Confessions d’une psy : on peut être précoce/surdouée et survivre !

Jeune, je pensais que je ne vivrais pas au-delà de 28 ans, je n’arrivais pas, purement et simplement, à me projeter dans l’avenir, tellement j’étais émotive, farouche, écorchée vive, et tout était complexe, comme c’est souvent le cas pour les personnalités surdouées ou précoce, (ce que j’ai appris de bien longues années plus tard).

Etre précoce, surdoué et souffrir de sa différence

D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours sentie décalée, différente, et j’en ai longtemps souffert, ça n’est plus le cas. Un exemple parmi tant d’autre : je ne m’amusais pas aux fêtes, j’observais. Je ne participais pas, et je ne rigolais pas de ce qui faisait rire les autres, je ne comprenais même pas en quoi c’était censé être marrant, à savoir le plus souvent, de se moquer d’une personne. Je ressentais plutôt de la peine pour la personne moquée.
Comme beaucoup d’entre nous, en tant que personnalité précoce, j’ai souffert au départ du poids de ma différence, du regard des autres car je prenais un malin plaisir à me démarquer, et à provoquer. Ce jusqu’à ce que les différentes thérapies que j’ai suivies m’aient permises de réaliser que je pouvais décider que c’était aussi une chance, et légitime d’être différent. Vous êtes précoce ? Il y a une place pour vous dans cette société. Que vous soyez instable, émotif, impulsif, cynique, détaché pour moins souffrir d’être trop attaché à nos valeurs telles que l’altruisme et la solidarité, vous pouvez tirer de la fierté de votre différence en l’assumant, et ça s’apprend ! La société aime mettre les gens dans des cases bien précises et les personnes précoces ou surdouées ne supportent pas d’être mise dans une case et encore moins dans une cage.
Au départ, comme souvent quand on est précoce, on nous fait tellement sentir combien on est chiant à ne rien faire comme tout le monde, à poser des questions qui peuvent déranger, à avoir la bougeotte, à avoir besoin d’espace vital, à se mettre une pression pas possible, et à vouloir aider tout le monde, qu’on finit par le croire qu’on est chiant ! Ce sentiment de non-respect de notre différence nous fragilise … jusqu’à ce que notre estime ainsi que notre confiance en nous soient nourries et que nous réalisions que nous ne sommes pas des monstres, mais dignes, nous aussi, d’être aimables et reconnus; entre autre pour notre compétence. Alors, être précoce et surdoué, ca peut devenir une force.
Ce sentiment (si propre aux surdoués), que mes parents ne pouvaient pas être mes parents : je me sentais si différente d’eux ! A tel point que lorsqu’on me demandait d’ou je venais, je répondais : « de l’univers » Ou encore : « qui fréquentais tu adolescente » je réponds : « Robert, Robert and Collins » tellement je m’ennuyais chez mes parents et qu’étant en perpétuelle recherche d’apprentissage et de productivité, j’en arrivais à apprendre chaque mot du dictionnaire par cœur, page par page, soir après soir! Un truc de dingue !
De même, me sentant mal à l’aise avec le regard des autres, cela ne me gênait pas de ne pas être invitée. Au contraire, ca me rassurait car j’ai toujours été exclusive avec mon temps si précieux : j’étais une bucheuse, un petit rat de bibliothèque qui avalait tous les livres qu’elle trouvait, plus heureuse avec eux, qu’avec des êtres humains, car si un auteur peut être maladroit dans ses propos, cette maladresse est perçue de manière moins violente que des propos maladroits directement balancés au visage. Lorsque l’on est un handicapé de la sensibilité, le manque de délicatesse est vécue comme un coup de poing en pleine figure, enfin c’était au début … Maintenant je sais que la sensibilité ainsi que les émotions sont une force et j’ai appris que je n’ai pas à prendre la maladresse comme un crime de lèse majesté. De même, je relativise le manque de finesse, voir le coté « bulldozer » et égoïste, ainsi que le manque d’empathie au regard de la détérioration du patrimoine planétaire, et ce du au manque de lucidité quant aux méfaits causés par les consommateurs des produits générés par les lobbyings industriels alimentaires ou ceux de Big Pharma.

