Comment vivre avec un ou une surdoué(e)

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Pour la majorité des gens, un ou une surdoué(e) est une personne ayant un quotient intellectuel très au-dessus de la moyenne et qui réussit tout. Cette image est fausse ! Pour faire court, le QI moyen est évalué à 100 quand une personne surdouée, est au-delà de 130. On parle d’une personne « surdouée » ou encore d’une personne à « haut potentiel » pour signifier que ce n’est pas tant les actes en eux mêmes qui importent mais leurs potentiels à les réaliser. Et voici justement pourquoi l’image de la personne ultra douée qui réussit tout est un faux cliché : ce sont avant tout des personnes exigeantes. Les personnes surdouées le sont surtout envers elles-mêmes, et se mettent une telle pression que parfois elles pensent mais n’agissent pas, ce qui entraine de réels problèmes relationnels avec les autres. Les surdoués représenteraient, un peu plus de 2% de la population. Mais comme tous les surdoués ne passent pas des tests et que les tests ou examens stressent énormément certains types de surdoués qui peuvent ainsi les foirer complètement. Donc les tests ne sont pas fiables à 100 %,  ils ne sont pas représentatifs de tous les surdoués, ce qui signifie que ces statistiques sont en dessus du véritable pourcentage de surdoués. Surtout que les surdoués en souffrance ne viennent pas tous consulter. Personnellement, je suis persuadée qu’il y en a plus que 2%.

Qu’est-ce qu’une personne surdouée ?

Si la personne surdouée a un haut potentiel, elle ne sera pas forcément en mesure de le développer et de se réaliser pleinement, notamment dans sa vie personnelle. Déjà, parce que les personnes surdouées sont à l’image des autres, à savoir que : un tiers des personnes surdouées est en échec, un autre tiers est dans la moyenne, et seulement un tiers (en effet) pense, ressent, agit vite et est très doué dans son domaine. Elles sont modestes, se trouvent nulles, sont hyper critiques et se dévalorisent, ce qui ne rend pas leur relation avec elle-même et les autres aisée. Et, à moins qu’elles aient fait un travail sur elle-même, elles peuvent vite se sentir mal dans leur peau et pas à leur place dans cette société.

Ce que ressent l’autre, dans une relation avec un(e) partenaire surdoué(e) ?

Un(e) surdoué(e) est complexe, et difficile à cerner. Il/elle peut donner l’image d’être parfaitement autosuffisant(e). Le ou la partenaire d’une personne surdouée peut ressentir que la personne surdouée n’a pas besoin de lui (d’elle) si ce n’est le temps d’en faire le tour, de le ou la comprendre, pour nourrir son besoin de compréhension, car les personnes surdouées adorent découvrir, analyser, décortiquer, comprendre, rationaliser, puis se lassent vite. Elles aiment être stimulées, mais ont aussi besoin de calme. Donc un partenaire réactif leur est capital. Elles aiment les personnes qui captent, et assimilent vite, mais pas ultras dynamiques, car elles s’épuiseront. Les surdoués sont très observateurs. Ils ou elles n’ont pas des yeux, mais un scanner. Ils ou elles n’ont pas d’oreilles, mais un radar ! Donc il vaut mieux que leur partenaire ne soit pas susceptible, car elles voient tout de suite les défauts ou axes d’améliorations et souvent les disent, car pour elles chacun peut se prendre en main et s’améliorer. Leur partenaire pourra donc leur dire qu’il n’a pas leur capacité d’adaptation et se faire respecter en posant des limites. En effet, la personne surdouée pourra, sans s’en rendre compte, les pousser. Cependant, si on le lui indique, elle pourra rectifier le tir car les surdoués sont bienveillants. Un(e) surdoué(e) gérant plusieurs choses en même temps, assimilant vite et trouvant souvent, par elle-même, les solutions et les réponses, il vaut mieux que le partenaire ne se sente pas complexé sur le plan intellectuel. Par ailleurs, si le(la) partenaire surdoué(e) ne peut pas ralentir sa vitesse de compréhension et d’assimilation, il/elle ne cherche absolument pas à générer des complexes : il ou elle va juste à son rythme. De son côté, la personne surdouée devra apprendre à développer de la patience, de la tolérance et de la bienveillance, vis à vis du fait que les gens ne « captent », ne « pigent », et ne « sentent » pas aussi vite qu’elle, au risque sinon de ressentir de la solitude. Ils ont du mal à comprendre que les autres ne s’adaptent pas aussi vite qu’eux et ne trouvent pas toujours le bon côté des choses, et des solutions rapides et concrètes, (quand ils vont bien, pas quand ils sont en mode déprime ou tout est noir). Aide psy, vivre avec la sensibilité quand on est surdoué
De même, le ou la partenaire peut se sentir inutile ou se dire que son (ou sa) partenaire surdoué(e) va rapidement s’ennuyer. Il ne faut pas s’y fier. C’est juste que la personne surdouée a besoin d’être amadouée. Les personnes surdouées le sont (surdouées) car elles sont très sensibles, même si elles se sont construites un faux self dont je parlerai plus loin et qui les fait passer pour tout le contraire : insensible et hyper rationnel(le). Etant très sensibles elles sont farouches et ont donc besoin d’être rassurées et de se sentir en sécurité. Par contre, les personnes surdouées ne sont pas des plus sécurisantes pour leur partenaire, pouvant être sujettes à des accès d’anxiété, de déprime ou de colère. Elles vivent en effet mal l’injustice et sont « vraies ». Elles ne trichent pas, ne mentent pas, et peuvent donc s’exprimer avec une vérité brutale. Ces personnalités sont extrêmes: elles sont donc extrêmement douces mais peuvent être aussi violentes. Le ou la partenaire ne doit donc pas être en recherche de calme plat, mais aimer une personnalité plutôt passionnée et engagée dans ce qu’elle fait. Aussi, le partenaire, s’il n’est pas à la hauteur de ses attentes intellectuelles, et s’il n’a pas la capacité de prendre rapidement des initiatives, comme elles en sont capables, le partenaire sera alors perçu comme un frein. De ce fait, le ou la partenaire d’une personne surdouée peut se sentir en danger, et en insécurité. Comme tout être humain, elle a bien entendu besoin des autres, d’amour, de partage, et n’est pas autosuffisante. Mais son engagement à ses causes professionnelles ou personnelles ne l’aide pas à tisser de l’intimité : ces personnalités ont un grand besoin de temps pour eux, étant hyperactif(ve)s, intellectuellement très productives et souvent créatives. Elles ne laissent que peu de place à l’affect, dont elles ont pourtant grand besoin. Leur partenaire pourra les inciter à se ménager et à faire de la place pour de l’intimité dans leur vie. Les personnalités surdouées sont dynamiques et actives. Aussi, vivre à leur côté demande de l’énergie. Cependant, cela a aussi un avantage : ce sont des personnes motivantes. Leur joie de vivre et d’entreprendre est dynamisante. Par contre elles n’aiment pas les contraintes: leur imposer par exemple une vie de famille plan plan, des réunions familiales ou autres, sera vécu comme une contrainte. Par conséquent, un partenaire dont les valeurs sont le respect des protocoles risquent de souffrir.

Ci-dessous le témoignage d’un homme en couple avec une partenaire surdouée

Ma partenaire est autonome, libre, créative et indépendante. Le fait qu’elle ne se sente pas redevable, ni contrainte me plait. Ma partenaire m’ouvre son amour pour la seule raison qu’elle m’apprécie, et pas parce qu’elle veut que je lui fasse la cour, l’invite au resto, soit son chauffeur avec ma voiture,  ou autre. Je trouve ça plutôt « cool ». C’est ce qui m’a plu en elle : elle est authentique et elle s’est positionnée clairement vis-à-vis de moi : c’est ma femme, pas ma mère, ni une femme-enfant. Pour moi c’est valorisant car elle m’a choisi et m’aime pour moi : c’est à dire, pour ce que je suis et non pour ce que je pourrais lui apporter, ou ce qu’elle pourrait projeter d’elle en moi.
C’est une femme autonome financièrement et intellectuellement. Elle est forte, tendre, sans complaisance, diplomate ou rebelle suivant comment elle souhaite se positionner. Elle dit d’ailleurs que la vie est un grand théâtre, tout en étant pourtant sérieuse. Elle est affirmée, et parfois j’ai l’impression de vivre avec une substance inflammable. Comme j’ai la capacité de désamorcer les conflits, quand elle rue dans les brancards, comme je reste calme et rationnel, elle redescend tout de suite en pression. Ce qui l’a rend dingue c’est d’étre déçue, car au fond, c’est une idéaliste. Sa complexité fait son charme. Sa valeur de liberté de son temps est forte. Elle n’accepte pas qu’on lui impose quoi que ce soit: que ça soit un rythme ou une manière de penser. Elle pense donc par elle-même, et n’a besoin ni d’un mentor, ni d’un papa, ni de me materner. Elle aime improviser. Si les choses sont trop programmées à l’avance, elles perdent de la saveur pour elle. J’ai compris que ça serait à moi de m’adapter parce qu’elle ne le ferait pas. On dit des personnes surdouées que ce sont des zèbres, car contrairement à l’autre équidé, leur cousin, le cheval, le zèbre a développé une astuce génétique qui lui permet d’échapper aux mouches : ses rayures. Et parce que tout comme un zèbre ne peut être domestiqué, uneAide partenaire surdoué, psy Myriam Roure personne surdouée préférera mourir que de perdre sa liberté de pensées et de mouvements. On ne peut pas les acheter. Physiquement, les regards de ma partenaire sont d’une sensibilité à fleur de peau. Elle a une profondeur d’âme. Alors que mes premiers mots, lors de notre première rencontre, étaient vides et très inappropriés, elle n’a pas sourcillé ; du moins sur l’instant, et faisait abstraction des mots pour ressentir mes maux. Elle ne m’a pas jugé sur ma maladresse et a réussi au contraire à percevoir ma profondeur que je cachais; par une pudeur exessive, en affichant une attitude très virile, qui en avait fait fuir plus d’un, et qui n’est pas moi. C’est un peu comme si elle ressentait des choses qui ne sont pas dites, comme si elle avait un sixième sens, à l’instar de certains animaux. C’est une femme qui s’intéresse au monde, qui réfléchit, ce qui est stimulant car nous avons des échanges intéressants. Sa motivation pour ses projets me stimule, ainsi que sa créativité. Car elle écrit bien, et fait de magnifiques portraits en photo. Elle sait clairement ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut pas. Finalement je trouve ça plus facile qu’avec d’autres femmes qui attendaient que je devine leur besoin ou leur désir. Elle me fait penser à un diamant brut. Comme elle n’a plus 20 ans, elle a appris à canaliser son altruisme, le don de soi, et à affirmer ses besoins sans concession. Ce qu’elle ne faisait pas avec ses précédents partenaires qui l’ont faite souffrir. Je suis toujours impressionné par sa mémoire, et le fait qu’elle trouve le mot que je cherche pour finir ma phrase. Son hyper sensitivité (ses sens sont tous à l’affut et enregistrent tout) et son hyper réactivité font qu’elle peut parfois vite s’agacer de ne pas avoir une réponse directe à son attente du moment. J’ai constaté son exigence envers elle-même, et envers moi, ce qui me pousse à me surpasser. Et comme elle a bon fond, quand je me plante, elle ne me juge pas mais m’encourage. Elle a une acuité impressionnante sur tout, et encore plus vis à vis des situations de danger. Elle attend alors de moi que je tienne mon rôle à ce moment-là, car elle peut vite passer d’un self-contrôle impressionnant  à un état de panique, de colère, voir de rage, pour un manque de politesse ou de respect de la part de quelqu’un. Elle réagira de même s’agissant d’une injustice (envers des causes qui lui tiennent à cœur : le respect des personnes plus faibles, le respect de la planète, de sa faune et de sa flore). Et comme un animal (un chat…), elle peut être brutale par moments, et très délicate à d’autres. Elle est charnelle et sensuelle. Elle est très sensible aux odeurs, et ne peut pas ne pas porter de parfum. De ce fait, ma partenaire me montre son amour par ses sens. Elle me le fait sentir plutôt qu’elle ne me le dit. Je ressens qu’elle a un besoin viscéral de moi, et c’est agréable !

