype si vous ne résidez pas en région parisienne, ou de visu si vous êtes prêt de Paris, le montant de mes honoraires et sur mon site coachplanet.fr, dans le menu honoraires. Bin cordialement

  3. bonjour je m appelle Thibault et je me retrouve beaucoup dans cet article et il m a fait comprendre certaine chose .En effet je suis avec une personne hpi et j aimerais savoir si il était possible d’entrer en contacte avec le couple de l article par votre biais pour discuter et en apprendre d avantage pour comprendre au maximums ma compagne et peut être aider d autre couple dans la même situation d incompréhension mutuelle .

  4. Bonjour Coni,

    Plutôt que de vous résigner, je vous invite à y aller en douceur, si cela agace la personne, et que c’est une adulte équilibrée, elle vous le fera comprendre. Bien cet. Myriam

  5. Bonjour, voilà je me retrouve dans cette description au temps de mon adolescence, et au début de ma vie de femme, est-il possible comme moi, vu mon parcours de vie d’avoir réussie à lâcher prise?
    j’ai l’impression d’avoir toujours été comme ça mais aujourd’hui j’ai le sentiment d’avoir abandonner, je me sens d’ailleurs beaucoup mieux, je garde en moi des traces de cette façon de voir, de ressentir, d’analyser la vie, les gens, d’aller à l’essentiel, même si je ne me sens pas cultivée et intelligente au fond de moi j’ai l’impression d’avoir tout compris et me sens parfois seule car étrangère aux gens qui m’entourent. Je pense m’être tout simplement résignée au monde dans lequel nous vivons, bien que je lis et écoute beaucoup de témoignages sur l’être humain, je cherche à comprendre les différents fonctionnement des gens pour mieux accepter certaines personnes et situations, je déteste les conflits et je me remets toujours en question. Je ne suis plus perfectionniste comme avant et moi exigent car j’ai appris a m’aimer et me pardonner de n’être que moi.
    Quand des personnes viennent à moi pour exprimer une demande ou un mal être, j’ai constamment envie de l’approfondir, de chercher avec eux des solutions de les aider sans leur imposer ma façons de faire, mais au final je crois que je les agaces et du coup je me retire pour ne plus perdre mon énergie. alors se résigner est ce bien ?

  6. Bonsoir,

    Quel conseil donneriez-vous quand on ressent fortement la fin du monde?

    Cela est tellement déprimant de sentir que le vivant agonise et que l’humanité va disparaître en créant elle-même son auto-destruction.

    Je suis un autonomiste et je vais rejoindre la “famille” de pensées et d’actions de ces personnes qui ont fait le pas de côté… Mais il est très difficile de vivre le côté mortifère d’un système qui nous mène à l’anéantissement du vivant. Car la vie complexe et sa beauté, son jaillissement au fin fond d’une galaxie excentrée ne se produit qu’une fois par éternité… C’est bien triste que les hominidés au gros cerveau vont maintenant se terrer dans des bunkers…pour les plus riches… Espérons qu’ils n’en ressortent jamais pour recréer un monde à leur image.

    Tout ça pour ça….belle évolution!!!

    Et nous la-dedans? le vivons comme des otages…
    Comment bien vivre un monde qui va chavirer comme le Titanic…

    Et pourtant je me connais … mais les émotions sont à la hauteur du désastre quelquefois…

  7. 09 mars :
    J’ai 25 ans et après plusieurs jours de réflexions et de questions je me suis interrogée si je n’étais pas un peu plus intelligente que les autres dans ma façon de penser.

    Je me suis questionnée, j’ai cherché des témoignages jusqu’à regarder des façons de penser de certaines personnes qui sont un peu décalé comme moi.

    Quand j’ai compris en moi que c’était peut-être ça la clé, avoir un ressenti beaucoup plus fort que les autres, des façons de penser décalés à la réalité, j’ai eu un surplu d’émotion ingérable.

    J’ai eu chaud et froid en même temps, je ressentais de la tristesse et de la joie, je transpirais, mon cœur battait vite, je voulais être seule et en même temps être entouré de pleins de monde autour de moi. Je voulais voir un psychologue tout de suite dans la même seconde alors que j’ai jamais ressenti le besoin de parler à quelqu’un malgré tout ce que j’ai vécu, car je ne voulais pas qu’on me dise que tout ce que j’ai vécu c’était exagéré et faux ou que j’ai inventé toutes mes émotions.

    Je voulais voir un psy. tout de suite…
    Pas pour parler du passé comme quoi j’ai vécu des violences physiques et psychologiques pendant plus de 20 ans, ni de ma spondylarthrite ankylosante avec des douleurs pendant plus de 15 ans à ne plus pouvoir marcher mais diagnostiquée qu’en 2017, ni que j’ai pas vraiment d’amis et pas de travail, ni que j’ai vécu une grosse opération du genou comme si c’était rien l’année dernière, ni que je viens d’être rejeté par ma famille de cœur depuis 15 ans (famille que j’ai créé avec mon sport qui me passionne l’escalade et qui m’a fait vivre, et ou j’ai connu mon meilleur ami qui lui m’a rejeté après plus de 10 ans d’amitié fusionnelle), ni que je me sors là d’une dépression seule avec mon chéri ou je pensais jamais m’en sortir, que j’ai réussi à parler à des amis et faire ressortir quelque chose en eux alors que j’étais moi-même au fond du trou, ni parler de l’heure actuelle ou on est en plein travaux de grosses rénovations dans une maison ancienne depuis 1 ans et demie et qu’en même temps à tout ça on y rajoute notre lutte contre un projet d’exploitation industrielle accueillant environ 250 000 poules à l’année à 1 km de notre jardin, demandé par un millionnaire…

    Ce n’est pas pour parler de tout ça que je voulais voir un professionnel dans la seconde mais pour parler de comment je pense et ressens les choses.

    Quand j’ai peut être compris que c’était ma façon de penser qui me rongeait depuis toujours, j’ai commencé à me poser des milliards de questions, sur ma vie, mon environnement, mon passé, mon présent. Je me suis senti malade et folle de penser tout ça. On était samedi je voulais dans la seconde voir un professionnel. Et je vois qu’en écrivant je parle au passé alors que j’écris dans l’instant présent je ne sais pas pourquoi. Je pense que c’est pour pas oublier ce que j’ai ressenti à ce moment-là et pouvoir l’expliquer même si je me re-perd après.

    J’avais l’impression d’être décalé avec la réalité, le monde, le système et ma propre vie, comme je l’ai toujours pensé mais cette fois je me suis autorisé à le penser vraiment.
    Je n’étais pas énervé pendant tout cet ascenseur émotionnel, je voulais juste savoir si ça pouvait être ça (penser plus que les autres, avoir des ressentis plus que d’autre), ou pas.
    Est-ce que j’étais pour de vrai et enfin sur le point de découvrir qui j’étais vraiment, car à ce moment-là c’était comme une naissance, j’avais mal, très mal, c’était douloureux de vivre ces émotions mais j’étais pas malheureuse de penser ça ou de me résigner à être folle. Ou en parler et qu’on me dise l’expression : « ça va vos chevilles ? », ou qu’on pense que je suis imbu de ma personne et qu’on puisse penser ça de moi. Mon état je le ressentais comme si quelque chose ressortait en moi.

    J’ai peur d’entendre dire que c’est mon passé qui m’a rendu « cinglé » et qu’on me dise que j’ai pensé que j’étais intelligente pour me rassurer et pour pas entendre dire que je suis folle . J’ai peur de parler et d’avoir l’air « con », que je suis une pauvre fille et que je fais pitié. Alors que j’étais en train de comprendre pleins de choses, je revois pleins de moments où j’ai pensé à un truc et après je me suis dit : « Mais Sarah pourquoi tu penses ça ? »
    C’est pour ça que j’ai besoin de voir quelqu’un d’extérieur qui va juger mon comportement.
    Je ne comprends pas qu’avec ma façon de penser mon chéri m’aime, est ce qu’il est complétement à côté de la plaque lui aussi, est ce que c’est de l’amour et rien d’autre, est ce qu’il me comprend et qu’il est lui-même quelqu’un hors du commun mais qu’il le sait pas, je le pense je sais pas.

    Je comprends pas pourquoi je pense tout ça alors que je suis nul en math en résolution de problèmes, en calculs, en orthographes,… et je commence à me demander pourquoi (hors ma dépression)en général je retiens des chiffres bizarrement, je retiens le prix exact d’un objet n’importe lequel, acheté il y a 10 ans sur une brocante, pourquoi quand je m’ennuie j’essaie de réapprendre mes tables de multiplications alors que j’arrive pas du tout à calculer alors que d’autre quand il s’ennuie joue sur leurs portables ou que j’essaie de compter tous les carreaux de carrelage que je croise n’importe ou. Je suis quelqu’un qui ne se concentre pas du tout car j’ai autre chose à penser mais je sais que je pourrai être bonne sur le sujet ou je me concentre, la sensation est inexpliquée. Et ça c’est rien du tout il y d’autre chose. Pourquoi j’ai vu qu’il y avait une différence de lumière dans notre séjour rempli de poutre juste parce que les fils ou passent les lumières étaient un poil plus bas que d’habitude. Comme le fait de voir quelque chose qui n’est pas à niveau à quelques millimètres. Ce genre de penser, ça va me hanter et je voudrais changer la chose pour ce soit plus droit ou « mieux ». Mais ça j’ai l’impression que tout le monde fait ça.
    Je sais que je ressens ce qu’un inconnu ou une personne que je connais, ressent, sans lui parler je vais pouvoir discerner qui, il est, comment il pense, qu’est-ce qu’il a vécu mais je me dis que ma sœur fait la même chose et que tout le monde doit faire ça et que c’est normal mais je commence à me demander si c’est vraiment normal ?
    Mais je sais que si on me demande je vais pas trouver la façon de le dire et je vais faire style que je sais rien car j’ai pas envie d’y réfléchir car je me sens fatigué.

    En écrivant mes mots, en même temps je suis en train de manger car il est midi et je sais pas pourquoi je mange et que je perds mon temps alors que j’ai des tonnes de questions. J’ai l’impression d’avoir un espoir, avant qu’on me dise que je suis folle. La sensation est horrible mais je sens que j’ai besoin de savoir.

    (25 mars ça va devenir quasi un journal intime ce message et toujours pas vu de professionnel mais mon questionnement ne me lâche pas pourtant j’essaie d’oublier ce que j’ai lu, après plus de 10 lectures de centaines de textes comme celui-ci ):

    Pourquoi : car mon chéri m’a dit que c’était peut-être d’avoir lu autant de textes sur internet qui fait qu’on pense comme ça maintenant.

    Avec mon chéri ça fait 8 ans qu’on est ensemble, je n’arrête de me dire « mais comment et pourquoi ça se fait qu’on est encore ensemble alors que les autres personnes auraient déjà plié bagage depuis très longtemps ? »

    On est un couple exceptionnel d’après des proches, on le sait mais on ne sait pas encore vraiment pourquoi. Car nous 2 ont surmontent des difficultés incroyable mais on arrive pas vraiment à expliquer comment.

    On est complémentaire par une différence mais en même temps totalement pareil et en osmose totale. Un ami un jour nous a dit qu’on était des « jumeaux diaboliques » j’ai l’impression que ce mot en dit long.

    A mon chéri je lui ai fait lire plusieurs textes après que je me sois posée moi et me chercher moi après une dépression et des questions. Il est depuis perdu car il ne comprend pas, car lui-même se voit dans les textes et m’a demandé de ne plus y penser tant qu’on avait pas vu un professionnel. Cette lecture l’a perdu, pas parce qu’il arrivait pas à penser à moi et que oui ça pouvait être ça mais parce que lui-même ce voit mais se pose des questions et se referme sur lui, comme pour se protéger.

    Je ne sais pas si je peux penser pour lui, je ne pense pas que ce soit bien. Je sais même pas si tout ce que je dis c’est parce que je suis tout simplement folle…

    Je ne sais pas si c’est possible d’être haut potentiel/surdoué refoulé mais tous les 2 ?
    C’est déjà incroyable pour une personne mais deux, j’ai l’impression que c’est impossible mais en même temps possible mais très exceptionnel… je ne sais pas si c’est clair…

    Depuis qu’il se questionne j’essaie de me recacher pour pas exploser de joie car je sais que notre couple est sauvé d’une certaine façon. Car lui je sais qu’il n’est pas encore opérationnel à l’entendre si c’est moi qui lui en parle. Par contre si c’est un pro qui comprend le problème, je pense qu’il va s’ouvrir d’un coup, car tout ce qu’il a vécu n’est pas anodin, rien que pour m’aider dans toutes ses épreuves c’est incroyable mais ça c’est rien, il a lui même beaucoup de question.