Le besoin viscéral d’agir des personnes précoces ou surdouées

Nous pouvons tous agir à notre niveau; si petit soit-il, pour une planète moins polluée ainsi qu’une meilleure entente entre les gens car la pollution n’est pas que dans l’air, la terre et la nourriture. Nos émotions peuvent aussi être du poison si on ne sait pas les diriger vers un objectif. La pollution peut donc aussi être émotionnelle intra et inter-personnelle. Comme Pierre Rabhi le dit très bien, (et c’est pourquoi le colibris est le nom de son association écologique à tout niveau) : le colibri, cet oiseau si petit soit-il fait sa part du boulot en portant dans sa bouche une goutte d’eau pour atteindre la foret qui brule, et c’est déjà très bien car il fait du mieux qu’il peut en fonction de ses capacités, comme vous aussi pouvez le faire.
Contrairement aux autres ados, je ne ressentais pas le besoin d’être à la mode. Mon truc c’était apprendre, découvrir, voyager, expérimenter, créer, agir, être perpétuellement en mouvement. Une fois que j’ai eu dévoré les livres des auteurs classiques dans ma langue maternelle, j’ai fais pareil dans la langue de Shakespeare et c’est comme ca que j’ai appris l’anglais, idem pour l’espagnol, et pour tant d’autre chose. Les personnalités précoces ont la capacité d’apprendre en autodidacte et peuvent clairement s’ennuyer grave si le rythme ne va pas assez vite.
On ne peut pas dire que nous soyons au tout départ armés pour la vie sur terre … Déjà on plane total, en étant très idéalistes et avec une nette tendance à l’altruisme « mère Theresa » ou « saint Bernard » à prendre le malheur des autres sur nos épaules, comme si nous n’étions pas déjà assez empêtrés avec nos propres affects. Le sentiment d’impuissance que ressentent ces personnes face à la souffrance des démunies, des animaux, du patrimoine humain et de la terre qu’on viole à coup de pesticide, est impressionnant. Pour la terre, j’ai fini par ne plus en souffrir et cela va vous faire relativiser aussi : elle était là bien avant nous et le sera aussi après. En effet, la terre a subit des périodes de glaciation, des chutes de météorites, des pluies acides, etc. A l’échelle du temps de la terre, nous sommes des microbes : la terre à 4,5 milliards d’années, nous 7 millions. Rassurez-vous : les bactéries survivront et la vie repartira, nous non peut-être, mais nous l’auront bien cherchés ! C’est pourquoi relativiser ne signifie pas dire ne rien faire ! Relativiser signifie prendre du recul vis à vis de sa souffrance. Cela permet ainsi de ne plus être embourbé dans son émotionnel et d’agir afin d’arrêter ce carnage contre la terre et les animaux qui la peuplent.

Etre précoce et surdoué c’est quoi encore ?

C’est comme si nos sens étaient en permanence trop éveillés, à tel point que l’on doit souvent prendre de quoi nous assommer pour dormir, tellement notre cerveau turbine en permanence. Donc une variation de température n’est pas ressentie de la même manière, et il en va ainsi d’un son, d’un goût…on peut d’ailleurs être synesthète. La synesthésie est la capacité à associer neurologiquement deux ou plusieurs sens, par exemple voir les chiffres ou les lettres en couleur. Le mot synesthésie vient du grec syn qui signifie avec (union), et aesthesis, qui signifie sensation. Il nous est déjà difficile de trouver un équilibre avec nos propres sens tellement ces derniers sont éveillés. Suivant les personnes, un ou plusieurs sens seront plus développés que la moyenne : l’ouie, l’odorat, la vue, le gouter, le toucher. D’où le fait que les surdoués ou les personnes précoces ont besoin d’apprendre à développer la tempérance, à prendre soin d’eux, à ne pas s’oublier au profit des autres, à mener une vie équilibrée et à acquérir les vertus de la patience, et à se protéger car leur sens sont plus éveillés, d’où leur plus grande sensibilité et sensorialité.
Autre caractéristique : les personnes précoces ressentent ce que les autres ressentent. Ca n’est pas de la lecture de pensée, c’est de l’hyper empathie. Le plus souvent, les personnalités surdouées et précoces ne le savent pas, et sont victimes de leur marginalisation. Elles peuvent souffrir de penser différemment et de leur hyper sensibilité, au point de vouloir mourir. A cause de leur sensibilité à fleur de peau, elles peuvent vouloir s’isoler. S’isoler physiquement, psychiquement, s’enfermer pour se protéger et fuir dans les paradis artificiels. A force d’être taxée d’irascible, d’hyper indépendante, d’hyper structurée des méninges, de supra organisée, d’hyper-polyvalente, de « pour toi c’est facile », de perfectionniste, de trop entière et impliquée, qui doute d’elle alors qu’elle a tout en elle, comme fonctionne les surdoués, je finissais parfois par ne plus supportée d’être étiquetée. Et tiens, comme c’est surprenant : nous avons un tel besoin de liberté, que les métiers de libéral ou d’indépendant nous vont bien: il ne nous est déjà pas facile de composer avec nos propres rythmes sujets aux variations de notre humeur changeante, aussi ca n’est pas facile de composer tout court avec les autres, hormis avec des personnes souples.