Comment avez-vous vécu l’hypersensibilité de votre partenaire ?

S’agissant du côSurdoué à fleur de peauté hyper sensible de ma partenaire surdouée, qui l’a rend affirmée et farouche, je lui ai dit de lâcher le faux self, afin qu’elle soit vraie avec moi. Elle s’autorise donc à me montrer son hyper sensibilité, ce qui est beaucoup plus simple et agréable pour elle que de la cacher. Elle ne se sent pas ainsi jugée d’être aussi sensible.  Je pense qu’elle était beaucoup plus torturée étant jeune. Et comme elle a maintenant une activité ou elle s’occupe des autres, elle se sent utile dans ce monde qu’elle essaie de toute ses forces d’apaiser à son petit niveau. Cette hypersensibilité peut la faire se focaliser et s’énerver sur une chose, en apparence futile, mais qui va prendre des proportions disproportionnées pour elle. Elle ne se noie alors plus dans un verre d’eau, mais dans une goutte d’eau. Au début je ne savais pas trop comment appréhender et gérer une si grande sensibilité. Le fait est que je suis quelqu’un de cool, de calme, de tempéré, que je l’aime, et que je ne veux donc en aucun cas l’empêcher d’être elle-même et d’exprimer cette hypersensibilité qui fait partie d’elle. Surtout que je sens que ce fut longtemps le cas et qu’elle en a beaucoup souffert par le passé. En fait, comme elle est ouverte au dialogue et qu’elle m’explique comment elle ressent les choses, ça m’aide. Elle est directement connectée à ses émotions et j’ai compris que c’est à la fois un avantage et un inconvénient. Je suis d’ailleurs impressionné par sa capacité à mettre des mots sur ses ressentis, ainsi que sur ceux des autres personnes aussi.

Quid de votre relation à son hyperactivité intellectuelle, et à son hyper productivité ?

Elle est concentrée, hyper focalisée, et a du mal à « ralentir » son cerveau voir à le mettre Insomnie surdoué en off. Ce qui fait qu’elle est sujette aux insomnies et que le moindre de mes mouvements dans le lit la réveille. Aussi, je dors dans un autre lit. Son engagement dans sa profession engendre en journée une hyper productivité et une hyper concentration sur son travail, où là encore, elle est parfaitement autonome. Elle est libérale. Elle est sa propre autorité et sa propre assistance. Elle ne supporterait pas une autorité, comme c’est souvent le cas des surdoués. Ils ont besoin de liberté. Toute entrave ou interférence entraine une réaction sans ambiguïté de sa part. Les  surdoués sont en survie permanente, donc elle défend becs et ongles son territoire, comme un animal. Sa capacité de production impressionnante est à double tranchant : le rendu est impeccable, mais cette surproduction entraine dans le même temps un stress, des angoisses parfois, et un sommeil fragile, car son cerveau continue de tourner.

Vivez-vous différemment votre relation avec votre partenaire parce qu’il s’agit d’une personne surdouée ?

Aide haut potentiel, zèbre, sur efficient, Chez un ou une surdoué(e), tout est multiplié, donc, oui je vis différemment notre relation. Ma partenaire ressent tout plus fort, c’est comme si les filtres de ces sens étaient perméables. De même, je ressens ma partenaire comme plus spirituelle, sensuelle, intellectuelle, et plus vivante, que mes anciennes partenaires. Ses réactions spontanées, primaires, et farouches transpirent cette « beauté-bonté » et le sont à fortiori, si on ne s’arrête pas tant aux mots, qu’aux maux que traverse la personne surdouée. Je ressens aussi en ma partenaire un lien très profond, avec la nature mais aussi avec tout ce qui est de l’ordre de l’intellect dont elle ne peut se passer (il y a toujours une tonne de livres qui trainent dans toutes les pièces). Et, ce qui est typique aux surdouées, c’est qu’elle est toujours en recherche d’amélioration d’elle-même. Ce qui est touchant et bouleversant. Ce qui est sympa c’est qu’elle me surprend toujours. Déjà par son bon sens et parce que je ne m’ennuis jamais, car, même si elle est complètement investie dans son métier qui la porte et qu’elle porte,  elle sait aussi trouver des idées pour que nous nous détendions. Elle connait mieux Paris que moi, qui suis pourtant de Paris alors qu’elle non ! Elle m’à fait découvrir des salons de thé japonais aux gâteaux fait en fonction des saisons, l’institution Angélina que je ne connaissais pas, où le chocolat chaud est un rêve éveillé, le jardin de Bagatelle à Boulogne, elle connait par coeur la vie du duc D’Aumale qui fut propriétaire du château de Chantilly, du coup visiter le château avec elle est mieux qu’avec un guide touristique ! Elle a une culture générale large ! Je suis moi-même dans le domaine du cinéma, de par mon activité professionnelle, et elle me rappelle parfois que c’est tel réalisateur qui a fait tel film, avec tel acteur ou actrice, alors que c’est mon domaine !

Quelles sont les caractéristiques des surdoués, que vous relèveriez le plus chez votre partenaire ?

Les caractéristiques liées au fait que ma partenaire soit surdouée sont indéniablement son hyper activité et productivité. Sans oublier sa faculté d’observation et sa capacité à m’émouvoir, qui lui sont naturelles. C’est évidement impressionnant pour une personne non surdouée. Mais ce qui l’est encore plus, c’est que pour elle, c’est normal. Elle se trouve même nulle ou bof quand elle n’est pas dans son rythme de croisière. Le fait qu’elle soit à la fois polyvalente, experte, et qu’elle s’adapte très vite à la personnalité qu’elle a en face d’elle, sont des caractéristiques typiques aussi des personnes surdouées. Et bien sûr, son hypersensibilité et sensitivité qui se manifestent aussi bien par son besoin d’harmonie, sa relation intrinsèque au beau, au bien, et à ce qui est. Une personne surdouée est à fleur de peau et peut décontenancer, être incomprise par une personne à contrario détachée, et blasée. Ce que j’ai constaté aussi, et qui est une des caractéristiques des surdoués, c’est qu’elle déteste le gâchis; qu’il soit matériel, intellectuel, de son temps…Elle a besoin de « performer », et de tout optimiser.

Enfin, qu’est-ce qui différencie pour vous un surdoué d’une autre personne ?

surdoue-differenceLa majorité des personnes est simplement plus classique, plus terre à terre, formatée, ancrée dans une routine, motivée par les mêmes banalités ou évidences, se pose moins de questions et ne cherche pas à changer et améliorer le monde. Une personne surdouée a une exigence intrinsèque, une vie intérieure motivée par de valeurs authentiques et fortes  auxquelles elle ne dérogera pas. Ma partenaire surdouée n’est pas motivée, elle est transcendée par ce qui lui plait. Ce qui peut différencier une personne surdouée d’une autre personne, outre le fait qu’elle n’est jamais à court d’idées, c’est que tout est multiplié, qu’elle a toujours environ 80 livres d’avance à lire, pour vous donner un exemple ! Ce qui fait aussi la différence avec les autres personnes, c’est son pragmatisme. Elle est intello tout en étant habile de ses mains. De même, contrairement aux autres personnes, son intelligence est à la fois analytique et globale. C’est à dire qu’elle est capable d’aller dans le détail, mais sans perdre de vue la vision globale de ses projets, et inversement. Et j’ai plutôt rencontré soit des personnalités expertes, soit des personnes généralistes, mais rarement les deux. Dans ce qui les distingue des autres personnes, je dirais aussi, que leur monde est au demeurant passionnant : les surdoués sont érudits.

Quels sont les défauts de votre partenaire surdouée ?

