Je parle dans ce post de la jalousie maladive qui est un poison, lent et sur.
Sommaire
Quand la jalousie devient obsessionnelle
La jalousie relève de la paranoïa


D’ou vient la jalousie ?
La jalousie est une réminiscence de notre relation à la mère (pour les hommes), ou au père (pour les femmes) pendant la phase œdipienne de notre enfance. La jalousie est considérée, selon la psychanalyse, comme le reflet de son propre désir inconscient de tromper son partenaire. Parce que ce désir n’est pas supportable, la personne jalouse s’en défendrait, en attribuant ce désir à l’autre partenaire. Cela s’appelle la projection, on projette sur l’autre ce que nous refoulons en nous. On se fait des films, voire des séries sans fin, pour certains. Il ne sert à rien d’expliquer au partenaire jaloux(se) d’où vient sa jalousie et que ça n’est même pas de l’amour. Ca lui ferait du mal, et n’arrangerait strictement rien car les dynamiques de la jalousie sont très inconscientes. Par contre, lui indiquer que l’on en peut plus est important. De même, lui faire prendre conscience que l’on peut aimer différemment, sans en souffrir, et qu’un psy peut l’accompagner pour ça, n’est pas du luxe.
Les différentes formes de jalousie


La jalousie a-t-elle un sexe ?


Comment rompre l’enfer de la jalousie ?
Quand j’accompagne mes patients à dépasser leur jalousie, je les invite à écrire ce qu’il ressentent quand les crises arrivent si ils le souhaitent. Je leur apprends à prendre du recul, et à rationaliser de manière à ne plus être victime de leurs émotions ainsi que de leur imagination. Comment peut on développer la capacité à prendre du recul ? Grâce aux techniques d’hypnothérapie et d’intelligence émotionnelle qui aident à construire l’estime et la confiance en soi, et à prendre du recul. Ces techniques de thérapie permettent de développer sa capacité à rationaliser. Il en va de même des jeux de rôle où j’aide le (la) patient(e) à imaginer ce que peut ressentir son ou sa compagne. Il s’agit de faire comprendre que l’autre partenaire n’a rien fait de mal, et combien c’est anxiogène et injuste, pour lui ou elle. La capacité à être plus rationnel et moins émotif, c’est comme tout : cela s’apprend et cela peut se développer et s’améliorer.
Dans un second temps, je me concentre sur la consolidation de l’estime du patient ou de la patiente. Comment consolide-t-on son estime de soi ? En apprenant à s’aimer, s’estimer et en développant sa confiance en son propre pouvoir de séduction et sa valeur, pour avoir aussi confiance en l’autre.
Personnellement, j’aime employer des images. Pour l’estime, j’aime dire à mes patients que l’autre est la cerise sur le gâteau, mais que eux-mêmes sont le gâteau, un très beau gâteau. Et je les aide à réaliser que leur partenaire a autant peur de les perdre qu’eux, mais ça n’est pas pour autant qu’il le (ou la) harcèle, non, il lui fait confiance, et se laisse aller à l’énergie de l’amour, plutôt que vers de la méfiance.


Le ou la partenaire, malgré toute sa bonne volonté, ses attentions et sa patience ne peut pas aider la personne qui souffre de jalousie, car la jalousie n’est pas de l’ordre du rationnel mais de l’obsession. La personne jalouse doit reconnaitre qu’elle est jalouse excessivement et décider d’elle-même de consulter un professionnel de la relation d’aide, de même que la personne jalousée doit reconnaitre que sa bienveillance et ses bonnes intentions ne suffiront pas à aider la personne qui souffre de jalousie, que celle-ci va continuer de se sentir inquiète, obnubilée, en souffrance. Le plus pernicieux est que la personne jalousée peut s’isoler et se couper de plus en plus de ses amis en pensant protéger la personne jalouse, jusqu’à se sentir seule et déprimée. Elle peut arriver à demander le divorce ou une séparation. C’est dommage d’en arriver là. Aussi, comme le dit le proverbe : mieux vaut prévenir que guérir.



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