Un regard sur vous même plus positif

En France, on sur-valorise les diplômes, pourtant parfois on se demande si des personnes diplômées, réfléchissent avant de prendre des décisions que ce soit dans leur vie personnelle, sociale ou professionnelle, pour le moins déconcertantes. Le bon sens n’est pas inculqué dans le système scolaire actuel. Un jour, une personne m’a aidée. Cette personne n’a aucun diplôme, mais elle pouvait, connaissant bien la nature, prévoir le temps qu’il ferait sans regarder son smartphone. Cette personne, une paysanne à la retraite, douée et pleine de bon sens m’a aidée en prononçant une simple phrase. J’étais invitée chez elle, et alors, que je m’excusais d’avoir sommeil une fois de plus à cause des insomnies, elle m’a mise en confiance par ses mots: « Ne t’inquiète pas, et dis-toi : après moi le déluge ». Au début, je n’ai pas compris ce qu’elle voulait dire. L’ami qui m’accompagnait ce jour là (c’était sa belle maman) m’a expliqué : « Elle te dit de faire comme tu le sens, de te sentir libre de dire quand quelque chose te gène, et de te poser moins de questions vis à vis des autres. ». Merci Suzanne. Merci Pierre Rabhi. Merci Paul Watson. Merci Colline Serreau, ces gens qui font tant pour les autres, la terre et son patrimoine.
Vous pouvez vous aussi apprendre à vous parler de manière plus valorisante : « je suis comme je suis ! » , « je prends ma place », « je m’autorise à dire non, à refuser, à faire des demandes », « j’accepte les compliments que je n’ai pas l’impression de mériter, et je me sens bien avec ma différence, mon surdoument, ma précocité, ma dyssynchronicité, mon coté zèbre, rebel », peu importe la terminologie. Tout comme vous, j’ai traversé des moments de doutes et de découragements intenses. Comme certains, j’ai dû couper le cordon avec une famille toxique, et développer l’estime pour en arriver là : ne plus s’excuser d’être sur terre comme si l’on était tout le temps de trop, mais s’y sentir bien, jusqu’à comprendre que je pouvais faire de ma créativité et ma sensibilité une force.

Etre surdoué un plus pour les entreprises

Etre surdoué et précoce ne se résume pas au réducteur test de QI, ni a sauté des classes. Il serait plus que grand temps que le système scolaire change radicalement et prenne aussi en compte l’intelligence émotionnelle (QE) c’est à dire l’intelligence relationnelle, sociale, intra et inter-personnelle (avec soi-même et avec les autres). Vous êtes anxieux, perfectionniste ? Vous observez des détails que les autres survolent et ne voient pas ? Vous vous posez plus de questions que la moyenne ? Vous aimeriez que le tourbillon des idées se stoppe dans votre esprit ? Vous en prenez plein la tronche pour pas un rond avec les autres, et étant anxieux, vous vous imaginez avoir forcément blessé l’autre, avoir mal fait tel ou tel chose ? Vous savez quoi : Laissez tomber. Les autres ne se posent même pas la question. Vivez, gardez votre sourire innocent d’enfant, et cette capacité à vous émerveiller, sinon vous allez tomber dans une fondrière d’amertume. Vous êtes plus lucides sur ce qui ne va pas et une force pour la société et les entreprises qui ont besoin de personnes novatrices, avec des valeurs morales, qui s’impliquent, ont à la fois une vision à 360 et le sens du détail, comme vous. Veillez à ce que votre hiérarchie comprenne que vous n’appréciez pas la langue de bois mais l’action, et que vous n’êtes pas payé pour faire acte de présence mais à l’atteinte de vos objectifs car on n’est pas forcément inspiré entre 9 et 18h, on peut aussi l’être à 2h du mat. L’inspiration n’a pas d’heure !