Ma surdouée n’aime pas répéter, elle a peu de patience et peut vite s’agacer. De mon côté, étant une personne et un partenaire calme et patient, ça ne m’affecte pas. Elle aime la précision, l’expertise, le talent, le fait qu’on emploie le bon mot, au bon moment, avec la bonne personne et au bon endroit. Il peut lui arriver de me faire sentir que je ne suis pas à la hauteur si je ne suis pas aussi réactif qu’elle. Mais je pense que c’est tellement souvent, (tellement elle va vite (ressent, agit et pense vite)), qu’elle ne le dit qu’une fois sur dix. Comme je ne suis pas dans les rapports de force, que j’aime la franchise, et que j’ai « lâché l’égo » depuis belle lurette, je ne prends pas ses remarques cinglantes comme une critique, mais au contraire comme une opportunité de m’améliorer. Ces remarques sont en effet pertinentes, même si elle a une sincérité brutale. Ainsi, grâce à elle, j’accélère ma propre réactivité, et ma sensibilité se développe. Ayant un métier artistique, forcément ça me convient, et je prends exemple sur ma partenaire en optimisant mes journées. Comme toutes les autres personnes surdouées, elle est évidement sensible à l’harmonie en général et elle vit très mal le bruit ainsi que la confusion. Ces personnalités ont besoin de leur bulle, de « leur monde » dans lequel elles vivent avec des objets qui les rassurent et qui sont toujours à la même place, des sortes de rituels. Elles se sentent vite agressées dès qu’un élément vient les perturber. C’est à vous de vous fondre dans leur moule, elles sont en demande de ça, et vont se lasser ou se sentir mal aimées si vous n’êtes pas en mesure d’y répondre vite et bien. Ma partenaire, comme toutes personnes surdouées, exècre la méchanceté gratuite, ainsi que le manque de politesse et de respect. Si elle en est victime, elle peut y répondre avec violence, allant jusqu’à la confrontation directe. On peut alors ressentir leur réactivité et leur force. Je parle là des personnes surdouées qui ont appris à s’imposer et à se faire respecter. Car avant qu’elle ne travaille sur elle, elle encaissait sans rien dire. Ayant une éducation me disant de rester zen, quelle que soit la situation, j’étais dans les premiers temps surpris de ses réactions. Car elle peut faire fi de l’environnement direct et être prête à en découdre, si elle ressent du stress. Parmi ses défauts, on pourrait considérer le fait qu’elle ne tolère aucune contrainte. Par exemple, ma partenaire n’est pas traditionnelle, donc les réunions de famille la barbe. Elle a alors le sentiment de perdre son temps quand elle aurait pu avancer sur tel ou tel projet, vu qu’elle a toujours, comme les livres, plusieurs projets d’avance. Comme ma famille n’est pas à cheval sur les protocoles, ça n’a pas posé de problèmes. Ma partenaire y participe quand elle le veut, et ne se sent nullement forcée. En m’informant sur les personnes surdouées j’ai appris que ça n’était pas là une de leur caractéristique, que certaines sont très famille, trop d’ailleurs, fusionnelles. Comme ces personnes sont vite autonomes ça doit moins être évident pour elles. Le « remède », si je puis dire, est un partenaire complémentaire : un partenaire zen, posé, enjoué, non traditionnel, aimant l’originalité, et patient, mais qui pige vite.

Avec un(e) partenaire surdoué(e), mieux vaut être préparé aux idées noires auxquelles ces personnes peuvent être sujettes, non ?

Oui. La maltraitance des animaux dans l’industrie alimentaire pour la junk food, le mal causé par la vente des sacs plastiques qui polluent la Idées noires, surdouéeplanète, les océans, et tuent les animaux qui les avalent. La déforestation, la disparition de la faune et de la flore, entre autre pour la production d’huile de palme, mauvaise pour la santé. Tous sont des causes qui la font se sentir terriblement impuissante et douloureusement meurtrie, avec parfois des idées noires voire morbides. Elle préférait alors mourir que ressentir cette douleur. C’est la capacité impressionnante aussi d’empathie qu’ont les surdoués. Son goût du bon sens et son combat pour la préservation du patrimoine naturel, me bouleverse et me rend fier même si je ne peux que partager sa frustration. Ressentant plus fortement le manque de respect, de civilité, l’indélicatesse, la bêtise pour le profit à outrance, et la superficialité des gens, ça peut la miner. Les injustices telles que la pollution de la planète, l’exploitation des enfants dans les mines d’Afrique pour les diamants ou d’autres choses, les automates qui vont de plus en plus remplacer les humains l’amènent à se poser des questions pour trouver des solutions, et la font se sentir seule. J’ai appris qu’elle devait alors absolument passer en mode action : participer à une pétition, à une manifestation pacifique pour alerter l’opinion, quoi que ce soit, mais agir afin que son sentiment d’impuissance ne la ronge pas de l’intérieur. Qu’elle ne soit pas engloutie par une émotion de dégout pour ce monde et ne veuille plus en faire partie. C’est pourquoi elle se protège et est dans sa bulle, sa passion qui est aussi son métier. Me concernant je souffre évidemment de la voir avoir des idées aussi noires et de ne pouvoir rien faire quant au passé (on ne peut le réécrire). Le fait est que les personnes surdouées vivent pleinement les choses (bonnes ou mauvaises) et les enregistrent. Je tends à lui signifier que le passé n’est plus, et ce définitivement, que ce vers quoi elle doit tendre c’est demain, et qu’il ne tient qu’à elle qu’il réponde positivement à sa différence. Mais comme les surdoués sont lucides, dans les phases down, elle me répond que le monde de demain ne sera pas beau à voir…. Ce qui aide, c’est que ces personnes certes plongent vite, mais remontent aussi vite de leur état dépressif. Elle en a traversé de nombreux, liés à des burn out, à son implication, à sa sensibilité. Mais elle semble avoir maintenant trouvé un équilibre, en faisant notamment beaucoup de sport, en s’occupant plus d’elle et moins des autres, une caractéristique aussi des personnes surdouées. Sa thérapie lui a beaucoup apportée. Elle est plus sûre d’elle, de ses capacités, ou de sa valeur : elle s’estime. Avoir du temps pour eux, pouvoir lire, apprendre, et créer, est capital pour les personnes surdouées. De même, le sport les aide à mieux dormir, car les personnes surdouées sont sujettes aux insomnies. Ce qui jouent aussi bien sûr, sur leurs idées noires.

L’avis de la psy sur ce témoignage du partenaire surdoué(e)

Psy pour suroudéDans le témoignage ci-dessus, cet homme a la chance d’être avec une personne surdouée qui a bien tourné, qui a su faire de sa sensibilité une force et qui a su tirer, une fierté de sa différence. D’ou sa capacité à s’affirmer et à faire respecter sa différence. Elle a, à n’en pas douter fait un long travail sur elle-même, en étant accompagnée par un professionnel. Elle a ainsi su trouver un équilibre de vie. Mais c’est loin de toujours être le cas. Au contraire, le plus souvent les personnes surdouées doutent en permanence, se dévalorisent, et peuvent donc perpétuellement être insatisfaites. L’insatisfaction chronique, les remises en question permanentes, l’insomnie ou l’hypersomnie pour fuir la réalité à laquelle sont sujettes les personnes surdouées peuvent les mener à la dépression, voir aux tentatives de suicide. En tant que partenaire vous vivrez beaucoup plus en harmonie, si votre partenaire est surdoué(e), en l’aidant à transformer ses doutes en certitudes. C’est un des axes principaux du travail que je fais quand j’accompagne ces personnes surdouées. Car si le doute est nécessaire, lorsqu’il est permanent, il est anxiogène. Parmi ce qu’on peut constater chez ces personnes, c’est leur humilité, leur capacité à se dévaloriser, être aveugle sur leur capacité, leur hyper lucidité, ou encore leurs questionnements métaphysiques même à des âges ou l’on ne se pose pas ces questions(ou on est plutôt intéressé à jouer à la play station). Leur ligne du temps est beaucoup trop condensée : les personnes surdouées vivent dans l’urgence, et sont hyper actifs, ou procrastinent par souci de perfection. Elles connaissent rarement l’entre deux. Comme dans toute relation de couple, un partenaire soutenant, encourageant et valorisant sera un plus. Si le ou la partenaire peut aider la personne surdouée à développer sa capacité à ressentir du plaisir dans sa vie en général et pas uniquement à focaliser sur le résultat qu’elle veut parfait, ça sera aussi une grande aide pour le ou la surdouée. En tant que partenaire vous pouvez l’aider à donner le temps au temps, leur apprendre que Rome ne s’est pas faite, ni détruite en un jour. Les personnalités surdouées sont souvent des visionnaires et vivent dans l’anticipation et le futur. Leur apprendre à être dans le moment présent est capital. De même, dans le témoignage ci-dessus, le partenaire n’évoque pas la naïveté de sa partenaire. J’en déduis que celle-ci n’est plus toute jeune, car une de leurs caractéristiques est leur naïveté. Une naïveté qui relève de la pureté et en font des proies faciles et idéales pour les pervers narcissiques et les manipulateurs. De même, leur insatiable besoin de comprendre et leur insatiable curiosité n’est pas évoquée, alors que c’est une de leurs caractéristiques. Les surdoués s’intéressent, creusent, analysent, se questionnent, doutent, et questionnent les autres.

Les pièges à déjouer en tant que partenaire d’une personne surdouée

Un ou une surdoué(e), tout comme l’enfant surdoué d’ailleurs, peut trouver les autres ou l’apprentissage ennuyeux, car ils assimilent plus vite que les autres personnes. Ma partenaire m’a expliquée qu’elle a souffert de solitude et d’être en décalage par rapport aux autres enfants, puis ados, et avec ses anciens partenaires. Ça peut paraître paradoxale, mais une jeune personne surdouée, qui ne sait pas que son mode de fonctionnement n’a rien « d’anormal », se trouvera en difficulté et se jugera durement pour sa différence. Donc un des pièges est de ne pas accepter sa différence, de ne pas en faire une qualité, ou un tremplin, mais de la limiter pour se sentir comme les autres. Un autre piège typique, est que le surdoué ne sait pas préjuger de ses limites ni de son potentiel et peut ainsi se retrouver en permanence en compétition avec lui-même, qu’il soit enfant, adolescent, ou adulte. En tant que partenaire, nous pouvons donc aider nos partenaires surdoué(e)s à se poser, les inciter doucement mais sûrement, à décrocher de temps en temps, et ce pour que leur cerveau se repose.

