Apprendre à maitriser ses émotions : la haine

thérapie contre la haine

Quels sont les conséquences liées au sentiment de haine ?

Lorsque la personne haineuse prend du recul elle peut parfois se culpabiliser si elle réalise qu’elle s’est laissée emporter aussi par sa colère. Haïr et d’être haï, et le grand dada de certains couples, ou associés professionnels, séparés. Ce hair, leur permet de rester en lien car la haine est de l’amour, mais de l’amour meurtri. C’est l’expression de l’amour déformée par la blessure.
Nous détestons en général chez autrui, ce que nous n’aimons pas en nous. L’autre fait alors effet de miroir grossissant sur ce que nous refoulons au plus profond de nous. Nous pouvons aussi détester l’autre lorsque son dialogue est radical et qu’il n’y a pas de compromis possible, voir que le dialogue est un monologue, et qu’il sape nos valeurs ainsi que nos certitudes. En effet, l’être humain a besoin de valeurs ainsi que de repères pour naviguer dans les tempêtes de la vie.
Lorsque certaines personnes refusent de reconnaître leurs torts, la personne adverse peut en arriver à devenir folle de manque de reconnaissance, et cela peut se terminer en meurtre passionnel. Les journaux regorgent de ce genre de faits divers.
Sentiments liés à la haine :

  • Malveillance
  • Dégoût
  • Frustration
  • Culpabilité
  • Envie
  • Agressivité
  • Mépris
  • Dévalorisation
  • Déception : à la base de la haine, il y a la déception
  • Egocentrisme
  • Incapacité à se remettre en question
  • Intolérance
  • Racisme
  • Fantasmes de toute puissance

Travail contre la haine qui peut être fait en thérapie

Transformer la haine du patient, en l’aidant à finir par ressentir de l’indifférence, passe par les étapes de colère qui s’atténuent, du pardon, et de la mise en perspective. Exprimer de la haine ne résoud rien, les différentes manifestations collectives ainsi qu’individuelles de haine, finissent en perdant/perdant, dans le sens ou tout le monde est mécontent, et il n’y a aucun gagnant. En experimentant de la haine, comme toute émotion négative, nous sommes les premières victimes, nous nous faisons du mal en générant en nous un stress fort. Laisser tomber est la meilleure chose à faire, car l’indifférence est bien plus forte, et rester digne est meilleur pour la santé ainsi que pour l’estime de soi.

6 Comments on “Apprendre à maitriser ses émotions : la haine”

  1. La haine se compose d’une part, de violence a la fois positive (tendresse/amour) et le négative (agressivité/haine)

  2. Tout à fait, d’ailleurs souvent plus on à aimé et plus on hait la personne que l’on aime plus, et vis et versa. La haine est de l’amour, mais de l’amour meurtrie. Quand une personne n’aime plus une personne, elle lui est indifférente et ne ressent pas de haine. Après certaines personnes répondent de manière haineuse en général, car elles ont malheureusement reçue cette émotion dans leur éducation, et qu’il n’y à rien de pire que l’indifférence. En fait, elles éprouvent inconsciemment de la haine envers elles même qu’elles projettent sur autrui : http://www.coachplanet.net/conseils-de-coach/la-projection-arreter-de-ce-faire-des-films.

  3. BONSOIR, excusez-moi je ne suis pas du même avis,sur le vis et versa,On peut éprouver de la haine envers une personne et ne jamais avoir ressenti de l’amour,alors que toute relation amoureuse évolue selon des étapes, la passion,le partage du pouvoir, l’engagement et l’ouverture sur autrui, il faut tous ces paramètres pour l’amour, pas pour la haine…

  4. Bonsoir Soli. En effet, vous avez raison : nous pouvons haïr ce qu’on à jamais aimé. Je parlais de la haine dans le cadre d’une relation familiale, amicale ou conjugale, comme mon métier est celui de thérapeute familial et conjugal, l’article était lié à ce contexte. La haine dont vous parlez est plutôt liée à la peur et à des croyances parfois fondées, parfois non, des croyances sous jacente à l’émotion de haine. Par exemple : la peur de la différence de l’autre, parce qu’il est plus pauvre que moi, et que ça me renvoi plus ou moins consciemment à ma peur de la précarité. Je suis en train d’écrire un article sur le pouvoir des croyances. Les médias créent l’éducation environnementale en façonnant en nous des croyances pour parfois diviser l’opinion publique et générer de la haine, suivant leur intérêts. Les croyances est le sujet d’un de mes prochains articles ainsi que le thème du transfert. En effet, le transfert intervient aussi beaucoup dans nos émotions et donc notamment dans celles négatives, telle que la haine : nous allons détester chez l’autre ce que nous ne supportons pas de subir en nous par exemple, le plus souvent sans même nous en rendre compte.

  5. Bonjour,
    Je comprends le contexte familial. Ce qui m’intéresse est plutôt le monde du travail.
    Je travaille dans le secteur public, en santé. Je travaille avec des gens extraordinaires qui veulent changer et améliorer les choses. Le problème est que nous sommes dans la maison des fous d’Asterix avec, en plus, des narcissiques carriéristes et des blasés. Comment gérer ma frustration, ne pas me décourager devant les courriels passif-agressifs afin de ne pas abandonner? Vous dites que: « Laisser tomber est la meilleure chose à faire ». Je ne crois pas que dans mon cas, ce soit la meilleure chose à faire.
    Merci!

  6. En effet, dans le cadre professionnel apprendre à maitriser ses émotions, et les rapports de haine, voire de perversion, c’est une autre paire de manche : Mieux vaut au contraire s’affirmer : les crocs dans la jugulaire ! Il faut dans ce cas vous faire accompagner en coaching pour l’affirmation et l’estime de soi, et qqn qui vous soutient si le niveau des attaques et fréquent et élevé, si il est espacé, un coaching peut suffire.
    Bien cordialement, Myriam R.

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