Autres articles sur le thème des surdoués et des précoces :

Comment aider les personnalités surdouées ou précoces
Comment vivre avec un surdoué

Autres blogs sur les personnes surdouées ou précoces :

http://www.talentdifferent.com
http://zebrattitude.blogspot.fr
http://www.cogitoz.com/
http://www.zebrasurdoue.com
http://zebrascrossing.free.fr   (site de rassemblement de zèbres)
http://www.douance.be/

18 Comments on “Confessions d’une psy : on peut être précoce/surdouée et survivre !”

  1. Un portrait touchant,authentique et sincère!! Merci de nous faire partager vos coulisses personnelles et l’envers du décor qui n’est pas celui auquel on aurait pu s’immaginer..

  2. Un article très utile, très vrai, très chaleureux; merci Myriam! Avant de te connaitre & de connaitre ces merveilleux liens en français (et ressources que tu partages avec discernement et générosité), j’avais du mal à en parler autour de moi….Se sentir différent, en tant qu’enfant ou adulte, n’est plus un poids, grâce aux thérapies et aux personnes qui tout comme toi, ont décidé d’utiliser leurs sensibilité et aptitudes pour nous informer, pour nous guider, pour nous aider à mieux connaitre nos ressources intérieures! Merci!

  3. Bonjour,

    Je tiens à témoigner de tous les effets bénéfiques et de tout l’effet en général que m’a apporté une des TCC que j’ai expérimentée suite à une agression physique dans le cadre d’un accident de travail. Le psychiatre qui m’a accueilli, la psychologue qui a mis en oeuvre la technique adapté après diagnostic ont réalisé un remarquable travail. C’est suite à cette agression que j’ai souhaité anticiper les conséquences d’un choc post traumatique, en effet, suite à l’agression physique qui avait été très violent, j’étais régulièrement en proie dans les jours qui ont suivi à des phénomènes inhabituels de réactions très désagréables. Une quinzaine de séances sur 6 mois et tout est rentré dans l’ordre. Un conseil: ne laissez jamais s’installer le moindre trouble après le moindre choc psychologique.
    Henri

  4. Chère psy,
    Tes confessions me font un bien fou.
    J’ai l’impression de lire mon parcours et me sens moins anormale dans cette société.
    Merci pour les avoir partagées et je les relirai dès que je douterai à nouveau.

  5. Chere Mokaly, les commentaires des gens qui me lisent aussi me font sentir moins seule et moins incomprise. Même en couple on peut se sentir seule, notamment car il y à un tel décalage entre les HP (haut potentiels, ou zèbres, ou surdouées, peut importe la terminologie) et les personnes moins sensibles et émotives, qui nous font un mal de chien avec leur maladresse, ou nous dégoutent par un geste ou une parole qui peur elles ou eux, leur parait anodin, mais qui nous fait désespérer du genre humain.
    Les doutent sont l’apanage des gens intelligents, donc c’est bien douter et ça fait aussi avancer et progresser, c’est un moteur puissant que de se remettre en question et d’être exigeant envers soi même. Il faut par contre trouver le juste milieu douter de certaines choses pour toujours augmenter ses connaissances, son savoir, mais avoir des certitudes, notamment sur qui l’on est et ou l’on va, s’estimer. Car, comme le disait Rabelais : « science sans conscience, n’est que ruine de l’âme ».

  6. Merci Myriam, cela fait un bien fou d’avoir quelques lignes synthétiques sur un problème qui est mal compris par les gens autour de nous… : être précoce/surdoué, peut importe le mot : différent, hyper sensible, émotif.

    Voilà des années que je vis cela à tout niveau en me sentant aussi fort que mauvais, détruisant mes relations affectives sans comprendre pourquoi, idéalisant tout, extra-lucide sur les comportements et pourtant tellement naïf…

    Ma dernière compagne m’a dit récemment par rapport à mon questionnement professionnel et ma remise en question sur ce que je dois faire de ma vie pro : « Toi de toute façon, tu peux tout faire »… Et pourtant, j’ai l’impression que oui je peux tout faire mais en même temps je ne pourrai pas durer sur la longueur… Toujours ce doute qui m’assaille.