Qu’est-ce qui frappe chez un(e) partenaire surdouée ? Les maitres mots sont : authentique et très sensible.

Ce qui frappe au premier abord chez une personne surdouée c’est qu’elle est très vite affectée, car très sensible et authentique. De même, son bon sens et sa lucidité font qu’un surdoué déteste le gâchis en général, les pertes d’argent, de temps, et a du mal à relativiser. Les personnalités surdouées sont tout, sauf superficielles. Les surdoués ont une grande éthique. De par cette hyper sensibilité, ils souffrent régulièrement de ne pas être compris face à des difficultés, qui pour d’autres personnes peuvent paraitre futiles. La souffrance peut être mentale et physique: le surdoué peut somatiser, ce qui peut paraître disproportionné et impressionnant pour l’autre partenaire. Le ou la partenaire surdoué(e) ne triche pas, ce qui fait que la personne surdouée peut être d’une sincérité brutale, tout comme les enfants peuvent l’être. Mais encore, la personne surdouée a aussi du mal à exprimer ses émotions, et lorsqu’elle le fait c’est de manière spontanée : c’est blanc ou noir. Leur apprendre que la vie passe par toutes les couleurs de l’arc en ciel, et qu’elle est nuancée leur sera d’un grand secours. La personne surdouée est perfectionniste et se met beaucoup de pression, ce qui fait qu’elle ne s’arrête jamais et est très volontaire. Le principe de modération ne lui est pas inné. Ce qui est flagrant aussi c’est le fait que les personnes surdouées sont d’excellentes observatrices : elles voient tout, sentent tout, ressentent tout, tous les sens étant plus éveillés. Elles peuvent donc remarquer et dire des choses qui dérangent. Leur transmettre l’idée qu’on peut que pour se protéger, on peut appliquer le consensus, peut les aider. Elles sont exigeantes envers leurs proches et encore plus envers elles-mêmes. Ce qui frappe aussi chez une personne surdouée c’est sa générosité, son dévouement à sa cause, ainsi que sa sensibilité esthétique. La bêtise et le mauvais goût les dépriment, les heurtent, et les choquent. Hormis les personnes surdouées qui s’anesthésient, avec du shit, des somnifères, de l’alcool ou en se construisant un faux self, pour ne plus souffrir, ce qui est époustouflant aussi chez ses personnalités, c’est leur détermination face à l’adversité qui les stimule. Mais aussi leur clarté de pensée, de concentration, et leur capacité de production très rapide, qui pour elles, leur paraissent normales. Quand elles stressent, elles ont du mal à prioriser et tout devient urgent. Elles peuvent alors se noyer, de par leur grande émotivité, non plus dans un verre, mais dans une goutte d’eau. Comme ce sont des personnes entières, elles ont souffert de personnes moins intègres, dès leur plus jeune âge et, en réaction, ont mis en place un mode défensif digne d’une forteresse. Et ce qui frappe, c’est qu’à la fois elles sont très attachées à leur partenaire tout en faisant croire qu’elles ne le sont pas, de par ce mode défensif. Ca ne répond tout simplement pas à leur croyance intime, qui veut qu’il faut être autonome de tout dans la vie. Ca vaut aussi sur le plan affectif, car elle redoute la mort de la personne aimée. Etant lucide sur le temps qui passe, elles ont peur de perdre – d’un accident ou d’une maladie – bref de la mort, la personne qu’elles aiment  de celui-ci ou celle-ci. Elles aiment contrôler, et ceci n’est pas contrôlable.

Comment composer avec la spontanéité, les idées noires, le besoin d’espace, le manque de confiance et l’impulsivité de mon/ma partenaire surdoué(e)?

Il y a deux réactions de comportement possibles face à la spontanéité parfois gênante. Soit le partenaire prend les propos spontanés contre lui/elle, même si ces propos sont vrais mais désaffectés et purement factuels. Ces propos peuvent donc être perçus de manière dure. Soit le ou la partenaire a la capacité de relativiser et de rester calme. Ca n’est pas sur les mots que devra se focaliser le partenaire, mais sur ce qu’il y a de sous-jacent. Il pourra alors développer du recul, et garder son calme face à la matière inflammable que peut être parfois la personnalité surdouée. Pratiquer la Communication Non Violente, qui fait partie de l’intelligence émotionnelle, marche très bien, et ça permet de reconnecter les personnalités surdouées à leurs émotions. La spontanéité de ces personnes est aussi une merveilleuse fraicheur. Certaines personnes surdouées sont plus créatives mais aussi beaucoup plus dispersées, et de par leur ligne du temps, c’est à dire leur conception du temps, ont du mal à s’organiser. De ce fait, quand elles parlent, elles peuvent partir dans tous les sens, et leur discours sera confus. Dans ce cas, le mieux est que la personne surdouée soit suivie par un professionnel de ce type de personnalités. Le professionnel pourra l’aider à se recentrer car ça peut devenir épuisant et usant pour le partenaire. Surdoué, vivre avec.Les surdoués sont sujets au burn out ainsi qu’aux états dépressifs. En tant que partenaire, vous pourrez les en préserver en les invitant à se poser, à se reposer, à les faire décrocher de leur activité professionnelle ou loisir (quand ils l’ont trouvé, ce qui n’est pas le cas de tous les surdoués) auquel elles se donnent corps et âmes jusqu’à épuisement et burn out. Il faut leur apprendre que : qui veut aller loin ménage sa monture. Comme ils apprennent très vite, en leur répétant quelque fois, ils intègreront le fait qu’ils peuvent s’autoriser de prendre plus leur temps en général. Les surdoués sont anxieux tout en étant hédoniste, drôle de mélange ! Donc il vaut mieux pour eux que leur partenaire soit rassurant et bon vivant. Bien sûr, les déculpabiliser de se faire aider auprès d’un professionnel quand ils vont mal, sera aussi utile. Pour vivre sa relation au monde, un surdoué a besoin de stimuli, donc d’être entouré. Il a aussi un grand besoin d’espace (physique et mental), de solitude, de se retrouver seul pour réfléchir, créer, s’imprégner (encore une fois, je parle de ceux qui s’autorisent à le faire, pas ceux que le doute inhibent). Le partenaire du surdoué se devra de laisser la personne surdouée s’épanouir et se ressourcer dans ses moments de solitude, et ne pas se sentir rejeté(e). Car les surdoués doutent en permanence de leurs compétences et n’ont pas toujours confiance en eux, ce que décrit fort bien le partenaire dans son témoignage sur sa partenaire surdouée. Il évoque aussi son sentiment de mal-être intérieur car les surdoués sont pessimistes et voient souvent le mauvais côté des choses. Par conséquent, sans être nonchalant, ce qu’elles ne supportent pas, elles apprécient qu’on les rendent plus légères en les aidant à mettre les événements en perspective. Deux partenaires impulsifs ne pourront pas rester en couple sur du long terme. Il y aura trop de tension que le/la surdoué(e) ne supportera pas de par sa sensibilité et le fait qu’ il ou elle n’apprécie pas les conflits. L’adversité saine (intellectuelle par exemple) le stimule, mais pas les joutes verbales stériles. Donc si vous êtes tombé amoureux d’une personne sensible, et déroutante car à la fois fusionnelle et indépendante (de vous), que vous ne comprenez parfois rien à rien, ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas avec un extra terrestre !

Les surdoués sont des ados et des adultes qui dérangent et donc s’excluent à cause de leur lucidité, et dégout de l’hypocrisie

Si votre partenaire est surdoué(e), il ou elle peut avoir tendance à s’exclure et à se marginaliser par sa grande sensibilité, son besoin de justice, et son authenticité qui lui fait interpréter parfois la diplomatie comme de l’hypocrisie. Le monde lui apparaît comme plus dérangeant et agressif qu’à d’autres personnes. Il faut donc comprendre et tolérer son besoin de s’isoler tout en le incitant à se créer un réseau de personnes bienveillantes, authentiques et calmes afin qu’il/elle ne souffre pas de solitude et ne se renferme pas. Comme les surdoués détestent les faux-semblants, ils peuvent parfois être amers, sarcastiques, avoir des réactions farouches, et surtout le mot parfait et tranchant. Ils font mouche, et peuvent donc déranger les autres. Vous voilà averti quant à ce qui risque de se produire avec vos amis ou votre famille. Ceci dit, ils savent parfaitement aussi, quand ils le veulent, faire semblant, ce que nous allons voir ci-dessous. Et vous pourrez être épatés de voir combien ils peuvent se rendre fort aimables quand ils le veulent.

Le surdoué et le faux self

Faux self, surdouéPour ne pas se sentir différent, et exclu, enfant, ado et jeune adulte le surdoué développe souvent un « faux-self ». Un faux self est une personnalité de façade, ou une sorte de masque, lisse, qui ne laisse rien transparaitre. Ce faux self leur permet de s’intégrer à la norme, à l’éducation de leur famille, de l’école, ainsi qu’aux relations avec autrui. Quand un(e) surdoué(e) décide de faire quelque chose il le fait très bien, et souvent on peut passer totalement à coté de son mal- être. Ce faux self le protège. Quand il n’arrive plus à maintenir cette « adaptation », ou qu’il n’est pas arrivé à se construire ce faux self, le surdoué se réfugie alors, (et je tiens au mot refuge), dans l’agressivité, l’hyper réactivité face à ce qu’on lui dit; et ce associé à de la susceptibilité. Il peut aussi s’enfermer dans la rêverie, l’absence, le mutisme ou pire encore, dans des comportements autodestructeurs.