    Moi je ne veux pas voir quelqu’un qui ne connait pas ce genre de penser car je sais que ça va nous faire perdre beaucoup de temps, et la nôtre couple a besoin de savoir quasi en urgence.

    Mais perdu car est-ce qu’avec une séance on peut savoir ? Ou du moins nous aider à nous orienter bien comme il faut ?
    On n’a pas vraiment d’argent pour ça et on penserait plus à aller voir un psychologue de CMP.

    Mais est-ce que cette personne sera capable de bien nous diriger ? Je pense qu’un vrai professionnel (au moins une séance) nous aidera beaucoup … on est prêt à faire 1 h et demie de route pour une séance pour voir quelqu’un qui réfléchit comme vous mais est-ce que ça vaut le coup de perdre notre argent pour une séance qui pourrait nous perdre encore plus si ce professionnel n’est pas le bon car on ne vous connait pas ?

    Est ce que vous voir peut changer des choses ? Je pense que oui mais on arrive pas à prendre le temps de passer le pas…

    Si mon texte dérange dite le moi je le supprimerai il n’y a pas de problème 🙂

  8. Ma chère Myriam,

    On ne se connais pas, mais vous êtes déjà très importante à mes yeux :

    En plus d’avoir lu votre article en détails, je n’ai pas pu m’empêcher de poursuivre avec les commentaires associés. Vous citez la PNL, PCM en complément de la surdouance. et je dois dire que cela me rassure.
    En 2010, j’ai passé l’Inventaire de personnalité, me donnant une base promoteur et une phase rêveur au 5è niveaux. J’ai pu mettre ainsi des mots sur des souffrances de ma vie. J’avais à l’époque 38 ans. Une longue période de suivi thérapeutique a été nécessaire pour accepter cette structure de personnalité. De cet accompagnement, j’en ai fait une force en devenant coach professionnel moi même, alors que mon métier original est très loin de ce monde là. J’ai changé de phase en passant à mon dernier niveau Empathique et j’ai inventé une forme de coaching.
    Au fur et à mesure que les années ont passé, je me suis rendu compte que certains traits de caractères sortaient du cadre de ma base et phase actuelle et celles vécues. Comment est ce possible étant au 6è niveau ! Mes difficultés relationnelles avec ma compagne se sont accentuées au fil du temps, en plus de conserver en permanence ce sentiment d’être différent, d’imposture et de solitude.
    A la fin de cette année, tombant sur une vidéo parlant de la surdouance, j’ai compris et j’ai pris la décision de me faire tester.
    Je viens de passer les tests WAIS 4 (cette semaine), et le couperet est tombé : je fais partie de cette catégorie d’extra terrestres, de zèbre avec énormément de rayures . Depuis les résultats, je revivais des sensations d’effondrements, de chutes vers le néant sans arriver à me raccrocher à une seule branche même la plus infime, Je m’enfonçais vers un 5è épuisement avec les conséquences que je connais malheureusement trop bien.

    Votre article a été cette minuscule branche dont j’avais besoin …. je vous en remercie infiniment;

    Bien à vous,

  9. Bonjour Myriam

    Je partage avec vous mon cas. Je pense être dans la catégorie des HP, en fait depuis l’enfance, surtout dans le contexte scolaire, ma famille et mes profs m’ont souvent informer de cela, plutot en utilisant les termes d’intelligence et d’éveil . En réalité, je me retrouve danstous les traits du profil HP. Je souffre surtout d’une humilité exacerbée et de mon incapacité à accepter l’injustice, l’hypocrisie et le manque d’intégrité. J’ai également une relation étrange avec les choses materielles, notamment l’argent, à laquelle je n’ai aucunz attirance comme peut l’avoir la majorité des personnes.
    Je suis resté un “enfant” mais j’ai reussis a construire un faux self qui ma permis, a ce jour, de faire une carrière honorable (ingenierie), mais éloignée de ma passion d’enfance qui etait plutôt la politique et l’histoire. Par humilité je nai pas eu le courage de trancher lors de mon orientation et jai été poussé a acter le choix sécurisant “par défaut ” de mes parents (spécialisation scientifique).
    Je souhaite surtout avoir votre retour d’expérience quant au type de métiers qui sied le mieux à ce profil, car je commence a en souffrir., a devoir changer chaque fois de poste par ennui ou par manque de passion, tout cela a cause de ce faux self, alors que je pourrais travailler gratuitement si cette passion est présente.

    Merci myriam

  10. l idéal serait qu’il se fasse suivre pour sa douane, et vous pour arriver à nouveau à supporter sa détresse, le temps qu’il aille mieux. Des consultations via skype, ou facetime, avec mon moi même, ou mon associé, sont possibles. bien cdt.

  11. Bonjour Myriam,
    Mon partenaire m’avoué récemment qu’il est un sur doué (même si ça fait un an quand on est ensemble )mais j’ai vu comme il a trop du mal à me le dire, j’ai bien remarqué à quel point ça lui torture… je l’aime beaucoup que je voudrais savoir comment je peux l’aider à surmonter cette souffrance qui date depuis son enfance! je vous remercie bcp pour l’articule dessus car il m’a bien aidé à comprendre son soucis et en effet j’ai essayé toujours de lui encourager, de lui valoriser et lui faire sentir son importance dans ma vie et que je suis la pour lui mais j’ai l’impression qu’il ne me croit pas , il est trop attaché à ses idées noirs qu’il m’avait dis une fois que tout ce que je lui dis c’est juste parce que je prouve un sentiment d’empathie envers lui!!
    Alors SVP que devrai je faire? et comment je peux lui apporter de l’aide ? car vraiment je ne supporte pas le voir dans un tel état de souffrance…
    Merci beaucoup d’avance.

  12. Bonjour, dans ce cas je vous invite à prendre rv pour des consultations privées de visu, ou via skype, ou FaceTime, si vous n’êtes pas en Ile de France, vous pouvez le faire via le site doctolib.

  13. Bonjour je m’appelle Marjorie , j’ai été évalué à 130 de qi à l’âge de 12 ans . J’ai maintenant 24 et je me retrouve complètement dans la biographie énoncé plus haut . J’aimerai échanger intimement sur certains points personnelle.

  14. Bonjour Myriam,

    Comme pour beaucoup, je nous ai reconnus avec émotion, mon compagnon et moi, dans cette belle description que le votre a fait de vous. Je vous remercie pour cette publication.

    Il y a quelques mois, j’ai commencé à me renseigner sur la douance car l’orthophoniste de mon fils le soupçonne d’être surdoué, et pour ma fille, aucun professionnel ne m’en a parlé mais c’est moi qui m’interroge sur son cas depuis sa naissance (j’ai la chance d’avoir deux enfants exceptionnels). D’articles en articles, je les reconnais dans beaucoup de descriptions, et je me reconnais également de manière sidérante, ce qui me fait penser que je pourrais être moi aussi HP/zèbre mais je n’en n’ai pas la certitude absolue.

    C’est marrant, car je n’aurais jamais pensé au zèbre comme animal, m’étant moi-même toujours comparée au caméléon : j’ai appris à mes dépens à changer de visage devant chaque personne car je dérange lorsque je suis moi-même, trop exubérante, trop émotive, trop bavarde, trop franche, trop douée. J’agace les gens car j’apprends tout trop vite, j’ai des talents artistiques dans de nombreux domaines, et je réussis les choses que j’entreprends. Malheureusement, au lieu d’attirer la reconnaissance, j’attise la jalousie, le mépris et le rejet de certains. Je me fais souvent ghoster par les personnes avec qui j’aimerais tisser des liens d’amitié.
    Les années passant, j’apprends à tomber le masque, le caméléon se rebelle et arrête de vouloir ressembler à tout pris à ce qu’on attend de lui. En effet, on me rejette lorsque je suis moi, mais on m’accepte pour de mauvaises raisons lorsque je ne suis pas moi. Alors tant pis, autant être moi-même, tant pis si ça dérange les gens. Grâce à mon homme qui me rattrape dans ses filets de bienveillance, je prends le risque de me confronter aux mauvaises ondes du monde. Il n’y a que devant ma mère que je fais un réel effort pour cacher mon émotivité car ça la rend mal-à-l’aise et elle me bombarde de reproches lorsqu’elle me voit pleurer pour un rien, ou rire aux éclats au milieu de la foule, mais sinon, chaque nouvelle personne que je rencontre a affaire au quasiment vrai moi (comme tout le monde, je fais des efforts quand même, je me censure un peu).

    Le seul qui m’accepte véritablement, celui devant lequel je peux enfin être moi-même à 100%, c’est mon homme. Il n’est pas surdoué, et tout comme le votre, il est serein, compréhensif, apaisant, à l’écoute, si tendre et si amoureux… Tous les jours, nous nous disons la chance que nous avons de nous être rencontrés et nous ne nous échangerions pour rien au monde. Nous faisons de nos décalages une force : il m’apaise, je suis son grain de folie, il est la force tranquille, je suis la tête pensante, il me rattache à la Terre, je l’emmène dans mes délires spirituels, devant les gens, il parle pour moi quand il sent que je suis émotive, je parle pour lui quand il faut vanter ses mérites (car il se déprécie souvent)

    J’écris des chansons et j’aimerais vous faire partager un texte que j’avais écrit au moment où j’ai décidé de ne plus être un caméléon, il s’appelle – Je déborde –

    Comme une gitane
    Je suis sans filtre
    Cherche pas
    Y a rien sous mon kilt
    Je me livre
    Sans couverture
    Ma seule règle
    Pas de demi-mesure

    J’peux être une crème
    Seulement si j’suis entière
    Souvent en décalage
    J’me trompe tout l’temps d’horaires
    Je suis cash
    Jamais je n’me cache
    Je fais rien à demi
    Je préfère le panache

    On m’prend pour une tarte
    Pourtant j’rentre pas dans l’moule
    Faut que j’aille voir un docteur
    Mais j’ai peur qu’il dise que j’suis maboule
    J’peux être conne à en crever
    J’ai une araignée dans l’plafond
    La discrétion en sommeil
    Sinon c’est d’un ennui profond

    Etre moi c’est sport
    J’ai trop besoin de contact
    J’ai aucune tenue
    Faut que j’me décontracte
    Désolée si j’tourne en boucle
    Si j’te casse les oreilles
    Faut toujours que j’l’ouvre
    On croit qu’j’abuse de la bouteille

    REF
    Même dans la rue
    J’prends toute la place
    J’ai la tête qui s’barre
    Et j’ai besoin d’espace
    J’ai beau lutter j’dérange
    Je supporte pas qu’on me donne des ordres
    J’suis comme les eaux du Gange
    En pleine crue je déborde

    Je déclare jamais forfait
    Ma connerie est illimitée
    Je sais pas faire les comptes
    Mais j’ai des doigts de fée
    Je fais des étincelles
    Pour un rien j’m’enflamme
    Le cerveau bodybuildé
    A la Jean-Claude Van Damme

    Je canalise pas mon énergie
    Pourtant j’développe mon potentiel
    J’ai plus d’une corde à mon arc
    Et j’vise plus haut qu’le ciel
    J’ai des idées à la pelle
    Même quand j’ai la tête dans le seau
    Impossible de déconnecter
    Y a trop d’infos dans mes réseaux

    Je suis pas une bonne recrue
    S’il faut avoir de la décence
    Troublée je vois double
    Et mes sens partent dans tous les sens
    Mes émotions en excès
    Font fuir les gens à toute vitesse
    Et quand je m’emporte
    Mieux vaut pas être dans la pièce

    Je prends tous les risques
    Je manque pas d’assurance
    J’suis droite dans mes bottes
    Bien souvent je compense
    Heureusement que je suis bonne
    Car je manque d’adresse
    Heureusement que j’ai l’feu
    Pour y noyer ma détresse

    REF

    Je te remonte le moral
    Quand l’thermomètre est à zéro
    Je passe du coq à l’âne
    Je fais jamais rien en solo
    Si tu rentres dans mon jeu
    T’auras jamais le dernier mot
    Je te livre ma part d’ombre
    Je m’affiche au tableau

    REF

    J’espère que ça vous a plu, peut être que certains pourront s’y reconnaitre, car même si je ne suis pas HP (car je n’en sais rien en fait, c’est juste un ressenti), le fait de se sentir en décalage et d’être tout le temps en surcharge mentale et émotionnelle est un point commun que j’ai avec vous.
    Pour avoir la version musicale, vous pouvez m’envoyer un mail 😉

    Merci encore pour votre article.