    Et puis ce besoin constant d’être occupé qui me fatigue et me pousse souvent au final à ne rien faire… Ce côté « Lancelot du lac » tellement idéaliste qu’il en devient risible et hors sujet complet…

    Vous avez réussi à tout résumer ici et ça fait du bien…

    Merci encore.

  7. Ho merci pour votre retour Maxime, ça me fait toujours du bien aussi de me sentir utile et me fait sentir moins seule, donc plus entourée, à chaque fois. Par contre, c’est toujours intéressant de voir comment nous nous projetons, et nous nous voyons tous de manière différente en fonction de nos prismes, car j’aime beaucoup l’image « Lancelot du lac », alors que je me trouve structurée, efficace, pas contemplative et n’ai pas le sentiment d’avoir écrit sur le thème de la contemplation, mais peut être n’entendez-vous pas cela par l’image « Lancelot du lac », enfin .. je contemple ça me happe, mais je produis aussi, comme vous en parlez : toujours faire, moi je dis toujours être animée, avec des envie : en vie. pour moi cette expression parle aussi de romantisme, et là par contre, oui, comme toutes personnalités précoces, je suis très lucide et pourtant fleur bleue, romantique à souhait, très attachée aux symboles, à la délicatesse, tout en étant un bulldozer d’action et d’efficacité, donc pas franchement dans la délicatesse à d’autres moments.

  8. Le système scolaire français, quel drame pour les zèbres! On ne peut pas avancer à notre rythme (quel que soit le sens), on est face à une Autorité pas toujours conciliante, aux injustices, au jugement des autres et à une notation qui exacerbe notre remise en question perpétuelle et affaiblit notre estime de soi.
    J’ai personnellement toujours eu des difficultés dans ce système. Aujourd’hui je tente de faire avec puisque, a mon sens, je n’en ai pas vraiment le choix (#résignée)
    Myriam Roure est en passe de réussir l’exploit de me faire accepter le monde avec indulgence et douceur. J’apprécie énormément sa façon de mêler plusieurs techniques pour nous mener vers le meilleur de nous-même (sans qu’on s’en rende compte?).

  9. bonjour, En faisant une recherche sur le net, je « tombe » sur votre site.
    J’ai découvert tout récemment, à 57 ans, que je suis HP ! Du coup, je comprends mieux pourquoi je suis hypersensible et, surtout, pourquoi les gens sont « transparents » pour moi et le mal-être que j’en ressens.
    Je vis ça de plus en plus mal : je me sens « hors norme » et je finis par ne plus supporter les contacts sociaux, car ça finit par me faire peur. Je me sens comme une éponge devant les personnes dont l’énergie est négative !
    Je voudrais consulter un spécialiste, mais à Bruxelles. Quelqu’un pourrait me recommander qqun?
    merci bcp

  10. Certains jours, je suis fatigué de vivre ces montagnes russes des émotions et de la sensibilité. Il y a des jours où tout va bien, des jours pleins d’idées, de projets, de lumière. Puis d’autres où tout est vide et noir (environnement planétaire, mal-bouffe, inégalités outrageantes….). Et tout ceci se succède parfois sans crier gare.
    Parfois, je ne comprends pas ce qui se dit autour de moi et tout HP que je sois je pense alors être bête à bouffer du foin.
    J’ai été identifié il y peu, à 46 ans. Cela m’a immédiatement soulagé de ne plus me penser fou. Cela m’a immédiatement fait arrêter de me demander chaque matin depuis 30 ans qui je suis ou ce qui fait que je me pose cette question.
    Malgré tout, je ne vois pas de différence entre moi et autrui. Je me sens toujours parfois encore plus bête que quiconque malgré tous mes diplômes et savoirs.
    Et puis, j’en pleurerais de rage, je ne comprends souvent pas ce que je fais ici sur ce monde. Non pas que je m’imagine être un extra-terrestre mais bien que la question du sens me taraude constamment. Je ne parviens pas à avoir une de ces vies moyennes sans question, sans orientation, où l’on se sent bien avec pleins de copains, un match de foot, une grosse bagnole et où on se dit « après moi, le déluge ».
    Par moment, c’est insupportable d’être à la fois si plein de richesse que l’on est un monde en soi et que l’on ne s’ennuie jamais tout en se sentant tellement coupé des autres avec tant de difficultés à les rencontrer simplement.