Comment comprendre les comportements auto- destructeurs des personnes surdouées ?

Les comportements destructeurs peuvent être l’isolement, l’anorexie, les tentatives de suicide, des prises de drogue, d’alcool, ou de substances qui les font planer et s’échapper de la cruauté des aberrations et injustices de ce monde auxquelles elles sont si sensibles. Leurs comportements destructeurs sont en réaction à un monde qu’elles ne comprennent pas et parce que ce monde, selon elles, ne comprend pas non plus les efforts qu’elles font pour s’y conformer. Souvent les personnes surdouées ne se sentent pas à leur place, et ne veulent pas l’être dans ce monde fait de faux semblants et de privilèges.

Pour résumer comment vivre avec un(e) surdoué(e)

Pour vivre en harmonie avec une personne surdouée, je vous invite à respecter sa différence. Elle en a déjà tellement souffert par le passé du sentiment de non appartenance, d’être vue comme une drôle de bête, d’être différente, que votre partenaire ne supportera pas que vous ne l’acceptiez pas tel qu’il ou elle est. Et comme une personne surdouée préfère être seule que mal accompagnée, elle pourra vous quitter si elle ne se sent pas reconnue, acceptée et aimée dans sa différence, pour qui elle est et comme elle est. N’hésitez pas à la valoriser et lui expliquer aussi vos besoins. Comme elle assimile vite, elle pourra rapidement y répondre. Je vous invite aussi à la rassurer en lui disant que vous êtes en vie et n’avez aucune envie de mourir. Ça peut paraître idiot, mais ça leur fera un bien fou. Soyez présent pour votre partenaire surdoué(e) tout en lui préservant son besoin d’intimité. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire : trouvez le bon dosage. Mais comme votre partenaire surdoué(e) vous fera sentir tout de suite son mal-être, si vous êtes réactif vous saurez vous adapter. Vis-à-vis des comportements destructeurs, expliquez-lui que si un billet de 500 euros est froissé, par terre, les gens voudront toujours le ramasser, et que sa valeur, même si elle/il se sent froissé(e), vaut toujours la même chose. Il est capital de lui dire régulièrement qu’elle ou il a de la valeur, car les personnes surdouées sont aveugles quant à leur valeur ainsi qu’à leur compétence, d’ leur humilité.

Pour en savoir plus sur les surdoués :

Comment aider les personnes surdouées
Confession d’une psy : on peut être précoce/surdoué et survive

Aider les personnalités surdoués et précoces

Pour ceux d’entre vous qui ne peuvent financer des séances, j’ai créer des mp3 d’hypnose et de coaching, dont un pack : mieux vivre la précocité et le surdouement, qui en association avec le mp3 confiance en soi, réuni les thèmes qui pourront  très concrètement aider les personnes précoces et surdoué au quotidien.Aide haut potentiel, zèbre, sur efficient,

 

 

 

191 Comments on “Comment vivre avec un ou une surdoué(e)”

  1. Je n’ai jamais estimé faire partie des personnes surdouées, mais en prenant connaissance de cette analyse, je suis tombé sur de nombreux points communs en relation avec mon cas personnel.

    J’ai repris quelques extraits, que j’ai classés en 2 catégories :

    Tout d’abord le côté éthique :

    • Relation intrinsèque au beau, au bien, et à ce qui est vrai
    • Vivent mal l’injustice. Ils sont « vrais »
    • Les personnalités surdouées sont tout, sauf superficielles. Les surdoués ont une grande éthique
    • Détestent le gâchis; qu’il soit matériel ou intellectuel
    • Ne trichent pas, ne mentent pas, et peuvent donc s’exprimer avec une vérité brutale.
    • Ils n’aiment pas les contraintes d’usage
    • Toujours en recherche d’amélioration d’eux-mêmes
    • Une personne surdouée préfère être seule que mal accompagnée

    Ensuite sur le plan des capacités :

    • Capacité d’observation, liée à une intelligence à la fois analytique et globale
    • Besoin de « performer » et de tout optimiser

    Tous ces points me décrivent étrangement. Mais d’autres ne me correspondent pas :

    • Ils comprennent vite, assimilent vite
    • Le fait qu’elle soit à fois polyvalente, experte, et qu’elle s’adapte très vite à la personnalité qu’elle a en face d’elle
    • Hyperactifs, hyper-sensibles

    En réalité, je suis lent dans l’immédiat, mais pertinent sur la durée (capacités analytiques). Appréciant les choses dans leur réalité, je suis moins sensible que beaucoup de gens, ne serait-ce que, par exemple, à la mort.

    Doué, je le suis, étant capable de réaliser seul en trois mois ce qui peut prendre un an à une équipe d’ingénieurs informatiques. Le principe consiste à imaginer le plus court chemin qui mène au résultat.

    Ne pensant pas être surdoué, je me demande si le côté éthique peut vraiment s’appliquer à eux. Je connais beaucoup de gens sensibles à l’état de la planète, mais c’est vrai que je ne peux pas dire qu’ils sont sensibles au « vrai ». Très peu de gens s’intéressent réellement au sens des choses, à ce qui est vrai. C’est donc une nouvelle piste que je me dois de creuser.

    En tout cas, merci pour cet article, qui peut être utile à des personnes de tous bords, pas seulement celles qui sont directement concernées.

  2. bonjour Hubert, je vous remercie pour votre commentaire. En fait c’est surtout une éthique vis à vis d’eux même, liée à une exigence forte, et la pollution les soucie car c’est à relié à l’injustice et au gachis. Bien entendu, l’éthique et le souci de l’écologie ne s’applique pas qu’aux surdoués, heureusement ! :-).

  3. Bonjour,

    Boule dans la gorge. Larmes retenues. Stupéfaction de lire mon portrait craché alors qu’il ne s’agit pas de moi. Joie de me sentir moins seule, comme comprise et acceptée telle que je suis, au travers de cet article. MERCI.

  4. Merci pour votre retour Camille, car ça fait du bien pour les auteurs de voir que leurs écrits sont utiles. Et non vous n’êtes pas seule, loin de là ! Et oui, vous avez bien compris, nous pouvons êtres comprises et acceptées pour qui nous sommes, telles que nous sommes, et pas pour ce que nous faisons.
    Concernant le coté saint Bernard des surdoués, je vous invite à lire l’article : Comment aider les personnalité surdouées.

  5. Merci, merci, merci! Du fond du coeur, de l âme , du corps. De tout. Se sentir «normale» dans ma différence est un cadeau! Un réel plaisir de se «voir» valorisée et ce sans jugement. Vous l compris , je suis enthousiaste!…..bien à vous.

  6. Merci à vous pour cet article. Je m’y retrouve beaucoup! et j’y retrouve aussi beaucoup de ce que me dit ma psychologue. Je suis précisément dans la phase déprime et comportements destructeurs suite au départ de mon mari il y a 4 ans… J’y retrouve aussi beaucoup mes enfants, ma fille testée à 138 de QI et à fleur de peau qui a aussi très mal vécue la séparation (elle a 16 ans aujourd’hui) et mon fils non testé, mais je suis convaincue de ses capacités hors norme qui lui s’en sort avec le faux self, mais de temps en temps, l’hyper sensibilité remonte à la surface ce qui engendre mal être et angoisse… Je me comprends mieux et je les comprends mieux.

  7. Je n’ai pas pu retenir mes larmes en lisant votre article, j’y retrouve vraiment ma personnalité et la difficulté que j’ai à avoir des amis(être seule que mal accompagnée. Après cette lecture, je me sens moins « anormale » et surtout, grâce à vous, je comprends mieux la réaction des « autres » face à mes remarques. ..Merci infiniment

  8. Bonjour,
    Je comprends vite.
    Mais j’ai toujours un sentiment d’échec paralysant et je finis par concrétiser ces échecs.
    Je passe ainsi de l’émerveillement à la déprime.
    La difficulté de réfléchir « dans le cadre » me donne souvent l’impression d’une pensée contrariée et contrite.
    Et puis je me retrouve dans le mal-être relationnel décrit, par la difficulté à nouer des relations et à les conserver.
    Je ressens aussi le fait de porter un masque qui devient de si pesant que tous mes efforts y sont alloués, avec pour corollaire la peur de ne pas être accepté, et l’agressivité rentrée qui me ronge. Le mot de paralysie me revient alors à l’esprit.
    Le pire est peut-être d’être parfois identifié comme étant intelligent alors que je me sens juste inadapté.
    Je n’arrive plus à envisager de construire une relation car j’ai l’impression de n’avoir que du sang et des larmes à offrir.
    Vivre comme cela est un enfer.

  9. Mme Roure :j ai 42 ans et cela fait maintenant un an que je vis avec ma partenaire et son ptit bout qui m ont totalement accepté tout comme moi et vu notre fusion spirituelles et intimes et de par son métier qu elle (ma partenaire)exerce (orthophoniste)et son amour empathique et de part la dureté et méchanceté de certains et surtout grâce a notre amour et bonnes « étoiles « nous sommes arrivées il y a 1 mois environ a ce constat :je suis HP surdoué douane hypersensible hyperactif avec mes moments de repos neuronnals et depuis j « avale « sur ce sujet ;merci encore a vous de « nous »aider par vos écrits ;j aimerai tellement vous rencontrer vous et tout ceux qui travaillent professionnellement et de manière thérapeutique également ;(chose non exclue car je suis steward de profession depuis 11an et vit sur l ile de la reunion ;je sais qu il me faut passer certains tests (chose qui se fera très vite);j ai trouvé en ma partenaire amie amour femme une personne incroyable et unique a mes yeux,d ou mon avancée a grand pas mais plus que de questions j aimerai apporter des réponses a moi même et aux cliniciens car j ai (et depuis l enfance )une compréhension émotive de mon être ,expérience ,ma ligne ,mon cheminent de vie sont « intrasequement « en moi,mes expériences mes parcours mes « combats » mes pensées ,anticipations,réactions ,mes sens,ma compréhension des autres de moi,ma maîtrise et non maîtrises aux injustices ,aux non respect,bref il faut que……ah ce foutu lol HP :et pour couronner le tout ma mère était dans la justice(greffier )et feu mon père (dans l armée puis reconverti aux impôts )donc je baigne dans cette visualisation du monde qu un HP ,zèbre ,surdouée ,être extra terrestre (en ce qui me concerne c est extra terrestre de l amour ,j adore ce terme car il me convient parfaitement et ma moitié pourrai confirmer☺️Et parceque mon HP a affole de manière positive ,depuis cette découverte mes synapses sont en ébullition a ce sujet alors merci encore a des personnes compétentes et sensibles comme vous l êtes

  10. Bonjour,

    Très bon article que j’ai pris la liberté de mettre en lien sur mon site:
    ladislaskiss.net dans la rubrique bibliothérapie/enfants et adultes à haut potentiel.
    Cordialement,
    Dr Ladislas Kiss

  11. Je viens de pleurer à la lecture de ce billet. L’impression, même si je le sais, d’être normale. En fait.

  12. Bon super si vous vous sentez soulagée, bien sur que nous sommes normaux, on peut être différent et dans la norme ;-), c’est à dire différent sans être marginal. Il faut de tout pour faire un monde, la manière de penser des surdoués n’est pas linéaire mais en arborescence, d’où notre créativité et le fait que nous pouvons nous disperser si l’on apprend pas à canaliser nos pensées et émotions.