  15. Bonjour,

    Votre article sur comment vivre avec un surdoué est criant de vérité. Il y a de cela quelques mois, j’ai pu faire la rencontre d’une personne avec cette particularité d’être surdouée par le biais de la messagerie FB suite à un évènement sportif auquel je participais. Le vouvoiement était de rigueur et les échanges ont duré 20 jours avant que nous nous rencontrions réellement.

    Durant les conversations écrites, nous nous sommes connus, découverts, appréciés puis tombés amoureux sans jamais se voir. Et lorsque nous nous sommes réellement vu, la première fois, nous nous connaissions déjà un peu, voire beaucoup, et le coup de foudre numérique s’est transformé en coup de foudre physique. La vie était belle !

    Jusqu’à ce moment là, je ne connaissais pas sa particularité. Elle ne me l’annonça que quelques jours plus tard. Le texte nous a permis d’en apprendre beaucoup sur tout le reste car nous étions devenus très bavards.

    Ensuite, la vie a suivi son cours. Du fait de nos métiers respectifs, nous nous voyions un week end sur deux et quelques soirs en semaine. C’est une situation que nous gérions bien et qui ne nous gênait absolument pas. Nous conservions ainsi notre liberté de par nos diverses activités et nous prenions plaisir à nous voir.

    Nous continuions à nous vouvoyer chaque jour via la messagerie mais nous nous tutoyions quand nous étions ensemble. Cela permettait de conserver un certain charme linguistique.

    Chaque matin, depuis presque le premier jour, je recevais un message teinté de bonheur. La journée, nous échangions quelques courts SMS et le soir, on était informé de qui était rentré. Bref, Génial sans être lourd !

    Durant une quarantaine de jours, aucun problème n’était apparu. Les très nombreux points communs que nous avions nous ont permis de pratiquer des loisirs avec un plaisir incroyable. Pour elle, tout était fantastique car enfin un homme qui la comprenait et pouvait la rendre heureuse. Et pour moi, c’était génial car il y avait une synchonicité parfaite et une connexion incroyable entre nous.

    Durant toute cette période, nous n’avons jamais échangé sur les éventuels défauts de l’un ou de l’autre. Bref, tout roulait parfaitement. Sincèrement, chacun de nous avait rencontré l’être parfait qu’il recherchait, mais sans avoir eu à le chercher. Le hasard a bien fait les choses.

    Et pourtant…

    Un matin, je ne reçois plus de message. J’en envoie un. Une réponse laconique “bonjour, je me dépêche” me parvient aussitôt… A ce moment, je me pose des questions sur cette situation totalement inhabituelle.

    Et tout était fini.

    J’étais anéanti et je me suis de suite souvenu d’une phrase qu’elle m’avait écrite : “Si je ne pense pas, je n’écris pas”. Et là, ce fut très dur, car ce fut un mutisme quasiment total. Les jours suivants, il n’y avait plus rien.
    Aucune explication, juste un “on en parle à votre retour !”

    La raison de ce “largage” prémédité est dû à ma personnalité. L’ayant observé, décrypté et scanné, je ne correspondait pas au profil. Le fait de ne pas percuter sur ses “messages youtube” dans les échanges ont eu aussi raison de moi.

    Dans le cas de cette personne, tout ce qui est écrit dans l’article ci-dessus est totalement exact. Je suis un ultra dynamique et ce dynamisme ne m’a pas donner le temps nécessaire à décrypter certains messages.

    Ce qui est dommage, c’est qu’elle ne soit pas donner un peu de temps pour prendre cette décision. Je ne correspondais pas à sa matrice, alors qu’elle était profondément amoureuse, me le disant, me l’écrivant et plus encore.

    En conclusion, et sans être péjoratif, si j’avais eu une “notice d’emploi”, j’aurais compris bien mieux certaines des situations et n’aurais sans doute pas agi de la même manière. C’est triste mais c’était le début d’une vraie belle histoire où les deux personnes avaient trouvé la perle rare. Mais elle a préféré rejeté l’Amour et le Bonheur à deux au profit de son bonheur à elle.

  16. Bonjour Myriam
    Je suis bouleversée d’avoir lu votre article. Après une grosse chicane (terme québécois pour dire engueulade) je faisais une recherche sur le net sur les hommes très rationnels et comment vivre avec un et suis tombée sur le sujet de la surdouance dont votre article. Cela a piqué ma curiosité car mon mari est surdoué mais j’avais un peu oublié ce fait… En effet, lorsque je l’ai rencontré il m’a avoué être dans « Manza » une communauté pour gens surdoués avec un QI plus élevé que la moyenne. J’avais oublié ce fait durant longtemps jusqu’à ce qu’après 16 ans de vie commune, je tombe sur votre article.
    Maintenant, est-ce possible que mon mari et moi sommes tous les deux hyperdoués? Serait-ce pour cela qu’il y a souvent des flammèches entre nous? Moi hypersensible comme cette femme que vous décrivez, avec les sens hyperdéveloppés (odorat, ouie), grande créativité et curiosité, grande énergie, impatience « il faut que ça roule » et « j’ai besoin de projets » ou mais je possède une énorme empathie, sensibilité, compassion, trop parfois.… je suis susceptible à cause de mon éducation familiale donc ses réactions et commentaires directs et durs compliquent les choses. Je me reconnais à 90% du profil de cette femme.
    Je n’étais pas à la recherche de réponse pour moi mais pour lui, le surdoué affirmé. J’ai été frappée d’une grande surprise car peut-être le suis-je également? Nous serions nous consciemment choisi? 2 hyperdoués mais à l’opposés l’un de l’autre? Je ne suis même pas sure d’y croire mais les faits sont là. Serait-ce pour cela qu’on a constamment des étincelles?
    Les étincelles sont dus au fait qu’il ne vit que dans le rationnel. Parfois lui et moi croyons qu’il est peut-être autiste (léger)? A-t-il un trouble de la personnalité quelconque? Il n’a aucune empathie, compassion et cela a été longtemps la source de problème entre nous et avons dû consulter. Aujourd’hui encore, il va reprocher à notre enfant de 9ans (moins doué) et se fâcher contre lui s’il échappe un verre de jus par terre, prend du temps à fermer sa fermeture éclair (zipper). Il va être impatient, se mettre en colère et culpabiliser notre enfant (ou moi). Notre fille plus vieille est également surdouée donc cela n’arrive pas aussi souvent (pas pour les mêmes raisons). Les 2 s’entendent bien de toute évidence.
    Plusieurs de ses comportements m’exaspèrent. Il m’étouffe avec son argumentation constante. Son désir non négociable d’avoir raison, toujours sur tout. Il est très intolérant lorsque ça ne va pas à son rythme, prompt, direct, sec. C’est infernal. Contrairement à votre profil, il ne doute jamais de lui. Au contraire, les autres sont lents, inadéquats, imbéciles et incompétents (plusieurs de ses collègues au travail et de ses clients) qui ne comprennent rien ou n’ont pas d’initiative.
    Il est souvent dans sa tête à la table en famille par ex., il a de la difficulté à lâcher prise sur le travail, il sourit assez peu sauf lorsqu’il fait de l’humour, souvent sarcastique que je considère blessant et m’exaspère. Il n’est jamais triste, jamais déprimé, n’a jamais versé une larme, semble complètement insensible. Il est tellement dans son monde parfois qu’il interrompt souvent lorsqu’on parle ou fait quelque chose au lieu de nous regarder, comme si ce qu’on disait n’avait aucune importance. Plusieurs de ses comportements me rendent colérique voir hystérique parfois. Cela me blesse profondément.
    Il n’est nullement hypersensible physiquement par ex. il passera des heures sans manger, ne se rend pas compte que le son de la musique est beaucoup trop élevé dans la voiture par ex., boit très peu, ne sent pas beaucoup les odeurs…).
    Maintenant je ne sais plus quoi faire pour nous aider. Il est fermé à l’idée de consulter, complètement. Pas le temps, pas le désir. La croissance personnelle pour lui est une perte de temps. Je lui achète des livres mais il ne prend pas le temps de les lire.
    Voilà, merci de votre aide à me donner quelques pistes.

  17. Merci Romain, ca me donne de l’énergie pour rédiger les articles les soirs malgré la fatigue, après les consultations et les formations en thérapie, Myriam

  18. bonjour Ann Katherine,

    Oui biensur, nous traitons, moi, mon compagnon, qui fait le meme métier que moi, les dépendances, dont l’alcoolisme, surtout que l’alcoolime sur du long terme rend dépressif.
    Puis-je avoir votre numéro de téléphone, directement sur mon mail, pas sur ici, svp pour convenir d’un rv, avec vous, votre compagnon, et le mien, car c’est lui qui gère les patients via skype.

  19. Bonjour
    Merci de m’avoir répondu !! En effet Nous n’habitons pas en île de France . Vous consultez via Skype ? Pensez-vous que vous pouvez l’aider pour son alcoolisme ?
    Je pense que traiter l’alcoolisme sans prendre en compte son mal être de sa différence et de sa frustration intellectuelle ne marchera pas … mais peut-être je me trompe …. j’ai eu le déclic selon ses mots que cette solution de l’alcool était pour “calmer son bouillonnement ” et je m’accroche à cette idée mais peut être que je fais fausse route ….?

  20. Bonjour Madame,

    Vous ne pouvez pas aider votre mari si il est précoce, haut potentiel dit joliement zèbres, par contre, vous pouvez le soutenir.
    Seul un professionnel peut l’aider concrètement
    Si vous n’êtes pas basé en ile de france, pour qu’il vienne consulter, comme il est précisé sur mon site, je consulte aussi via skype.
    Bien cordialement
    Myriam Roure

  21. Bonjour
    très émue par votre article qui ne me décrit pas moi mais mon mari, je suis à la recherche d’aide, il est dans des comportements autodestructeurs depuis des années et je ne sais pas comment l’aider….

  22. Bonjour,

    Comme avec moi il y à un délai d’attente de trois mois, je vous propose de contacter mon compagnon, qui est aussi thérapeute et spécialisé en HP, ses coordonnées sont sur le site. Bien cordialement

  23. Bonjour,

    Tout d’abord , je voudrais vous remercier pour cet excellent article.
    Particulièrement sur le témoignage, je vous explique:
    Je suis un homme en couple avec une partenaire HP, ce qu’il a écrit est exactement ce que je vis avec ma compagne.
    Je sais maintenant quelle est la source de nos disputes et désaccords.
    Nous aimerions commencé une thérapie de couple avec un psychologue pour HP.
    Nous habitons à Bruxelles

  24. Étonnant comme chaque phrase me décrit précisément. Ma psy m’avait dit il y a 2 ans que je suis surdouée, mais cet article est encore un pas en avant pour m’accepter et il est d’une grande aide car il apporte des solutions pratiques. Un grand merci

  25. Je comprends enfin de plus en plus ce qu’a été ma vie ces 50 dernières années au fil des articles que je lis sur l’hypersensibilité et les surdoués. Je n’ai pas envie de la raconter et ce serait bien trop long mais tout commence à s’éclairer… Et pour çà merci !

  26. Bonjour,

    J ai 39 ans et apres un passé douloureux avec deconnexion des liens parentaux car nocifs, j ai cru etre « atypique » juste de par ce vécu.
    J’ai juste un BAC , scolarité normale, je me suis faite seule ayant eu un enfant a 20 ans, separèe, j ai fait de nombreux jobs, jusqu a etre chef d entreprise aujourd hui, rien ne pouvant m amener à penser que j avais « un truc en plus ».
    Depuis un an, suite a des problemes de santé, c est le tremblement de terre! J entends des mots comme different, zèbre etc. J ai fait les tests de la WISC pour me mettre face a moi meme et avoir des certitudes mais test tres heterogene, trop d anxiete puis sincerement face a des questions pas tres compliquées je me suis « « sentie nulle ». Alors j ai lu, bizarrement je me reconnaissais dans le livre de Mme Facchin «  Trop intelligent pour etre heureux », c’est perturbant de sentir que cette difference que je ressentais en moi est réèlle, jusqu’a ce qu’elle parle de la surdouance et des etres super intelligents et là j ai fermé le bouquin car je ne me sens pas ainsi. J ai des capacites certaines notamment de rapidite de traitement, une pensée en arborescence mais je suis persuadée ne pas etre plus intelligente que la moyenne.
    J’ai entamé un programme pour fibromyalgie depuis quelques mois et je suis donc en therapie depuis un mois. Des notre premier entretien, elle m a parlé de precocitè, encore…. n atant aucun certitude et j en ai besoin, je n y crois pas.
    Elle m a alors conseillé de lire  « Je pense trop de Christel Petitcollin » et là ce fut le choc, la confirmation, le sol qui s’ecroule, c’est moi! Je vous conseille donc ce livre pour les sceptiques, même si je ne suis pas encore certaine car j ai du mal a l accepter ( je pense aller voir quequ un de reconnu pour validation).
    Je suis rassurée ceci etant, en lisant votre article dans lequel je me vois completement ( ormis le QI super puissant) et ensuite de lire les temoignages et donc de me sentir moins seule….
    J’espere le valider autrement que par le QI pour enfin l accepter et vivre ma différence quelle qu’elle soit.
    Je vous souhaite à tous d etre en paix avec ca, je felicite ceux qui y sont parvenus et j’envoie tout mon soutien à ceux qui sont comme moi encore perdus.