  11. Myriam,
    Merci !!!
    Vous décrivez bien le parcours du HP en cours d’acceptation de ce qu’il est !
    Si l’on prend les niveaux logiques, l’hp part de tout en bas..jusqu’à son identité… Des lors tout se met en place tranquillement.
    Vous parlez de l’entreprise, le hic, c’est qu’ils sont dans l’incapacité de nous tolérer tellement leur ego prime sur l’humain.
    Je suis en train de devenir sophrologue.. Après 20 ans d’ingénieur commercial…. Comme par hasard…
    Merci encore
    Ludo

  12. bjr article très intéressant dans lequel je me retrouve malgré mes 57 ans ce qui me parle le plus c’est de se sentir seule en couple même si le conjoint dieu merci est calme gentil patient il n’empêche que ce sentiment de solitude est constant .Ayant eu des traumatismes d’enfants: maltraitance j’ai toujours attribué ma personnalité a ses douleurs donc je ne sais pas si je suis surdouée mais sans famille j’ai trouvé les solutions pour m’en sortir grâce à l observation de l’être humain si complexe au demeurant . Si j’écoute mes proches je suis endurantes persévérante je réussis ce que j’entreprends si cela me plait comme de me remettre aux études a 47 ans pour apprendre le japonais et après l’anglais à cause de l enfance chaotique je n ai pas pu me réaliser comme j’aurais pu mais d’aussi loin que je me souvienne j’adorais étudier découvrir voire comment fonctionne les choses et l’humain.Par influance j’ai fait des études d’infirmière qui ne me plaisaient pas donc j’ai echouer la troisième année du coup j’ai fonder une famille j’étais persuader qu’au travers d’elle je trouverai qui j’étais . ce fut dur un vrai challenges mais j’adore les challenges. on me reproche ma trop grande empathie un attachement exclusif à ma famille mais aussi aux autres comme si le bonheur des autres dépendait de moi on me dit casse pied car je tiens pas en place je sais pas me poser avec l âge je les comprends .j ‘ai toujours compris que j’étais différente assez vite mais sans famille et des blessures physique et psychologique en plus j’ai compris que personne ne m’aiderait . j’adore être autonome mais j’ai besoin profondément des autres je pense trop souvent à la mort aussi ce qui me pousse à vous écrire c’est que mes enfants ont les mêmes symptômes par conséquent n’ayant pas eu la même enfance on est tous artistes qui s’oublient ou pas! pourquoi on t’ils aussi ses malaises la douance n’est t’elle pas en somme un gros manque d’équilibre que je recherche inlassablement dans ma vie?
    merci de m ‘avoir lue .

  13. Je n’ai jamais ete testee, mais je me reconnais dans beaucoup d’aspects, et comme dans certains des commentaires que je viens de lire, je ne considere pas comme surdouee ou precoce. Je dois dire qu’ayant grandi dans une famille bilingue, c’etait normal d’etre different de toutes facons, alors passer a coter de la mode vestimentaire, des gouts musicaux, des ragots etc ne me pesait pas plus que ca. Peser le pour et le contre pour dire la bonne reponse ou pas, pour ne pas perdre la dynamique de la classe etait normal. Il y avait asssez de livres de toutes sortes a la maison pour me satisfaire. Et on se comprenait en famille.
    Je me reconnais aussi dans celui qui entend dire « de toutes facons, toi, tu peux tout faire ». Combien de fois je l’ai entendu, et ca ne sert qu’a se sentir diminue, parce qu’on n’est arrive a rien. plein de projets mais rien de concret, parce qu’on voit tout ce qui peut aller de travers, tout ce qui manque, ses propres limites. Se sentir nulle et e meme temps ne pas comprendre pourquoi personne ne comprend la situation (politique, ecologique, relationelle, spirituelle) Perdre le gout d’inventer et se refugier dans les reveries, voyant que ca n’interesse personne. Aller chez des psy pour s’entendre dire que « c’est la grossesse, ca va aller mieux apres, vous verrez ». (en fait c’est pire, parce qu’il n’y a meme plus le temps d’etre seule, de vivre a son propre rhytme). Je suis en train de retourner la tendance depressive. j’ai appris a regarder la vision d’ensemble. Appris que faire quelque chose, meme d’insignifiant, la ou on est, avec ce que l’on a, est important. Dieu sait tout, donc peu importe si je me sens nulle ou extraordinaire, j’en saurai jamais autant que lui, et je suis aimee independamment. Et tout ce que je fais en son esprit (aimer, encourager, apprendre, partager, enseigner, planter, aider, prendre le temps d’ecouter, ne pas juger, pardonner, cultiver ce que je sais faire, dire la verite, etre honnete avec moi et les autres,… la liste est longue) sont autant de pas, grands et petits, qui m’aident a etre moi meme sans ecraser personne.