  13. Bonjour Docteur, vous avez bien fait, bravo pour votre rubrique enfants et adultes à hauts potentiels, je vais aussi écrire sous peu des articles sur les enfants et ados surdoués, leur souffrance, le fait qu’ils se sentent très seuls et comment concrètement nous pouvons agir afin qu’ils soient fiers de leur différence au lieu de la subir.

  14. Le sentiment d’échec chez les personnes qui vivent ou « souffrent’ de cette forme de surdouement est classique. Nous souffrons d’un syndrome de l’imposteur et à partir de là tout est bon pour nous dévalorisés. Il est nécessaire d’inverser la tendance : je suis ne pas un imposteur, je suis moi, tel que je suis, et en fait, je suis plutôt désarmants et les autres m’aiment. J’accompagne les personnalité à haut potentiels, soient SF, ou surdouées, et donc très émotives, notament avec la PNL et l’intelligence émotionnelle qui permettent d’agir sur nos croyances et de canaliser nos émotions ainsi que nos pensées qui font que parfois nous aimerions que « ça s’arrete dans notre cerveau », tellement nous n’en pouvons plus de penser tout le temps.

  15. Génial, enfin un article qui résume et explique bien la situation. J’ai beaucoup de mal à expliquer comment je fonctionne, vous l’avez fait, merci !

  16. Bonjour,

    Après avoir lu tous vos articles, je comprend mieux.
    Mon Qi est de 156.
    Tout y est et c’est très difficile à vivre au quotidien .
    Seule. Torturée, insatisfaite,perfectionniste à l’extrême . le résumé de ma vie

  17. Bonsoir Francoise.
    Je ne suis pas étonnée que vous ayez lu tous mes articles : les personnes surdouées ne font pas les choses à moitié. Il n’en tient qu’à vous pour que le quotidien soit plus facile. Je suis passée par là, le lâcher prise m’à été transmise : je ne me prends plus la tete sur des détails, j’avance, je ne me bloque ni ne m’inhibe plus. Et je ne suis pas d’accord avec le titre qui à d’ailleurs fait un tollé, du livre : Trop intelligent pour être heureux. Même si cet auteur et ce livre ont eu le bénéfice ainsi que le mérite, de faire mieux connaitre les personnalités surdouées. Nous pouvons, en tant que surdoués bien vivre notre surdouement, ne plus le subir et être très heureux.

  18. Magnifique texte! J’ai été très surprise par les émotions inattendues ressenties pendant la lecture. Et fascinée par ces notions de « manque de confiance », de  » faux-self » et de « comportement auto-destructeur » chez les surdoués. J’ai hâte de lire vos articles sur les enfants surdoués…Merci.

  19. Merci LUMI, ça va me motiver à écrire l’article sur les enfants surdouées et comment les aider du mieux possible, car je rédige les articles, le soir ou le dimanche en plus de mon travail et c’est épuisant parfois.

  20. Bonjour Myriam,

    Merci pour votre réponse.
    J’ai hâte également de lire vos articles sur les enfants surdoués car je pense que mon fils l’est également.
    Est-ce héréditaire ?
    Nous n’avons jamais pu mettre un nom sur son mal être
    nous avons entendu beaucoup pourtant et principalement hyperactif, dyslexique, dysorthographique, enfant en manque d’amour, mélancolique, ayant toujours besoin de se faire remarquer et d’être le premier en tout et partout.

    Merci

  21. Bonjour Myriam,

    J’ai l’impression de me retrouver dans tous ces témoignages.
    Il y a t il un blog de discussion à ce sujet
    J’ai crée sur mon face book un groupe nommé surdouées – HP – témoignages .
    Pensez-vous que cela pourrait être possible de le partager avec vous ?

    Merci pour votre réponse

    Françoise

  22. Bonjour. Je trouve que les commentaires sont aussi intéressants que l’article. De manière générale, il semblerait que toutes les personnes qui le lisent se voient dans la peau de la personne surdouée et non dans celle du partenaire de cette personne … Je trouve cela d’autant plus amusant que le charmant monsieur qui partage la vie de sa femme HP ne l’est sans doute pas moins qu’elle … Je reste en tous les cas interpelé par le fait que toute personne lisant un article sur le sujet s’identifie presque systématiquement au surdoué ou à la surdouée. Bref, nous sommes tous des surdoués … à moins que ce ne soit notre ego qui se plaît à le croire ? J’ai lu récemment les commentaires d’une personne qui se présentait comme telle … mais qui était incapable d’aligner trois mots sans fautes d’orthographe grossières et qui, interpelé sur ce fait, a commencé à insulter littéralement son interlocuteur en le traitant de con incapable de comprendre parce qu’il n’était pas lui-même une personne à haut potentiel … En d’autres termes, cela me dérange un peu de voir que nous sommes tous des êtres supérieurement intelligents et que nous nous sentions obligés de commenter de tels articles – fort authentiquement intéressants – en faisant référence à notre QI si impressionnant. Mon épouse, que j’admire beaucoup pour des tas de raisons que je connais et d’autres que je ne connais pas, a réorienté récemment sa carrière professionnelle vers le coaching. Elle a suivi des tas de formations et côtoyé de nombreuses personnes à cette occasion. Il n’y en a pas une seule qui ne s’est pas présentée comme HP avec un sourire faussement gêné … Conclusion : il est normal que chacun de nous retrouve quelques traits de sa personnalité dans l’article. Cela fait-il de chacun de nous une personne à haut potentiel ?

  23. À bientôt 44 ans, je ne me suis jamais vraiment intéressé au sujet mais depuis quelque temps, la vie m’y ramène régulièrement… En vous lisant, je trouve du sens et de l’écho car j’ai été très surpris d’y découvrir un auto-portrait extrêmement fidèle de ma façon d’être et de faire!!! Je réalise que ce « je ne sais quoi de différent en moi » mérite sans doute que j’approfondisse le sujet pour moi et mes clients, j’étais à des kilomètres de penser que ça pouvait être lié au fait d’être surdoué, mais comme vous l’expliqué, le système scolaire est basé sur une forme d’intelligence (principalement mathématique et linguistique), qui ne reflète pas l’intelligence en général, d’ou le fait qu’on peut avoir des facilités dans la vie, comme les surdoués : être débrouillard, et pourtant avoir galèré à l’école .. Merci Myriam pour la qualité de cet article.

  24. Bonjour Thierry,

    Bonjour Thierry. Toutes les personnes ne se retrouvent pas dans cet article, et de loin. Et le compagnon de la personne HP ou surdouée, ne l’est pas. J’ai suivi ces deux personnes. Lui à une personnalité sereine. IL ne se noit pas dans un verre, voire une goutte d’eau, ni ne ressent d’angoisses existentielles. il ne souffre pas d’insomnie. Il ne ressent pas des ups and down émotionnels et n’à pas vécu des épisodes dépressifs comme ça compagne. Il existent des personnes très rationnelles, ponctuelles car elles s’organisent et structurent leur pensées différemment. leur intelligence serait linéaire, celles des personnalités surdouées seraient par arborescence, d’ou la créativité, mais le dispersement qui peut aller avec. Certaines personnalités sont nettement moins sensible et émotives, la contre partie et qu’elles sont aussi moins créatives. Si votre épouse est notamment formée en process com, à l’énéagramme ou à un autre type de profil de personnalité, elle pourra vous l’expliquer. Comme je l’indiquais dans un autre article, il y à différentes formes d’intelligence, donc le fait qu’on soit nul en orthographe ne prouve strictement rien. Un(e) musicien(e) ou un(e) athlète(e) peut excellait dans son domaine et être nul dans un autre. Et franchement l’étant aussi, ça n’à rien d’un cadeau, et c’est difficile à vivre au quotidien. Il y à trois formes de surdouement, certains ne sont s’en sortent pas et se droguent, boivent, comme Antoni Gaudi, se suicident, tel Van Gogh, pour rester dans le domaine de la peinture, et/ou se marginalisent, comme tans d’autres qui n’étaient et ne sont pas célèbres, d’autres sont les surdoués que l’on connait le plus sous cette appellation, sont des visionnaires et font des découvertes impressionnantes, Steve job, Einstein, etc., saviez vous que Starck souffre d’un forme d’autisme alors qu’il est aussi très doué ? Si il à peu d’articles le concernant et si il intervient peut directement c’est pour cette raison. Avez vous constater l’intelligence spatiale de Zidane, son humilité et sa maladresse quand il s’exprime oralement ?
    Enfin, la troisième forme de surdouement, et ce sont ces personnes que j’accompagne et dont je fais partie, qui arrivent à conjuguer avec le système scolaire, se mettre une pression d’enfer, surtout jeunes, s’en sortent plus en moins bien coté insertion dans la société, car, comme en tout, il y à le revers de la médaille : nos émotions à la fois nous donne des compétences dans certaines situations, et dans d’autres vont faire l’inverse et nous pénaliser fortement.
    Espérant avoir répondu à votre réponse, pour être plus claire : non toutes les personnalités ne sont pas HP, ou surdoués, ou zèbres, qui est le mot que je préfère, et il y différentes formes de surdouement, certains suroudés sont Aspergers, certaines personnalités ont des névroses ordinaires, d’autres plus fortes, d’autres des psychoses. On ne peut pas réduire la richesse de le diversité humaine à une catégorie.