  27. Bonjour Sylvain,

    j’aime le mot zèbre pour déterminer les profils surdoués, précoces, HP, car contrairement à l’autre équidé, le zèbre n’est pas domesticable, et nous pouvons avoir ce coté hyper sensible, sauvages et farouches.
    Et puis grâce à une stratégie génétiques et donc de ses zébrures, le zèbre se fait moins ennuyé par les mouches que les chevaux 😉
    Dans mes cours pour mes formés je parle des animaux, car nous pouvons avoir des résultats super avec les cheveux, les chiens, les chats et les dauphins avec les patients. Bien cordialement, Myriam.

  28. Bonjour
    Vous avez érigé un excellent article auquel je me reconnais au travers de toutes vos lignes.
    Je ne vais pas retranscrire votre article mais je suis suivi depuis 7 années maintenant par un psychiatre car on me disait “pas comme tout le monde” je ne connaissais pas le terme “zèbre”
    Enfance ennuyeuse, imcomprise, le sport ( cyclisme) m’a aidé à m’isoler et m’a apporté les règles de bonne hygiène de vie.
    Bref , lors de la lecture de votre article je me suis reconnu, les larmes me montaient mais l’impatience de la lecture et d’apprendre à pris le dessus!
    Si je peux aider vos lecteurs, je suis très observateur du monde animal qui serai pour moi un exemple. Vous ne parlez pas des animaux dans votre article, mais déjà mon chat me ressemble et je trouve refuge auprès de lui lorsque c’est difficile ou lorsque je suis en souffrance. Je suis convaincu que mon chat m’aide et me comprend…
    Je pourrais écrire des lignes et des lignes mais merci pour votre article et finalement avec du recul , même si c’est difficile, je me plait en “zèbre”! Quel ennui le classique….

  29. Bonjour
    J’ai toujours ressentie être surdouée et multi potentielle … et inévitablement j’ai préféré ma solitude pour de multiple raisons .. que vous évoquez parfaitement dans votre article.
    Après des années de solitude sentimentale, auquelle je m’étais au final habituée …. Je viens tout juste de rencontrer un surdoué multipotentiel très intéressant et très complexe …
    nous avons beaucoup de points communs … mais nos deux hyper-émotivités et hyper sensibilités et nos besoins de solitude et d’espace conjugués ne sont pas de tout repos …
    parfois je me dis que ma solitude sans libido sans ses montagnes russes passionnelles est plus à même de panser mes plaies …
    ou peut être ai je plutôt besoin d’un partenaire non surdoué … d’un autre côté j’ai un besoin immense d’admirer mon partenaire …
    donc je suis un peu perdue de vivre cette révolution cette impression d’enfin rencontrer la personne qui enfin me comprend puisqu’elle possède toutes les qualités et fragilités des surdoués ….
    Mais qui lui , arrive à vivre cela avec plus de détachement …
    2 surdoués …. est ce possible ?

  30. Bonjour
    À la lecture de l article ,j ai l lmpresion de voir mon épouse , elle est zèbre détectée il y a 1 an .
    Elle a toujours senti qu elle était différente et jouant en permanence un rôle pour se fondre dans le moule tout en étant insolante et alergique à l autorité sous toutes les formes.
    Maitenant elle a besoin d espace de calme et de solitude pour retrouver la paix intérieure .
    Elle se lance dans le peinture et s épanouie de dans avec différentes techniques qu elle glane sur la toile.
    Son besoin de solitude me gêne et notre vie de couple en pâtit .j ai l impression d être transparent , elle pique de colère d en faire .c est que les mots ont leur importante , il ne faut se tromper si non on vite corrige.
    Pouvez vous m indiquer où se renseigner pour arriver trouver l armonie entre un zèbre et un non zèbre , cela m aiderait beaucoup dans la vie de tous les jours?
    Cordialement jm

  31. Je suis tout à fait d’accord :
    En conclusion, le quotient intellectuel élevé requiert une indispensable gemellité avec le quotient émotionnel, sous peine d’apparaître comme un joyau sans valeur.

  32. L’empathie n’est pas une qualité fréquente chez les personnes surdouées. Lorsqu’elle existe les sujets à haut potentiel vont mettre spontanément leurs talents naturels au service des autres et trouver ainsi la voie d’un épanouissement socio-professionnel, en préférant la relation aidant-aidé à celle dominant-dominé.
    Un tel don de soi n’est pas sans risque. Quelques bénéficiaires l’assimilent volontiers à une forme de candeur qu’il convient d’exploiter.
    Dans le cadre de la relation amoureuse puis conjugale, l’échange de données entre les deux cerveaux affectifs lors de la première rencontre – love at first sight – entraîne une alliance d’autant plus stable que la complémentarité perdure au fil des décennies.
    Quoi de plus rebelle à l’usure du temps, que l’union d’un cerveau aidant-aidé et d’un cerveau regardant-regardé.
    Si la personne surdouée est entièrement motivée par l’action dans son désir de servir, le fait d’être vue comme naïve ne l’importunera nullement. Si, par contre, la dominante empathique lui fait défaut, les troubles psycho-somatiques l’assailleront sa vie durant.
    En conclusion, le quotient intellectuel élevé requiert une indispensable gemellité avec le quotient émotionnel, sous peine d’apparaître comme un joyau sans valeur.

  33. J’ai toujours su que j’étais différent car on me le répétait tout le temps. J’ai été déscolarisé à 7 ans, pour moi l’âge de la déraison. J’ai caboté de petits cours en écoles pour gosses instables. Revenu dans le cursus conventionnel, les études ne m’intéressaient pas. On m’a fait redoubler deux fois comme pour me punir de mes deux ans d’avance.
    J’ai passé le baccalauréat grâce au latin et au dessin, petites matière à options. Puis j’ai entamé des études universitaires improbables en parallèle à une création d’entreprise dans le domaine de la sonorisation et des DS’s. Nous avons lancé le groupe Téléphone en revampant Semolina.
    Ensuite je suis parti en Afghanistan en stop et y ai gobé la beauté, la culture, la nonchalance.
    Cela a été le déclic et la prise en compte de l’échelle de la planète, des autres cultures, du Ramadan, du danger, de la drogue, de la liberté quasi libertine entre routards. Bref take-off culturel !
    Rentré à Paris j’ai avalé bouquins sur bouquins, biologie, mathématiques, biochimie,… Je me suis présenté en candidat libre à l’entrée à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (là oû Albert Einstein à étudié) et y ai été admis. En en sortant j’ai lancé une startup de soft de dessin 3D et ai participé au lancement du MacIntosh en Californie, avant de me lancer dans le numérique au moment de la bulle internet, puis dans les biotechs.
    Bref j’ai été détecté très tôt comme instable, pas fait pour l’informatique, agité… J’ai eu la chance de croire en moi et de me couper de tous ces oiseaux de mauvaises augures que la culture occidentale sais si bien générer.
    Donc dans l’article très bien fait de Myriam Roure, j’ai détecté beaucoup de concordances. Bravo !

  34. Bonjour,

    il vous faut consulter, soit lui seul, soit tous les deux. les consultations peuvent se faire via skype si vous n etes pas en région parisienne. bien cordialement, Myriam.

  35. A/n du paragraphe sur l’auto-destruction et la facilité a consommer des drogues, peut être amputable, au fait que le ralentissement ainsi obtenu , nous permet de trouver les sorties mondaines moins pénibles du au manque de vitesse dans les communications verbales que j’ai remarqué à quelques occasions , de même que le manque de mémoire lors des discutions ce qui est très,très frustrant….

  36. Bonjour, cet article est juste génial !! Beaucoup de commentaires peuvent le dire, en tant que surdouées, on s’y retrouve parfaitement (bon certes je n’ai que treize ans) ! cela m’a aidé à en comprendre un peu plus sur moi même.

  37. Bonjour, il est très difficile de se définir soi même comme surdoué, zèbre ou autre. Ce que j’ai constaté c’est que mon entourage m’a toujours défini dans mon enfance comme vif, intelligent et depuis que je travaille comme créatif… dilettante et un peu ingérable.
    J’ai acheté une maison à rénover entièrement et en voyant les travaux, personne ne me dit que je suisbon bricoleur mais que j’y arrive car je suis malin et intelligent!
    Plus qu’un chiffre définissant notre QI, c’est important de mettre un mot sur notre état permanent de commencer 100 choses à la fois, se passionner à l’obsession sur un thème puis passer à un autre et surtout comment vivre avec. Arriver à comprendre pourquoi on échoue alors que tout le monde nous dit que l’on est intelligent. C’est aussi regarder ses 4 enfants et se demander comment on peut les aider. Ne pas les obliger à attendre 50 ans pour se pencher sur la question.
    Merci pour votre article

  38. Bonjour,

    Je me reconnais bien dans votre article. Moi même j’étais un enfant surdoué. Je ne comprenais pas le monde autour de moi, mais je ressentais intuitivement les personnes, les situations et avait un très large spectre. Ma grande sensibilité faisait que j’avais peur de tout ce qui était émotionnel et j’avais très difficile à entrer en contact avec les autres. Pourtant spontanément je cherchais le contact. Mes idées ne correspondaient pas avec ce que pensais mon entourage et cela a résulté dans une grande solitude. Lentement j’ai développé un mécanisme destructif. Casser ce que j’aime. En premier avec des objets mais lentement avec des idées et tous ce qui fait du bien. Et la a commencé un parcourt d’échec. Aussi bien scolaire, au niveau du travail, des addictions et encore plus affectif. Résultat des thérapies depuis mes 15 ans (j’en ai 49), psychiatrie, tentatives de suicide, etc…. Alors j’ai voulu devenir normal. Comme les autres. Pour cela j’ai du mettre de côté ma créativité, mes idées (j’ai appris à penser comme les autres). Mon énergie a commencé à diminuer, la ou je débordais d’énergie c’est une fatigue constante qui a pris la place. Je suis devenu ordonné, classique (métro boulot dodo). Mais le mécanisme de destruction lui c’est affiné. Il est devenu d’une subtile perversité. Mon esprit recherche constamment comment se sortir de ces impasses et puis va détruire le mécanisme positif qui s’ouvre à lui. Je cherche via lecture, thérapie, rencontres comment m’en sortir, pour analyser les pistes et mettre toute mon énergie à casser le positif. Conséquence une perte de confiance encore plus grande et une accumulation d’échecs. Le plus grand c’est la perte de mon plus grand amour qui n’a pas su supporter cela. Maintenant j’attends que mon corps s’épuise, que mon corps lâche. Je fonctionne normalement pour la société, mais intérieurement je suis morte t consciemment j’empêche la possibilité de m’en sortir.

  39. Bonjour Marie Angélique.
    Le meilleur moyen de faire comprendre à votre compagnon qu’il peut vivre avec une meilleure estime de lui et qu’il investisse avec vous dans un coaching ou une thérapie afin qu’un professionnel lui apprenne à croire en lui et en la vie. Si besoin, vous pourriez faire à deux des sessions avec mon compagnon et moi même via skype, ainsi nous serions 4, et votre compagnon aurait l’exemple d’un couple avec un non surdoué (mon compagnon), et l’autre partenaire surdoué (moi même), car il est vrai que mon compagnon m’à énormément aidé à ce que j’apprenne à prendre soin de moi. Avant lui, j’étais très sauvage, envers moi-même et envers les autres. Je pense que à 4, nous ferions du bon boulot. Bien cordialement.

  40. Bonjour à nouveau. Je ne vois pas comment nous ne pourrions vivre qu’entre nous, nous ne pouvons pas “échapper” aux normaux pensants qui nous côtoient dans la société. Pour ma part, je vois mon surdouement comme à la fois un handicap et un atout formidable, et je côtoie des personnes non surdouées qui me jugent et d’autres qui me comprennent parfaitement.