  14. Merci pour ce témoignage et ces informations qui me font comprendre ‘enfin’ mes réactions parfois démesurées !!

  15. Bonjour, je me reconnais à 100% dans l’article. merci pour vos explications. ça fais un ouff de soulagement je vais enfin me reconstruire. Tout n’est pas perdu Je vais remonter la pente et me battre.

  16. Bonjour c’est carrément çà!!!! en ce moment je suis frustrée et déçue ; mais je m’en veux moi même d’être comme çà car je n’ai aucune raison de ressentir cette émotion si ce n’est que j’attends trop des autres. Besoin d’affection surtout en période de blues. J’ai parfois l’impression de simuler un état d’âme pour recevoir de l’affection et me rassurer sur le fait qu’on m’aime. Ce fichu attachement ou dépendance affective qui pèse trop lourd. Je comprends pourquoi est est attiré par le MANIPULATEUR car il sait répondre à ce besoin, alors que la personne « normale » ne comprend pas et ne sait pas y répondre.

  17. Bonjour cet article me parle beaucoup , j’ai l’impression que l’on parle de moi sans prétention ou autre mais j’ai jamais voulu l’accepter .Un psy , neurologue et même à l’école ils l’on vu .Franchement je n’y croyais pas car pour moi j’avais de grave difficultés meme si j’avais des bonnes notes pour moi j’ai travaillé d’arrache pieds mais je me suis toujours ennuyé et toujours senti différente partout ou j’allais .Au travail , les responsables ou chef d’équipe me disaient à chaque fois en tete à tete qu’ils avaient travaillé dur pour en être arrivé à là en me menaçant presque comme si j’allais leur prendre leur place et franchement j’en voulais pas .Quand je travaille pour moi je fais juste mon travail mais je m’ennuis très vite alors je prends des initiatives qui ont toujours gêné. J’ai vu que même dans ma vie familiale, sentimentale, relationnelle avec autrui m’exaspérer.J’ai toujours été bien seule car je me retrouve et je peux visiter un musée ou lire tranquillement prendre le temps etc…. s’intéresser à tout et échapper aux moqueries et j’en passe. Plus je prends de l’âge, plus je m’évade et m’épanouis quand je suis seule dans tout. Au Niveau sentimental ou ma relation avec les autres, j’ai souvent cru que ça venait de moi parce que l’on me disait souvent mais non c’est toi tu es une débile, capricieuse et les psys c’est des malades ect…voila ce que ma famille, mon conjoint de l’époque me disait … Jusqu’au jour ou j’ai consulté dans ma vie au moins 3 psys suivant les années qui ne se connaissent pas et tous m’ont dit que j’étais une femme qui est normale et hypersensible et que je n’étais pas seule à être comme ça. Il m’ont fait ressortir mon moi intérieur parce que j’avais littéralement perdu confiance en moi et j’ai repris confiance en moi quand j’ai su ce que j’étais et j’ai pu accepter mon potentiel. Du coup maintenant je me suis mise à fond dans mon épanouissement et mon travail et n’écoute plus les mauvaises langues et j’avance.

  18. Bonjour Valette, je suis ravie que vous alliez mieux et soyez reconnectée avant tout à vos capacités et pas aux jugements des autres. Et notre précocité ou surdouement n’est pas qu’une galère mais aussi un don précieux. Je vous invite à lire les 3 articles sur ce thème : Comment aider les personnalités surdouées ou précoces
    Comment vivre avec un surdoué et faire de sa sensibilité un atout.
    Bien cordialement, Myriam Roure

Laisser un commentaire

N'hésitez pas à partager vos idées, cela me fera plaisir et cela peut aider d'autres internautes. Si vous souhaitez préserver votre confidentialité, il vous suffit de mettre un pseudo.

Tous les commentaires ne seront publiés qu' après vérification de leur contenu par le modérateur.