  25. En tout état de cause, quel que soit le nom que l’on nous donne, HP , surdoués, zèbres, il est évident que le sujet est brulant tout autant que la souffrance, l’incompréhension et la solitude ressentie.
    j’ai été seule la moitié de ma vie bien que toujours en couple. J’ai pratiqué l’auto destruction.
    Je suis épuisée de lutter et de penser à 300km /H – 24H/24 – de tout garder sous contrôle. Mon fils de 10 ans commence à me le reprocher
    Cela ne fait que 2 ans que j’ose affronter mes démons et assumer ma différence.
    J’ai du pour cela me mettre à l’abri des autres au niveau professionnel.
    Néanmoins, j’aimerais aussi rencontrer enfin quelqu’un avec qui je pourrais vivre et être acceptée pour ce que je suis
    Je suis également, dans ce but, une formation en PNL, coaching et hypnose ericksonienne et pense sérieusement à réorienter ma vie professionnelle.

    Amicalement

  26. Chère Myriam,
    Comme la plupart de vos lecteurs, je me retrouve bluffée par ce que je lis dans cet article dédié aux personnes surdouées. Il n’y a pas si longtemps, ma soeur m’avait fait faire un test de QI sur internet, le resultat était de 133. Je n’y avais pas prêté attention plus que ça. Mais à la lecture de votre article je ne peux que m’interroger sur ma personnalité ! Je me retrouve énormément dans vos ecrits.

  27. Apparemment les personnes qui sont cette forme de surdouement, donc sont surdouées de type HP (haut potentiel) sont des personnes exigeantes envers les autres et encore plus envers elles mêmes. Au point qu’elles se mettent une telle pression que parfois elles pensent, réfléchissent beaucoup, mais n’agissent pas, ce qui à pour effet d’entrainer de réels problèmes relationnels avec les autres personnes. Elles n’aiment pas se répéter, et peuvent faire preuve de manque de patience, s’agacer très vite. Est-ce que vous auriez quelques conseils pour comment mieux s’entendre avec un ou une surdouée svp ?

  28. je me dis que le terme surdoué, utilisé depuis longtemps, est un piège linguistique et qu’il faudrait le remplacer :
    1- surdoué fait penser que ceux qui ne le sont pas sont inférieurs donc sous doués… et les sous – ou moins- doués développent une agressivité inutile envers ces êtres qui sont altruistes à leur manière
    2 – et surtout le surdoué ne l’est pas pour tout et comme indiqué dans le texte peut être particulièrement « sous-doué » pour la vie en société… donc il ne sait pas se positionner avec ce mot et les moins doués ne peuvent pas non plus « l’identifier »
    donc tout çà conduit à des malentendus et les surdoués ne peuvent pas mener leur mission qui serait bien de faire progresser notre planète vers la vraie humanité

  29. Bonjour Dominique, oui tout à fait le terme surdoué est totalement galvaudé et mal approprié. C’est pourquoi j’aime les termes HP, pour haut potentiels, ou encore mieux : « zèbres », car le zèbre, contrairement à l’autre équidé qu’est le cheval à développé une astuce génétique pour chasser les mouches : ses rayures, et parce qu’il est indomptable et ne sommes pas pas des êtres épris de liberté ?
    En effet, sur doué induit qu’il y à des sous doué, c’est une comparaison, donc c nul. J’ai mis ce terme en titre car il fallait bien que les robots injecteurs de google trouvent mon articles pour que vous, et les autres personnes puissent le lire.
    Quand à la mission, je ne peux que vous rejoindre puisque j’ai carrément choisi d’en faire un métier : accompagner les autres et suis une écologiste activiste.

  30. Bonjour Myriam,

    J’ai vécu ce weekend mon premier module sur la PNL, coaching mental et hypnose et suis ressortie de là physiquement et psychologiquement épuisée. Weekend fabuleux et terriblement enrichissant.
    Évidemment comme à chaque fois que je vois une nouvelle matière, analyse. Reanalyse. Masturbation mentale et grosse remise en question. Que vais je encore faire de tout cela ?

    Amicalement

    Françoise

  31. Bonjour Francoise,

    Vous en ferez d’excellentes choses à n’en pas douter .. en réfléchissant peut être un peu moins et en agissant plus ? 😉 Myriam.

  32. Bonjour!
    Pouvons-nous nous defaire de notre hypersensibilité et de notre intelligence?
    Devenir complètement idiot et débile pour ne plus ressentir, pour ne plus être blessé et se sentir incomprise…
    se défaire de nous même pour être mieux avec les autres.
    Ou être surdoué est ce que nous sommes et que c’est possible de retrouver qui on est véritablement et accepter qui on est sincèrement et cesser de nous auto détruire( physiquement, psychologiquement, humainement) parcequ’on croyait qu’on était pas assez bien pour réussir dans cette société et qu’on est trop décalé .

  33. Bonjour Audrey, se défaire de son intelligence et de sa sensibilité serait bien dommage, par contre atténuer l’hyper sensitivité et sensibilité oui on peut parfaitement, c’est ce que je fais avec les patients que j’accompagne. Faire en sorte que ces deux dynamiques deviennent des atouts est plus pertinent que de s’en défaire, on gagne alors en sérénité, en capacité de production (on travaille plus vite et on hyper concentré), c’est impressionnant : on agit plus et cogite carrément moins. Cordialement Myriam Roure.

  34. Mais c’est tout à fait possible?
    Je crois que c’est ce que j’ai fait je me suis coupé de ce que je suis en croyant que c’était la meilleure solution pour tout le monde mais pas pour moi. Me couper de moi même m’a rendu encore plus perdue et moins confiante en la vie… ne plus croire en moi comment croire en l’autre.
    Je ne savais pas ce que voulait dire être surdoué , j’ai cru comme tout le monde c’est une personne très intelligente et que tout lui réussit. Donc impossible que j’en fasse partie , car ma vie est une succession d’échecs dans tous les domaines…
    Et quand mon thérapeute qui me suivait pour mon mal de vivre , me dit que je suis une personne surdoué le choc, la révolte, la colère contre moi même s’en est suivi…
    Tout ce que j’ai fait pour ne plus être ce que je suis est finalement reconnu , que j’étais normale , que cela a un nom et que ce qu’on considéré comme un défaut est une qualité propre de notre personnalité.

    J’ai l’impression d’être nulle et ne plus être capable d’être un être sensible et capable
    Je ne sais pas ce que je dois faire , ou vers quel professionnel me tourner pour m’aider dans cette étape de ma vie. De m’aider à voir que j’ai encore une chance à trouver ma place et un sens à ma vie.

  35. Audrey,
    Vous vous demandez vers quel professionnel vous tourner alors que c’est mon métier que d’accompagner des surdoués à retrouver confiance en eux, à construire leur estime, à sentir plus épanoui, inséré dans la société, et bien dans leur peau.
    Je suis psy et je suis surdouée, et j’en ai beaucoup souffert aussi, et maintenant je suis heureuse de l’être, car quand on sait canaliser ses émotions elles devient de puissants moteurs.
    vous avez la solution sous le nez et vous ne la voyez pas … hum …. enffet il faut booster le fait d’etre plus rationnelle et plus efficace !
    comme il est précisé sur mon site, je consulte dans tous les pays francophones par skype si vous êtes loin
    il suffit de m’appeler aux horaires de bureau et de prendre rv, c’est simple, rapide et efficace, tout comme ma matière de travailler.
    cordialement, Myriam.

  36. Merci pour vos réponses.
    Je vais regarder votre site.
    Oui peut- être je ne vois pas les solutions. Car jusqu’à maintenant je croyais aucunes solutions n’existaient car j’etais persuadé que je serais tjs malheureuse car je n’arrive pas à m’adapter ni à prendre ma place dans ma vie , ni dans la société.
    Je ne suis pas de France mais des DOM.
    C’est pour cela que j’ai demandé vers qui je devais me tourner.

    Audrey

  37. A : « audrey »
    Objet : Re: réponse blog

    De rien Audrey. Myriam.

    audrey a écrit :

    Rien de stressant et qui ne demande du courage, vous avez sûrement raison mais un tout petit truc me stress, et me plongent dans des scénarios extravagants.Merci pour toute vos réponses. Oui j’ai lu l’article via mon téléphone donc pas idéal pour tout voir. Merci de me ramener à la réalité qui est surement plus simple que je ne crois. Agréable journée à vous aussi. Audrey.

    De : « COACHPLANET MYRIAM ROURE »

    Ha je comprends mieux ! Oui je m’en doutais que vous n’aviez pas fait le lien entre la personne qui avait rédigé l’article et le fait que ce soit moi ;-), même si je pensais que c’était simple car on voit ma photo et ma fonction, en haut à gauche. Mais peut etre que ce n’est pas ce que vous voyez sur votre écran ? Je ne connais pas de psy spécialisé en personnalité HP/zèbres/surdoués à la réunion. C’est une spécialité assez rare en fait. Je suis thérapeute mais aussi formatrice de thérapeutes/psys spécialisés, donc j’aurais pu former qqn là bas, mais ca n’est pas encore le cas. Je vous en prie. Vous me direz ce qui est le mieux pour vous au niveau des horaires avec nos 3 heures de décalage horaire, quand vous serez prete à etre accomapgner et REVIVRE. Ca se passe très bien, c très doux, vous vous laissez portez, ca n’à rien de stressant qui demande du courage ;-).
    Agréable journée à vous. Myriam.