  41. Bonjour Ryle, pour ma part j’ai investis auprès d’autres thérapeutes pour bien me connaitre et des tas de formations diverses et variées pour passer à la vitesse sup. Si besoin, je consulte via skype pour vous accompagner dans ce bel objectif que d’exploiter vos capacités de surdoué au max.

  42. Bonjour Didi, votre description est beaucoup trop courte pour que je puisse me prononcer sur une réponse. Ce que je peux vous affirmer par contre c’est qu’un traitement d’anxiolytiques et d’antidépresseurs sont employés pour une dépression modérée ou sévère, et que l’on peut être surdoué (e) sans avoir pour autant de symptômes dépressifs. Pour ma part par exemple, je suis surdouée, je ne suis pas en dépression, mais pourtant je ne dors pas suffisamment, donc on à eu recours parfois à une prise d’antidépresseurs pour me faire dormir. Cordialement. Myriam.

  43. Bonjour Myriam,

    Tout d’abord, merci pour cet article concernant les personnes précoces et sur la relation de couple avec elles.

    Je suis en couple avec un surdoué depuis maintenant 7 mois et je n’en avait jamais rencontré avant donc je ne savais absolument pas à quoi m’attendre lorsqu’il m’a dit qu’il l’était. J’ai très vite compri, réflexion constante et poussé, hypersensibilité, une opinion toujours précise et une manière très crue de la défendre, insatisfait etc.

    Comme dit dans votre article, il avait bien un “faux-self”, il a passé sa vie à d’auto détruire, ça peu paraître incompréhensible car il Est jeune mais c’est vrai (toutes sortes de drogues et alcools consommés très tôt et beaucoup trop). Depuis que l’on est ensemble il s’est calmé, seul, car comme il me l’a dit maintenant il voit ” – beaucoup plus loin que la prochaine soirée, prochaine sortie avec des amis, parce que maintenant on est deux”.

    Il me rend heureuse car comme dit dans votre article c’est quelqu’un de vrai, mais voilà il est d’une forte agressivité dans ses paroles, au quotidien et est violent dans ses actes lorsqu’un rien l’énerve (ses phalanges sont refoncé à force d’avoir tapé contre les murs) , il frappe partout et rentre dans une phase où je ne le reconnaît plus et ça me fait énormément de mal de le voir dans ses état la, j’aimerai l’aider à se “contenir” , j’aimerai lui faire comprendre que lorsûil y a un problème, il y a une solution et qu’il faut aborder la chose en réfléchissant et non impulsivement sans lui donner d’ordre, sans le blesser ni lui faire croire qu’il a tord, juste mieux vivre tout simplement.

    J’espère avoir une réponse de votre part, bonne journée à vous.

  44. Merci beaucoup pour cet article que je découvre sans hasard, pile le jour où je me pose toutes ces questions plus intensément…. les mêmes que depuis l’enfance…
    Je ne sais pas quel est mon QI et j’avoue n’avoir pas vraiment envie de le savoir, certaines choses parlent d’elles-mêmes, d’autres pas, et je n’aime pas les chiffres, ils me stressent….. Toutes ces années à ne pas comprendre ce qui clochait, ces doutes, ces questionnements, cette solitude parfois choisie et vitale, parfois subie et insupportable … ces peurs d’échouer qui paralysaient tout, dans la vie professionnelle, sociale, amoureuse, familiale… et en lisant depuis quelques temps pas mal de choses, j’ai commencé à y voir plus clair… sur un groupe de discussion de HP I et HP E, j’ai retrouvé un second souffle… et mon amoureux… qui malgré nos différences, les hauts et les bas ( je le soupçonne d’être “à part” aussi), réussit petit à petit à piger qui je suis, et inversement, s’y adapte, discute de tout avec moi sans jamais me juger… Il est mon phare, au delà de l’amour, je sens ce lien presque mystique qui nous a souvent éloignés mais jamais séparés.. Il n’est pas là à lire ce soir, mais je sais qu’il entendra ce que je lui envoie… un je t’aime doublé d’un merci du fond de mon coeur d’être auprès de moi…. Quelle souffrance a été cette hypersensibilité, cette hyper sensitivité, ce sentiment de décalage permanent, cette colère face à des trucs qui me semblaient injustes, abjectes, si tristes, si douloureux… et cette connexion extrême à l’environnement, bon ou mauvais… mais après plus de 30 ans à essayer de rentrer dans le moule, de suivre le troupeau, de se faire petite, presque transparente parfois, j’ai finalement décidé qu’il était temps.. ça ne se fait pas en un tour de baguette, mais l’âge, l’expérience, la tempérance, le recul aidant, pouvoir enfin devenir soi-même, s’aimer et l’être, telle que je suis, ça me touche l’âme …. L’apprentissage spirituel commence, le respect et l’amour de soi aussi, et surdouée, haut potentiel émotionnel ou intellectuel, peu importe les étiquettes, ce sont des larmes d’apaisement qui roulent et un bonheur paisible mais riche que je vois pointer à l’horizon … Merci ***

  45. Deuxième question, dans la mesure où nous n’arrivons pas à supporter ce monde, nous serait-il possible de vivre uniquement entre nous ?

  46. Excellent article. J’aurais une question cependant, comment passer du tiers qui ne maîtrise pas ses capacités au tiers qui les maîtrise ? Qu’est ce qui fait réellement la différence et comment exploiter ses capacités au maximum ?
    Merci.

  47. ma partenaire a tous les signes d’une surdouées comme elle souffrait énormément elle est sous antidépresseurs et anxiolytiques est ce normal?

  48. Bonsoir Myriam,

    on aura beau écrire sur le sujet, un surdoué n’en demeurera pas moins seul, incompris, différent ou asocial.

    Je ne me rappelle pas un jour avoir cru que je serai accepté et intégré dans notre société. Je souffrais déjà de cette réalité dès le début de l’école primaire où, à 6 ans, je vivais un peu dans une autre dimension et étais en total décalage avec le reste de mes camarades. Cette différence ne m’a jamais quitté et me colle encore à la peau comme un véritable handicap alors que j’arrive bientôt à mon quarantième anniversaire.

    Bref, je suis intelligent…et alors? ça m’apporte quoi de concret si ce n’est une différence qui aboutit à l’indifférence et au quasi-rejet du reste du monde?
    Parce que oui, je fais plein de trucs dans la vie, je m’intéresse aux choses des plus ludiques aux plus farfelues à toutes heures du jour comme de la nuit, sans pour autant être satisfait du niveau que j’atteins. Oui, mon entourage me voit comme un génie (que je ne suis et ne serai jamais à mes yeux) mais, honnêtement, j’en suis profondément malheureux, vraiment triste de ne pas jouir de ces rapports d’amitié omniprésents et palpables chez les “autres”, triste de mon incapacité à être simplement normal et intégrable. D’ailleurs, s’il y a bien un truc que j’ai jamais pigé dans la vie, c’est bien l’art des relations sociales. Je dois avoir un QI de 15 les bras levés dans ce domaine. Même une poule s’en sort mieux!

    Voilà pourquoi je pense que l’on ferait bien mieux d’intégrer aujourd’hui la surdouance à la longue liste des troubles psychiatriques, au même titre que la bipolarité (vous comprendrez plus bas pourquoi je l’évoque) qui s’en approche par bien des aspects, plutôt que de la considérer comme un bonus intellectuel. Je troquerais donc bien volontiers mes 140 d’indice contre une vie normale dépourvue de cette acuité qui me transforme en bête de foire. Percevoir l’invisible c’est bien magnifique mais si c’est pour le partager qu’avec sa petite personne…à quoi bon?

    Quant au témoin partenaire de votre article, sans vouloir lui manquer de respect, sa description n’est que bien subjective et surtout aveuglée par ses forts sentiments amoureux. Certains détails de la personnalité de sa compagne me laissent déduire qu’elle évolue dans d’autres pâturages. Les bipolaires nous ressemblent!

  49. Bonjour,
    Mon mari est surdoué et moi je suis TDAH. On a deux ados dont un tdah.
    Pour la partenaire zen et rassurante, c’est raté. Pour la bulle de calme et de silence, c’est raté aussi.
    Nous passons par une crise ( la quarantaine ) et j’ai peur de le perdre…. je me sent trop nul pour lui….
    Je vais lui montrer votre article, il se reconnaîtra et j’espère qu’on pourra travailler ensemble pour retrouver l’équilibre. …

  50. Merci beaucoup Myriam,

    Je traîne cet état d’esprit depuis mon enfance sans vraiment savoir le pourquoi du comment, comme un mauvais sort du destin, comme si ce monde n’était pas fait pour moi.

    Toutes ces choses que vous dérivé sont vrai et résume bien ma personnalité:
    – La capacité a lire instantanément l’esprit des gens
    – De ressentir l’état d’âme d’une personne
    – De me sentir très seul
    – De ne pas tolérer l’injustice
    – D’avoir un QI supérieure à 130
    – Des vérités que je dis ouvertement s’en vraiment prendre la mesure de leur brutalité

    Ces témoignages m’ont beaucoup apaisé, ce n’est donc pas la faute du “mauvais sort”. Néanmoins , je n’ai pas encore la réponse pour me sortir de ce “merdier” ainsi que de mes conflits spirituels internes.

    En tout cas un grand merci à vous et à tous ceux qui ont pu partager leur expériences ici.

  51. Bonjour,

    je vous remercie pour cet article passionnant qui m’aide à mieux cerner les besoins et attentes de l’homme avec qui je suis en couple depuis un peu plus d’un mois (et avec qui je suis amie depuis 7 mois) et qui dit se reconnaitre dans les descriptions de personnes encombrées de surefficience mentale. Et en effet, je le retrouve totalement dans votre article !

    Cependant, il y a une phrase que vous avez écrite à un moment qui m’a blessée. Vous expliquez que deux personnes impulsives ne pourront pas construire une relation sur le long terme car cela serait trop difficile à vivre pour le HP.

    Il se trouve que, de mon côté, je suis diagnostiquée bipolaire. Comme vous je souffre d’anxiété, d’hyperémotivité, d’hyperempathie et je suis aussi hyperaffective.
    Ces traits de caractère font que, comme les surreficients, je suis allergique à l’hypocrisie et cherche l’authenticité dans mes relations.
    Cela me rend également, comme vous, vulnérable face aux manipulateurs et PN, je sors d’ailleurs d’une relation (courte heureusement) avec un manipulateur qui m’a fait subir des violences conjugales.

    La bienveillance et la gentilesse dont fait preuve mon nouveau compagnon m’apporte tellement de bonheur, me redonne l’envie de vivre et l’espoir qu’il existe des personnes bien sur cette terre.

    Nous partageons également les mêmes passions, les mêmes valeurs et nous militons pour les mêmes causes.

    De plus, je me sens à même de comprendre ses problèmes car moi-même je vis ce décalage avec les personnes qui m’entourent et la société, le fait d’être trop “tout” et inadaptée.

    Je n’ai jamais été attirée par des personnes qui dégageaient assurance et confiance en elles et j’ai appris à croire (j’ai 27 ans) en ma capacité à redonner confiance en elles aux personnes que j’aime, notamment dans mes relations amoureuses, par les encouragements, les compliments et la bienveillance.

    De son côté, il me dit que je correspond à ce qu’il recherchait, à savoir (ce sont ses mots) une fille qui à la fois partage ses convictions (écologie, politique etc), fasse preuve de qualités humaines et – le dernier point est confus car il était mal à l’aise d’aborder ce sujet et avait le sentiment d’être méprisant en disant cela sans vouloir être méprisant – une fille qui soit capable d’avoir des discussions intéressantes et poussées au niveau de la réflexion, en gros une fille “intelligente” quoi.

    Quand je lui parle de mes différents problèmes liés à mon trouble bipolaire, il m’assure que pour lui ce n’est pas un critère et que ça ne lui pose pas de problèmes.

    Je précise qu’il n’a eu avant moi qu’une seule relation amoureuse qui a duré neuf ans et sort d’une période de célibat, de solitude (et d’abstinence) de 3 longues années.

    A vrai dire, les seuls vrais problèmes que nous rencontrons sont dûs à mes angoisses liées aux violences conjugales que je viens de subir (c’est lui entre autres qui m’a aidé à me sortir de cette relation) et qui font que j’ai peur, pour l’instant, de faire confiance, d’avouer mes sentiments et même de m’autoriser à en ressentir. J’ai également peur de m’engager, ce qui est difficile pour lui qui aurait tendance à faire des plans sur la comète. Mais il le comprend et le respecte. Puis je me connais et je sais que mes peurs vont s’apaiser avec un peu de temps.

    Par ailleurs, son agressivité lors de ses moments d’angoisse à lui me rappellent, malgré moi, la violence que j’ai subi même si je sens bien au fond de moi que cela n’a rien à voir et que je comprends bien mieux depuis que je me renseigne sur la surreficience. Et je pense arriver petit à petit à l’aider à communiquer sur ses ressentis quand il panique avant que sa difficulté à exprimer ses émotions ne le fassent tomber dans l’agressivité.

    Ses doutes perpétuels et sa tendance à fuir réveillent mon angoisse d’abandon mais là aussi je sais qu’en le rassurant je peux éviter qu’il ne doute trop.

    Par ailleurs, je ne crois pas que cette solitude affective dans laquelle il s’était enfermé pour se protéger le rendait vraiment heureux et je crois lui apporter beaucoup sur le plan affectif ayant tendance moi-même à très vite m’attacher.

    Bref nous sommes deux personnes avec leurs problèmes, leurs angoissent et qui apprennent à vivre ensemble, à se comprendre et à s’aimer pour ce qu’elles sont.

    Ma question est donc la suivante : pensez vous vraiment, après m’avoir lue, que c’est perdu d’avance ? Que nos caractères ne sont définitivement pas compatibles ? Que nous sommes condamnés à nous faire du mal au bout d’un moment malgré notre feeling, notre attachement mutuel et tous nos points communs, nos valeurs communes ? Malgré tout ce que l’on s’apporte ? Alors que je semble correspondre à ce qu’il recherche et inversement ?
    Cela serait tellement triste et désolant…
    J’ai envie d’y croire et je pense que c’est possible avec beaucoup de communication, d’êcoute, d’amour et de bienveillance et c’est ce que nous faisons actuellement.

    Merci d’avoir pris le temps de me lire et merci par avance pour votre réponse.

  52. Bonsoir,
    Merci pour votre article. Très sensible et sujette à tout ce que vous décrivez (mais très fusionnelle et souffrant d’une grande solitude depuis mon adolescence), j’ai réalisé un test de QI. La thérapeute m’a classée dans cette catégorie. Je suis très productive, publiant parfois plusieurs livres de recherche sur une année, dirigeant une revue, enseignant et me passionnant pour le yoga. Je suis sujette au stress, à la remise en question perpétuelle, au doute concernant mes capacités d’adaptation. Je suis hyper sensible et émotive, pourtant j’aime la vie, j’ai de l’esprit, j’aimerai partager mais je me sens seule. Mon compagnon (nous ne vivons pas ensemble) réagit très mal à ma sensibilité, ce qui me pousse à user toujours de mon faux-self, sans arriver à exprimer mes émotions (car je me mets à pleurer ou deviens mélancolique d’une manière excessive). Cette situation me désespère. J’ai peur de la rupture, je ne sais pas s’il faut continuer cette relation (qui m’apporte une certaine fraicheur, de l’amusement souvent, qui me permet de me décentrer).
    Cordialement

  53. Bonjour,

    C’est ma sœur qui m’a fait lire cet article et qui a découvert elle même son “haut potentiel” en faisant des recherches pour son fils… Visiblement c’est génétique.

    Je nous reconnais complètement dans ce blog.
    Cette différence est un poids quand on a passé la majorité de votre vie à vous montrer du doigt comme l’autiste ou l’attardé qui ne rentre pas dans la case qu’on a choisi pour lui… Alors on force et si il ne plie pas on le brise !!

    Si la différence est une richesse pourquoi nous ne la cultivons nous pas dès la plus tendre enfance ?

    Aujourd’hui je travaille auprès des enfants et veille à ce qu’ils évoluent à leur rythme, qu’ils s’épanouissent pour ce qu’ils sont et non pour ce que nous voudrions qu’ils soient.

    Personnellement je vis très mal ce “haut potentiel”, jusqu’à envier les personnes qui ne se prennent pas la tête, mais paradoxalement je ne m’en débarrasserai pas si je le pouvais.

    Rien ne m’a jamais autant fait de bien que de vous lire. Merci pour ces témoignages et pour ce travaille fabuleux Myriam !!

  54. bonsoir Wood,

    Le fait de le savoir que nous ne sommes pas tout seul, fait qu’on peut se sentir moins seul et déjà ça soulage beaucoup, ensuite, on essaie de vivre avec. Bien cordialement, Myriam Roure.

  55. Bonjour,
    Et merci pour cet article très éclairant. Pour aller dans le sens d’un autre commentaire, les commentaires sont aussi intéressants que l’article.
    Et j’invite chacun à se renseigner un peu plus loin en lisant des articles sur “l’Effet Barnum”, issus de recherches en psychologie sociale. Cette approche permet de mettre en exergue nos capacités à se recentrer sur nous-mêmes, et la propension d’autrui à se servir, y compris inconsciemment, de cette capacité à des fins personnelles.

  56. Texte vraiment intéressant. Après des années d’errance j’ai fini par accepter d’effectuer LE test. Et il m’a fallu plusieurs mois pour accepter le résultat. En fait, après plusieurs années, j’en suis encore à accepter l’idée, et bien que mon “état” explique de nombreuses choses, il n’est pas encore facile de vivre dans cette peau, du moins dépendant des jours et du sens du vent. Dans tous les cas, merci pour ce texte, merci e m’avoir rappelé un peu qui je suis et ce que je suis. Après beaucoup de lecture et de recherche, je reste toujours émerveillé par ce que je lis, par ce en quoi je me retrouve… Malgré moi… Merci.

  57. Bonjour,

    Comme beaucoup d’autres avant moi, je me suis reconnu dans cet article !
    Enfin je peux mettre un nom sur ce que je semble être !
    J’ai demandé à ma femme de lire cet article car notre couple traverse une crise sans précédent liée justement à mon “comportement de personne trop intelligente, qui cherche trop à tout comprendre au lieu de vivre” (ce sont les mots de ma femme) alors que moi ayant eue une enfance très difficile je ne me suis jamais considéré comme étant potentiellement plus intelligent que les autres bien au contraire.
    D’avoir une vision différente maintenant et grâce notamment à une amie “zèbre reconnue” va surement m’aider et aider ma femme à sauver notre couple en nous apportant l’un à l’autre une meilleure compréhension.
    Cet article est une vraie source d’espoir.

    Merci

  58. Bonjour,

    Je suis bouleversée par ce que je viens de lire, tellement ce témoignage me décrit à la perfection (à la différence que je n’ai jamais aimé lire, je m’endors/m’ennuie rapidement en lisant, raison pour laquelle je n’ai pas pris connaissance des nombreux commentaires, qui seront peut-être semblables au mien).

    Je ne suis donc pas seule à vivre dans un monde qui n’est pas mien et à ne pas fonctionner de la même façon que les gens qui m’entourent. Mais, est-ce peut-être simplement et seulement ma personnalité ? Les tests de QI m’ont toujours foutu la trouille, je ne comprends pas d’ailleurs comment il est possible de quantifier l’intelligence d’une personne puisqu’on a tous notre propre définition de l’intelligence. Comment un psychologue peut déceler et comprendre une personne surdouée si lui même ne fonctionne pas comme un surdoué ?

    Toujours est-il que je ne sais vraiment plus plus quoi faire : rester là, à me sentir différente et seule (un peu moins maintenant) et continuer ma vie comme si je n’avais jamais lu cet article, ou enfin oser me tourner vers un psychologue pour discuter de ce décalage que je ressens depuis longtemps.

    L’idée d’être différente, parce que peut-être que je ne suis pas dans “la normale”, m’a toujours réconforté. Me confronter à la réalité est juste effrayant pourtant je suis une femme qui n’a peur de presque rien et vit à 200%. Et s’il me fait passer des tests ? Si je suis décelée “dans la moyenne”, ce serait donc moi et bel et bien moi seule qui ne serait pas comme tout le monde…

    Peut-être qu’il vaut mieux vivre en croyant être différent pour des raisons qui nous échappent, plutôt que d’apprendre que non, que nous sommes tout ce qui a de plus normal mais que nous nous sommes construits de la mauvaise façon…

  59. Je suis venue lire cet article pour mieux comprendre mon partenaire. Voir ce que je peux lui demander ou non, et comment pouvoir lui présenter de la meilleure manière.
    Et, en lisant l’article, c’est ma propre personnalité que je vois.
    Assez déroutant… beaucoup beaucoup d’éléments me correspondent et pourtant non, niveau mémoire, non, je n’ai pas une bonne mémoire et niveau scolarité, j’ai toujours dû beaucoup bosser (en fait, j’ai toujours fait tourner ma vie autour des apprentissages), beaucoup répéter pour y arriver (je m’en suis plutôt bien sorti jusqu’à la fin du collège, cela a été plus difficile au lycée et j’ai ensuite découvert qu’en bossant moins au final je pouvais arriver au même résultat) et du coup, niveau intellect je ne sais pas du tout où je me situe. Bref, lire cet article m’a mis un doute sur moi-même, sur ce que je crois être et ce que je suis réellement.
    Et concernant mon partenaire, cela m’a mis aussi un doute car s’il y a des choses qui correspondent, il y en a d’autres qui ne correspondent pas du tout: je trouverais plutôt un manque d’empathie chez lui (l’impression que même si je partage un ressenti personnel difficile avec lui, il n’est pas touché + ne pense pas du tout qu’il peut m’aider à quelque chose là-dedans) + une mise en avant d’un fort ego (fier de sa propre intelligence qu’il revendique sans aucune humilité).
    Je sais bien que chacun ait particulier et ne remplit pas toutes les caractéristiques, j’avais envie de partager cela.
    Merci de votre lecture et pour cet article.

  60. Bonjour,
    Merci pour votre si bel article qui me renvoie à mon propre mode de fonctionnement. Détectée surdouée à l’âge de 40 ans, coachée et en perpétuelle recherche de mon MOI intérieur, je continue de m’épanouir à travers des lectures portant sur le comportement humain et les différents types de personnalités. Enseignante en langues modernes, je crée aussi des bijoux, restaure de vieux meubles, greffe des plantes en pépinière et commence une formation en analyse transactionnelle tout en l’occupant seule de mes 3 enfants. Un point me concernant particulièrement a à peine été abordé dans votre article: comment un surdoué peut-il faire face à l’échec amoureux et comment peut-on l’accompagner dans ce sens? Personnellement, j’entends de plus en plus que je suis faite pour vivre seule alors que ce n’est pas ce à quoi j’aspire. Cependant, je me trouve très complexe et ne vois pas comment quelqu’ un pourrait s’adapter. Cela me laisse un peu inquiète vu les échecs précédents…

  61. C tout moi la encore. Je me suis rendue au cogitoz et la dame qui m a reçu m a dit qu’ a mon âge (46ans) ca ne servait plus a rien de passer les tests car déjà s etait cher et qu a mon âge n en ferai rien de plus après. Et surtout si je venais à les échouer.
    Aussitôt partie je n ai eu qu’ un ressenti : ce fut très violent.
    Un endroit ou l on vient chercher du réconfort et comme on dit vaut mieux tard que jamais selon moi, me répond comme ça ? Elle n a pas été capable de voir mon faux self et la gde souffrance au profond de moi. Elle n a pas capté pourquoi j étais venu ici. Quand elle m a demandé dans sourire ni douceur ni empathie ni rien ce que j étais venu chercher la j ai perdu tous mes moyens, je me suis bloqué et je ne sais plus trop avec quoi j ai combler le vide mais en tout cas pas avec ce que tout ce que j aurai pu lui dire si je m étais sentie en confiance avec la personne.
    Comment voulez vous dire bein je suis venue voir si je suis sur douee ou pas comme ca lol déjà je ne trouve pas ce mot adéquat et très injuste pour les autres qui fctionne “normalement” ? Donc comment dire ca quand justement on peine pour l humilité ? Bref terriblement déçue de mon rdv a Avignon. Puis 46 ans ok c vieux et je ne suis plus à l ecole mais pr moi non dans le sens que je peux très bien m épanouir et réaliser les plus choses de ma vie a partir de cet age et même une formation ou autre. Pr moi tout est possible enfin ac mes capacités of course !
    Bon on m avait prévenu de ce centre que j allai être déçue mais a ce point la je n aurai jamais pensé

  62. Merci pour cet article , je me sens moins seul depuis peu , depuis que ma compagne comprend ce que je suis ….. C’est très difficile au quotidien, surtout que je n’ai pas été “diagnostiqué” . Elle comprend grâce aux articles comme celui ci . Merci de penser aux compagnons compagnes dès surdoué . Très bon article .

  63. Bonjour

    Je vis depuis longtemps avec une femme (15 ans ) qui vient de prendre conscience de sa douance a 40 ans. Elle m.a, a la suite de cette découverte fait part de son doute sur ses sentiments a mon égard….elle veut partir car elle a besoin d être seul….je la sens déprimée et lui rétorque qu’elle a besoin d une thérapie pour sortir de ce trou noir….elle doit découvrir son vrai self. Quelqu un a t il déjà vécu cela ? Que faire dans telle situation…
    je suis perturbé car je suis très amoureux….

  64. Oui être Zèbre ce n’est pas toujours facile, parfois il est dur de se cacher de ne pas en parler, moi j’ai trouvé la solution j’ai quelques amis zèbres avec qui je peux être enfin moi même, cela permet de décompresser et de mieux naviguer dans ce monde. Se comprendre c’est s’accepter, alors savoir qu’on est surdoué apaise les questionnements inutiles. Merci pour cet article qui permet de façon claire et très juste d’éclairer un peu sur les 2% d’individus qui cachent leur différence avec parfois de la tristesse…

  65. jai lu pour la première fois la comparaison billet froissé/valeur des gens il y a environ deux mois .. À peu près à la même période où je découvrais que j’étais surdouée..
    A la lecture de cette citation j’ai fondu en larme, tout comme ce soir..
    Merci …
    J’ai été si malheureuse pendant si longtemps ..
    Depuis peu je découvre le bonheur à travers moi et ma propre introspection, je lis, je m’ecoute, je ne me force plus à rien ..
    C’est réellement très difficile dans notre société d’être un zèbre alors merci ..

  66. Bonjour, je viens de finir de lire votre article et les témoignages et je me retrouve complètement dans tout ce que vous dites mais pour autant je ne me sens pas surdouée loin de la…peut on avoir toutes les caractéristiques que vous décrivez sans être pour autant surdouée? En tout cas merci pour votre article qui m a permis de me sentir enfin comprise et moins seule.

  67. J’ai juste terriblement envie de pleurer…Merci d’avoir mis des mots sur ce que je vis et ressens…il faut que j’apprenne à accepter d’être “différente “quand je me suis crue folle, de trop avec ce terrible sentiment qu’ il était normal qu’ on ne puisse pas m’aimer.

  68. C’est fou, c’est tout moi (a part le fait que je suis très « famille »)… c’est beau qu’il aie écrit aussi honnêtement et avec autant de details a propos d’elle. Cette femme a de la chance.

  69. C’est fou, c’est tout moi (a part le fait que je sois très “famille”)… c’est beau qu’il est écrit aussi honnêtement et avec autant de detail a propos d’elle. Cette femme a de la chance.

  70. bjr, merci pour cet article qui est rassurant pour le surdoué mais semble demander a leurs conjoints de gros efforts d’adaptations j espere que cet article éclairera leurs lanternes

  71. Excellent article!
    De rares personnes m’ont déjà assuré que j’étais sûrement une adulte HP (à haut potentiel), mais en lisant tout cela, j’avoue que je m’y retrouve complètement, j’en ai ri, et quelque part, je me
    suis sentie comprise.
    Lorsque j’étais à la Fac de Psy à Rennes, j’ai servi de cobaye pendant 48h à des chercheurs en Psychologie sociale. Ils m’avaient fait passer des tonnes de tests, je n’avais fait que ça pendant ces 2 longs jours. Tests QI etc. Et à l’issue de tout cela, ils m’avaient convoquée parce que je les avais interpelés. Ils souhaitaient que j’intègre leur équipe à la fin de mes études. À d’autres tests de QI j’avais pété les 141, 142 de QI.
    Je ne m’en vante pas, au contraire, je n’en parle jamais, surtout que j’ai moi même appris comment ça fonctionne. Et j’ai plus souvent été du genre à me dévaloriser. Mais à toi qui est une surdouée je me confie.
    Ça fait du bien de se sentir moins seule! Et reconnue aussi!
    Parce que ce sentiment d’être différente, isolée, perçue comme une hypersensible, une hyper émotive, une fragile! Alors que je suis forte dans tout ce bazar émotionnel!! Le père de mon fils (nous sommes séparés à présent) actuellement pédopsychiatre à Paris, m’a toujours dit que j’étais quelqu’une de fragile et de forte en même temps.
    Et, pardon pour ce que je vais écrire, mais… ce sentiment affreux et condescendant de trouver les gens “cons”, mal élevés, inintéressants, basiques, mauvais etc. Et avec ce sentiment d’injustice permanent qui effectivement peut rendre dingue, méchante même (violente autrefois). Je hais l’injustice et la méchanceté gratuite!! Cela provoque chez moi des réactions exacerbées, démesurées. Mais j’ai appris à me canaliser, me tempérer (merci les années de psychothérapie)
    Et étrangement, même si je trouve la plupart des gens “cons”, égoïstes etc, je suis pourtant bienveillante, hyper empathique. Je suis une éponge. Avec les hommes que j’ai connus, j’ai été attirée par leurs fissures, leur souffrance, je ramassais les chiens écrasés (sens figuré) pour les soigner, mon objectif étant de tout décortiquer, tout analyser, les pousser dans leurs retranchements pour les aider à se regarder dans un miroir et soutenir leur regard pour se sortir de là. Bref. L’electrochoqueuse. Mon frère aîné m’a souvent dit que j’étais une “sauveuse”. Aujourd’hui j’ai finalement cessé cela, (merci encore les années de psychothérapie) et décidé de veiller sur moi d’abord, et surtout. Du coup je suis célibataire! Les hommes que je rencontre ne sont jamais assez bien pour moi, ils ne percutent pas assez les choses à mon goût, ils m’ennuient rapidement hélas… Et je suis assez heureuse! Enfin!

    Merci pour cet article intéressant!

  72. Bonjour,

    J’ai entamé il y a très peu de temps une relation avec un homme surdoué, confidence entre le dixième et le onzième verre de vin, que je n’ai tout d’abord pas prise réellement au sérieux, après tout, on entend ça tout le temps…
    Et puis, moi qui ai en général la prétention de croire que je cerne plutôt rapidement le gens, leurs besoins, leurs attentes etc… je me suis très vite retrouvée démunie.

    “Pourquoi est ce qu’il s’énerve pour ça? Il est taré ou quoi?”
    ” Ca fait trois jours que je n’ai pas de nouvelles, il se fout de ma gueule ou quoi?”
    “Pourquoi quelque chose de si anodin le rend si triste?”

    Et son côté absolu dans tout ce qu’il fait, cette manière absolue d’être mono tache, qui donne l’impression de le perdre un peu à chaque fois que je ne suis plus sa “tache” du moment, une fois que son intérêt n’est plus porté sur moi, il ne l’est plus, plus du tout, jusqu’à ce qu’il y revienne, complètement, et c’est merveilleux.

    Votre article est très éclairant, pour quelqu’un qui n’y connait rien et qui n’a jamais évolué avec un surdoué, surtout en couple, il est très compliqué, au début du moins de savoir comment se positionner.
    Pour moi, la plus grosse difficulté jusqu’à présent est d’enlever le doute, je m’explique:
    Dans un couple de jeune trentenaire aujourd’hui, les rapports sont compliqués, soumis à interprétation. Pourquoi est il avec moi? Pourquoi a-t-il dit/écrit ça? Pourquoi il n’appel pas? etc
    Et ça donne souvent lieu à des apéros entre filles à rallonge pour trouver un sens au chaos du fonctionnement des hommes, et on peut en dire autant des femmes de nos jours, j’imagine.
    La, pas besoin, il est content, il le dit, il est pas content, il le dit, il est avec vous, c’est qu’il en a envie, et s’il appel pas, c’est qu’il pense ou est occupé à autre chose, et il n’est pas question du jeu du chat et de la souris habituel et sempiternel.
    Très difficile de s’adapter à ça. A la simplicité, d’une certaine façon. Prendre l’information comme elle vient sans chercher à trouver un contre sens non pas caché, mais prédéfinit par les lois des texto/appels/rdv etc…
    Ce qui fausse le rapport, c’est si le partenaire (moi en l’occurrence, en espérant ne pas être la seule tordue dans ce cas là) n’est pas dans le même schéma ou ne comprend pas le schéma de l’autre. ‘ puisqu’il appel pas, j’appel pas” “etc…
    Ca m’a pris un mois et pas mal de lecture, un petit électro choc aussi, mais je pense que j’ai saisi, ça y est.

    J’espère réellement que ça fonctionnera, je ne sais pas si je pourrais vivre de nouveau sans son esprit complexe et tellement logique, et drôle, tellement drôle.

  73. Bonjour
    Oui. La description est très juste. Et elle est particulièrement compréhensible grâce la forme donnée (ressenti d’un partenaire de zèbre). Après impression, j’ai pu enfin dresser mon profil général à mon épouse, en lui faisant lire. Bravo Myriam Roure.
    J’ai personnellement plongé dans l’alcool, et complètement abandonné ce qui est appelé le faux-self. Abandonné aussi ce drôle de monde, où finalement je n’aurais pas réussi à trouvé ma place.

  74. Bonjour madame

    C’est vraiment vrai et quasi apeurant quand on lit tout cela .. je suis un homme du Québec mais je vois que peut importe la provenance les surdoués, nous sommes pareille en général. Comme vous l’avez écrit on peut choisir malgré nous un ou l’autre moi. J’ai été dans la direction de l’agressivité et de l’affirmation au lieu du masque faux self. Ce qui m’a amené dans mon enfance a faire fuir les gens et me sentir seul, avec ma misère du perfectionniste, et ma lucidité. Je viens tout juste de savoir que j’étais surdoué, car avant je croyais que j’étais nul ou malade mental .. après tout, c’est que ma famille a toujours dit de moi. Bref sans aller trop loin dans mes problèmes, et vous ennuyer, ce que je voulais dire c’est vos propos sont véridiques. Merci madame de votre temps pour nous aider. Bonne journée

  75. Hello,

    Nous nous sommes 2 HP en couple depuis quelques années et nous avons aussi le même profil Myers-Briggs que vous pourrez aisément deviner. Notre vie personnel est des plus enrichissante et épanouissante.
    Tous les articles nous rassurent sur le fait que nous ne sommes pas seules.
    Cependant, la question qui nous préoccupent en ce moment concerne le milieu du travail : comment trouver un emploi qui nous conviennent en etant nous-mêmes?
    Encore merci pour vos articles.
    Au plaisir!

    M&S

  76. Merci pour cet article. Je suis en couple depuis 6 mois avec un homme merveilleusement différent et je l’aime pour toutes ses richesses et faiblesses. Je dirais que le plus “compliqué” à intégrer pour moi a sans doute été son indifférence ou/et sa réticence aux contraintes (familiales ou administratives par exemple), mais je le comprends et l’aide du mieux que je peux car nous nous aimons et qu’il sait à son tour me rassurer.

  77. Bonjour dr Roure,
    Quel bel article, merci mille fois! Ayant beaucoup lu sur le sujet (aussi en hollandais et en anglais) votre approche est limpide et donne des clés…
    J’ai une interrogation…
    Mon fils de 11 ans est surdoué, ma fille probablement mais pas encore testée et moi aussi (comme une partie de ma famille hollandaise)
    J’ai 44 ans et j’ai réussi a trouvé un équilibre entre mon faux self et mon vrai moi, après un long travail sur moi…divorcée car incomprise, mon nouvel amoureux est surdoué aussi mais sans le savoir: c’est tellement une évidence pourtant ! ( Et ne dit-on pas que les surdoués se reconnaissent entre eux?)
    C’est donc plus simple d’un côté car je connais le fonctionnement mais de l’autre chaque surdoué étant différent, on s’épuise! Nos hyper sensibilités s’entre choquent…Le souci c’est que mon nouveau compagnon, en dehors de toutes ses qualités merveilleuses (vif, sensible, drollisime, créatif, empathique etc) est très déconnecté de son “inner self”, se dévalorise beaucoup, s’abrutit en fumant du hashish et a un côté sombre…
    Pour l’anecdote: je suis Franco hollandaise et quadrilingue (car je parle couramment anglais portugais aussi), mon amoureux est portugais mais nous nous parlons en anglais (qu’il parle couramment aussi)car ça nous met tous les 2 sur un pied d’égalité au niveau linguistique! 😉

    Je serai enchanté d’avoir votre avis: Avez vous une réflexion sur ce sujet? Que faire quand les deux partenaires sont surdoués? Je ne sais pas si je dois aborder le sujet avec lui, j’ai peur de l’effrayer mais d’un autre côté, savoir pourquoi on se sent différent et décalé dans ce monde peut nous apporter une certaine paix et des clés pour vivre mieux et plus connecté à son “soi”?
    Y at il des articles sur ce sujet que vous pourriez me conseiller?
    Merci beaucoup et vive la vie!
    Amanda.

  78. C’est très étrange de voir son portrait résumé sur une page web, et je suis très satisfaite de voir que vous avez pu mettre des mots sur ce que je n’arrive pas à exprimer à mes proches. Non pas que je cherche un partenaire mais maintenant je saurai quels mots utiliser mon exprimer mon mal-être et les raisons de ma franchise brutale et le plus souvent assez sarcastique. Merci beaucoup !

  79. Bonjour,

    Diagnostiqué tardif HPi, j’ai longtemps porté le fardeau de cette différence. Une enfance terrible, rejeté puis adolescent dans le club des débiles à lunettes et j’en passe, tout allait de mal en pis, échec scolaires etc…. Comportements autodestructeurs se faisant, j’ai par le biais d’une psy découvert ma différence.

    Ce ne fut pas une révélation orgasmique sur le moment car je n’y voyais rien de bien important, viennent des problèmes de santé qui m’oblige à changer de métier. J’ai donc repris un apprentissage à 30 ans dans le domaine de l’informatique où j’ai pu utiliser cette pathologie pour m’en sortir haut la main.

    Je souffre toujours de cette différence, à 35 ans je suis bourré de complexe, de problèmes sociaux d’insomnies de dépendances et de mal être. Malgré une place de travail à la hauteur de mes compétences, je reste l’enfant qui souffre de ce problème. Votre analyse est sans aucun doute très juste et je vous remercie du contenu… Mais pas ce témoignage j’aimerais que les gens se rendent comptent qu’être HPi ce n’est pas une sinécure, loin de là, bien que beaucoup arrivent à s’en sortir.

    Merci de m’avoir lu belle soirée

  80. Bonjour,
    Cela fait maintenant un peu moins de deux mois que selon ma psy m’a dévoilé mon don.
    Si on peut appeler ça un don. Pour ma part, je suis plutôt un “surdoué en détresse”.
    Depuis mes 10 dernières années, avant de voir un psy, je vivais un vrai calvaire, allant de déceptions professionnelles, personnelles et amoureuses à encore plus de déceptions.
    Mes angoisses sont un vrai mal qui durcissent de plus en plus.
    Une certaine lassitude, dans tout, des idées pleins la tête, jamais rassasié, ça était pour moi synonyme d’un échec personnel et qui suit avec : encore plus d’angoisse.
    Pour m’échapper un peu et surtout me concentrer sur une chose, c’est de pratiquer un sport qui est devenu vite addictif. Mais deux heures après, rebelote , toujours ces même pensées, mon hypersensibilité….
    Je suis perfectionniste dans tout ce que je fais et je reste toujours à réfléchir à au moins 2 voire 3 solutions possibles avec variables différentes. C’est fatiguant…
    Mais depuis que je vois cette psy, j’essaye de me faire à cette idée de HP, pas tellement évident surtout quand on te l’annonce à bientôt 32 ans. C’est surtout l’impression d’avoir gâché une partie de ma vie.
    Ou plutôt de ne pas se connaitre soit même..
    Mais j’essaye surtout de me familiariser avec mon vrai self et de laisser le faux de côté. Pas du tout évident car je passe d’humeur joviale, triste, angoissée à colérique en peu de temps.
    Tout comme dans l’article ( qui au passage est très bien), mes projets sont très envahissants et surtout font des petits ou sinon des projets là aussi parfaits. J’ai fait le test avec seulement 3 projets et ce sont transformés un 7 projets. Là aussi c’est usant.
    Par contre ma plus grosse difficulté, ce sont les relations, les autres personnes autours de moi. Amicalement, je les trouvent lents, ennuyant et pas forcément drôle. Je me retiens pour ne pas les vexer car je ne suis pas forcément comme ça. Je sais que je peux faire mal donc je me bride, je me tais. Professionnellement, je suis lassé car je fais mon taff comme une routine sans débouché derrière. Beaucoup trop de bruit pour ma bulle qui est assez friable
    Sentimentalement, là c’est galère. Je suis un livre ouvert et ça fait peur aux femmes. Et pour ma part, je retiens tous, j’analyse les gestes, les dires. Et je me lasse de la personnes assez vite. C’est très délicats

    Voilà mon ressentit. Pour l’instant, je le vis très mal de cette aptitude cognitive “surdimensionnée”. J’espère surtout à mieux de connaitre un jour…

  81. Bonsoir, et merci de votre réponse !
    Je suis par ailleurs navrée d’avoir mis autant de temps à répondre.

    « Je ne sais pas si vous pouvez ressentir un sentiment d’envahissement quand on empiète sur votre territoire ? »
    Oui, en effet, cela m’arrive souvent. Il m’est déjà arrivé de dire à mes amis que je coupais tous moyens de communication simplement parce que j’avais l’impression qu’on rentrait violemment sur mon espace, l’impression que malgré leurs sourires, leurs gentillesses, ils m’étouffaient trop.

    Pareil ailleurs, j’ai eu la délicieuse surprise de rencontrer un jeune homme HPI, devenu depuis peu, mon petit-ami. C’est assez… étrange car pour la première fois, je n’ai pas peur de l’engagement, et j’ai l’impression que sans lui dire, il comprend de suite mes doutes, mes états d’âme.

    Encore aujourd’hui, j’ai des doutes sur moi, mais je ne me sens pas le courage de rencontrer vraiment un psychologue. Néanmoins, il est tellement agréable de parler avec une personne qui semble… ne pas être déphasée quand vous lui parlez.

    Je vous remercie encore un fois, pour votre précédente réponse.

  82. Bonjour,
    Cet article a été pour moi un véritable électrochoc tant sur ma personnalité (“coming out” 15 ans après la détection de la douance) que sur la nécessité de travailler dessus pour enfin en faire une force. Il m’a également permis d’en discuter de manière plus juste avec mon fiancé et de l’intégrer dans ma démarche.
    Aujourd’hui, le processus est toujours en cours mais nous parvenons nettement mieux à comprendre nos facettes (parce qu’une surdoué est peut être difficile à cerner pour un NP, mais l’inverse est également vraie!!!).
    Merci beaucoup pour cet article !!!

  83. No pb ;), vos réflexions sont intéressantes, et le thème de la dépendance que cela soit à un partenaire, au travail, au shit, une passion, à la lecture (ce qui est mon cas), au sport, à une drogue, ou autre, est un thème dont il y à beaucoup à dire concernant les personnalités surdouées.

  84. Bonsoir. L’article est bien fait, mais je ne rejoins pas le côté “mieux seul que mal accompagné”… Je ne peux évidemment faire une généralité de mon cas, mais je pense que nous sommes des dépendants affectifs, et j’appuie mon constat personnel sur le fait qu’on se sent tellement décalés qu’on tient hyper fort au partenaire qui nous fournit un lien a ce monde. Et paradoxalement, on a aussi l’idée de s’en défaire parce que cette attache, pourtant essentielle, nous maintient dans une situation équilibrée, certes, mais qui nous fait paradoxalement ressentir que l’on n’est maitre de rien… Je sais, c’est compliqué et je m’en excuse

  85. Bonjour Ashling,

    Oui nos relations personnelles et intimes ne sont pas évidentes lorsque nous sommes surdoué(e)s. Disons qu’elles sortent de la norme. Notre sensibilité fait notamment que nous devons nous protéger des personnes qui peuvent nous blesser parce qu’elles n’ont pas conscience de combien sont forts notre sensibilité, et notre besoin de délicatesse et nous avons aussi besoin de relation fortes, de sentiments profonds, nous ne supportons pas la superficialité, nous avons besoin d’authenticité. A cela, ce rajoute notre investissement dans nos passions, que vous évoqué : nous ne sommes pas représentatif des personnes qui se contentent de soirées plan plan devant la télé tous les soirs, et nous avons besoin de beaucoup d’espace mental, de temps pour nous, pour nous adonner à nos passions notamment. Je ne sais pas si vous pouvez ressentir un sentiment d’envahissement quand on empiète sur votre territoire ? C’est mon cas, je suis très territoriale envers mon lieu de vie et mon temps, ayant un besoin viscéral d’être nourrie émotionnellement et intellectuellement, mais bien entendu, chaque personne, surdouée ou pas, à sa propre histoire liée à sa patrimoine génétique, son environnement socio culturel, et sa personnalité, et donc des besoins qui lui sont propres.

  86. Bonsoir !

    Alors simplement : merci.
    Cela peut paraître idiot, mais en vous lisant, j’ai pleuré.
    “Suis-je une personne surdouée ?”. Je ne me pose cette question que depuis quelques semaines, et j’ai 19 ans pourtant. Hypersensibilité, sentiments d’injustice face à certaines causes, changements d’humeur très rapides, passions dévorantes et qui se suivent, auxquelles je peux donner 100 % de mon temps en oubliant le reste, autodestruction. “Faux self”, je ne connaissais pas ce mot et pourtant en lisant diverses définitions, j’ai l’impression que… oui, je ne connaissais pas ce mot alors qu’il fait partie de ma vie.

    J’ai toujours eu l’impression que personne ne pensait comme moi, on me disait (on me dit encore des fois en rigolant) que je suis une fille tellement passionnée que j’en suis bizarre. Ce qui a commencé à m’orienter, c’est quand pour rire avec des amies, on a fait des test de QI lors d’animation dans ma fac (médecine). Quand on m’a rendu le résultat, l’étudiante en année supérieure qui faisait l’animation m’a dit en riant que j’avais tout pour réussir mes études et m’a dit que je pouvais être une HPI. Pourtant… oui, j’ai toujours eu des facilités, une mémoire photographique et graphologique bonne, mais j’ai redoublé ma première année de médecine (à cause d’une dépression, étant hypersensible j’ai mal supporté d’être complètement éloignée de ma famille (et de mon chien)(mon confident, je l’avoue)). Pour pour moi… je ne suis pas forcément plus intelligente que mes amies.

    Et pourtant je me suis toujours sentie déphasée avec les autres, ma mère disait souvent que j’étais bien plus à l’aise à parler avec des adultes que ceux de mon âge.

    De même pour l’aspect non superficiel des HPI. Je ne suis pas un garçon manqué, et pourtant je ne me suis jamais intéressée…. au maquillage ou autre, par rapport aux autre adolescentes. J’ignore si c’est un point à retenir mais ça m’a touché.

    Cet article m’a principalement intéressé, tout comme les commentaire car il aborde les relations… amoureuses, celles d’un couple. Et c’est un gros point flou, pour moi.
    J’ignore si c’est un problème cognitif, si c’est un problème qui peut être lié au possible fait d’être surdouée… Mais j’ai toujours eu du mal avec ce type de relations. J’ai déjà un mal fou à savoir si je suis amoureuse d’une personne ou si je suis juste attachée à elle (sûrement des doutes par rapport à mes sensibilité… assez extrême). Et puis même si l’autre personne… m’avoue ses sentiments j’ai souvent tendance à me réfugier dans mes études ou passions (codage information et arts graphiques), de peur de me lier à cette personne beaucoup trop, et de souffrir du fait d’avoir l’impression qu’elle ne pense pas comme moi.
    Navré si ce point est assez développé , mais si vous répondez, j’avoue que ça me ferait beaucoup de bien d’avoir un avis sur… cette peur de ce lier avec une personne spécifique, de tout partager avec elle, et aussi un sentiment de ne plus être libre dans un couple.

    Parlant depuis peu à un jeune homme HPI, j’avoue aussi avoir peur d’une possible confirmation sur mon cas en voyant qu’il pense comme moi, a les mêmes réactions et vit mal cela.

    Encore merci !

  87. Bon courage 😉 : les surdoués ne sont pas toujours faciles à vivre, et le surdouement n’est pas non plus facile pour la personne surdouée. Et je vous comprends : du fait que nous pouvons être imprévisibles et que nos émotions bougent à la vitesse de la lumière, ce peut être déroutant pour l’entourage, sans parler du sentiment d’impuissance que peut ressentir le compagnon ou la compagne d’une personnalité zèbre dans les moments ou nous ressentons un désarroi profond, ou face à nos insomnies quand elles nous en souffrent, ce qui est assez fréquent chez les personnes qui souffrent de surdouance, et je pèse mes mots en disant qui souffrent de.
    “Il me permet d’agrémenter mon référentiel pour mieux comprendre ma compagne depuis 7 mois”. J’aime beaucoup cette phrase, représentantive de la manière de s’exprimer d&#