    — Message initial —

    audrey a écrit :

    Je viens juste de tomber sur votre article par hasard sur une page FB. Donc je n’ai pas regarder encore votre site , j’ai juste lu cet article.
    Je vis à la Réunion comme n’étant pas en France c’est pour cela j’ai demandé vers qui je devais me tourner. Merci pour vos réponses.
    Oui je vais prendre le tps de découvrir, vos articles et votre site. Et quand je serais prête et courageuse je viendrai vers vous.

  38. Bonjour! J’ai une question… Depuis quelques années, je consulte en psychothérapie et je semble être une hypersensible, selon les termes utilisés ici au Québec, et je me retrouve beaucoup dans le livre  »Ces gens qui on peur d’avoir peur » de Elaine N. Aaron. Depuis peu je me retrouve aussi beaucoup dans les articles traitant de surdouance, dont le vôtre. Est-ce que surdouance = hypersensibilité ? Je ne pense pas être + douée que d’autre, sauf bien sûr dans ma capacité étonnante à tout décortiquer et analyser les relations humaines. J’ai l’impression de tout voir et ressentir. Est-ce qu’on peut avoir un Qi dans la normale mais avoir un don pour analyser les  »émotions »et les situations? Je ne sais pas si ma question est claire 😉 Merci 🙂

  39. Bonjour Myriam,
    merci encore pour cet article!
    et que conseilleriez-vous à 2 partenaires surdoués ?
    à travers vos lignes, je comprends que cela risque d’être très difficile voire impossible… « Deux partenaires impulsifs ne pourront pas rester en couple sur du long terme, Il y aura trop de tension que le/la surdoué(e) ne supportera pas de par sa sensibilité et le fait qu’ il ou elle n’apprécie pas les conflits.  »
    pourtant, ces deux-là s’attirent…

    Fabienne

    ps. petite curiosité… ne serait-ce pas vous la partenaire surdouée du témoignage 😉 ?

  40. Bonjour Fabienne, oui c’est moi sur le témoignage, et c’est mon compagnon qui parle de moi et je trouve qu’il m’idéalise ! J’attends de sa part un chapitre ou il parle des coups de colère, voir des pétages de plombs quand je suis sous stress ;-).
    Concernant le fait d’être en couple avec une personnalité surdouée, contrairement à vous, j’aurais tendance à penser que seul un partenaire surdoué peut tenir notre cadence et nous nourrir. En effet, personnellement je me sens régulièrement en manque de nourriture émotionnelle et intellectuelle avec mon compagnon, je compense avec amis, chacun experts dans leur domaine et certains surdoués, et en travaillant beaucoup (mon travail étant avec de l’humain, il y à beaucoup d’émotion et d’intellectuel c’est top), mais de ce fait, je le vois peu. Ca se passe bien çar il comprend que c’est important pour moi de lire (énormément), écrire, produire, de réseauter sur google +, et que sinon je serais malheureuse.
    J’adorais rencontrer un homme surdoué, qui ait fait un travail sur lui et donc n’ait plus que le bon coté du surdouement : qui soit donc positif, discipliné, et ordonné tout en ayant un grain de folie. Qui soit comme nous : rapide, expert, téméraire, surprenant, tendre mais aussi affirmé, raffiné car sensible. Je pense que quand il y a de l’amour, les partenaires, grâce à l’amour justement, arrivent à canaliser plus facilement leur impulsivité. De plus, certes, les personnalités surdouées montent vite dans les tours, mais en on descend aussi sec, donc de même, nous pardonnons vite. Par conséquent, un couple de partenaires surdoués pardonneraient et repartiraient comme en 40. Au contraire de vous, j’idéalise certainement ce couple, j’aurais enfin rencontré mon âme soeur, un alter égo : une personne qui me comprendrais dans mes méandres et mes fibres les plus profondes. Une personnalité qui serait créative tout en étant organisée, avec du charisme, avec un profond besoin d’harmonie et de beauté, charmeur mais fidèle, habile et polyvalent, comme les surdoués le sont.
    J’aurais le sentiment d’un couple très soudé, loyal, et complice. Je vais écrire un article sur la souffrance du surdoué vis à vis de leurs partenaires. Par exemple, nous avons envie de les secouer comme des bouteilles d’orangina tellement nous les ressentons comme lents, à 2 à l’heure, par rapport à nous ! Et ça n’est pas valorisant pour nous que d’être compétent, doué dans de nombreux domaines variés, à la fois expert et polyvalent, et d’avoir plus de facilité en tout : gagner de l’argent, se débrouiller dans la vie, rester positif, tenir avec peu d’heure de sommeil, être tenace et avec des capacités impressionnantes d’adaptation dues à notre sens de la survie si aiguisé. C’est plutôt un poids en ce qui me concerne et en ce qui concerne les surdoués en général, ce fameux poids de la différence. Ca n’est pas une valorisation, je me demande d’ailleurs si cela n’est pas vécu de manière plus dure lorsque nous sommes une femme, car on toujours en nous la croyance que l’homme est là pour nous protéger alors que c’est tellement l’inverse !
    Là ou j’y vois un danger c’est que les surdouées étant de tels promoteurs (quand ils vont bien), que les partenaires risquent de se voir peu, de se croiser, car ils seraient happés par leurs activités sociales et professionnelles. Ceci dit, comme les surdoués sont fusionnels, ça devraient aider à imposer leurs besoins de sensorialité, de toucher, de caresser, d’embrasser. Ces besoins d’aimer et d’être aimé qui sont puissants et nécessaires à l’équilibre des surdoués : ça les fait revenir dans leur corps et quitter leur mental.
    N’hésitez pas à me commenter, votre propre ressenti et votre vécu m’interesse, Bien cordialement, Myriam.

  41. Bonjour Myriam,

    merci pour votre réponse ultra rapide ! qui me rassure, 2 surdoués peuvent être en couple !
    car non, je ne pensais pas qu’un tel couple n’était pas possible, c’était juste la conclusion à laquelle j’étais arrivée à la lecture de votre article et de par mon vécu… mais comme j’avais un doute, je vous ai écrit ! je voulais garder l’espoir 😉 merci ! mais tout de même à condition que les 2 aient fait un travail sur eux !!

    bien à vous,
    fabienne

  42. Oui Fabienne, parfaitement deux personnalités/personnes, surdouées, peuvent vivre en couple et construire un couple ‘invicible ». En thérapie de conjugale, on appelle d’ailleurs ce type de couple, les couples « bastion », dans lesquels les partenaires sont très unis tout en étant très indépendants, ce qui est peut être vraiment surprenant d’ailleurs pour leur entourage. Un couple non conventionnel quoi, atypique et orignal. Je suis ravie que nous arrivions à la même conclusion, cela confirme me pressenti. Et oui, un travail sur soi est vraiment nécessaire lorsque l’on est surdoué, car entre autre, notre sensibilité et notre rapidité, qui est un de nos grand atout, pour nous revenir en pleine tête, tel un boomerang, quand on ne sait pas la canaliser. Si vous ressentez ce besoin, ou que votre partenaire le ressent, ou que vous souhaitez évoluer à deux en même temps, c’est possible peut importe le lieu ou vous vous trouver, car je consulte en france et dans les pays francophone par skype.

  43. Superbe texte, avec la prouesse de parvenir à vous adresser autant à la personne HP (Haut Potentiel, surdouée) elle-même qu’à celui qui vit avec elle !!
    Belle prouesse.. et parfaitement juste sur toute la ligne…
    Merci… votre site part immédiatement dans mes favoris

    Petite suggestion.. (vous savez, pour faire toujours mieux) : ajouter un petit flux RSS pour nous permettre de ne rien rater de vos nouvelles publications) 😉

    Très cordialement,
    Joëlle (HP multi-activités toujours en activité, qui a du mal à mettre le cerveau sur « Off » 😉 )

  44. Un grand merci Joelle. Parfois le trop et l’ennemi du bien, étant une HP/surdouée/zèbres, qui à beaucoup beaucoup, travaillée sur elle meme, j’ai réussi à apprendre le principe de modération, si si … c’est possible même pour nous ! ;-). Je ne voulais pas qu’il y ait trop de boutons partout, car peu sont les gens dans la majorité qui savent à quoi correspond les cigles : G+,F, le petit zizio, et RSS.
    mais vous pouvez me trouver sur ma page google plus coachplanet myriam roure ou je poste tous mes articles systématiquement,et d’autres que je trouve sur d’autres profil (voilà de quoi nourrir votre besoin de vous alimenter de savoir ;-), idem sur twitter. Bien cordialement, Myriam Roure.
    Je n’aime pas trop employer le terme HP, c’est pourquoi je l’ai compléter, car c’est aussi celui des hopitaux psychiatriques ;-), j’aime dire SF pour Science Fiction, qui nous correspond bien ;-)).

  45. Un grand merci Joelle. Parfois le trop et l’ennemi du bien, étant une HP/surdouée/zèbres, qui à beaucoup beaucoup, travaillée sur elle meme, j’ai réussi à apprendre le principe de modération, si si … c’est possible même pour nous ! ;-). Je ne voulais pas qu’il y ait trop de boutons partout, car peu sont les gens dans la majorité qui savent à quoi correspond les cigles : G+,F, le petit zizio, et RSS.mais vous pouvez me trouver sur ma page google plus coachplanet myriam roure ou je poste tous mes articles systématiquement,et d’autres que je trouve sur d’autres profil (voilà de quoi nourrir votre besoin de vous alimenter de savoir ;-), idem sur twitter.
    Je n’aime pas trop dire que ce termes, car c’est aussi celui des hopitaux psychiatriques ;-), j’aime dire SF pour Science Fiction, qui nous correspond bien ;-)).
    j’ai bien vu votre invitation sur linking, j’ai trop de demande, je n’y réponds plus, ni sur vidéo par manque de temps, je suis plus active sur G+ ou je m’éclate littéralement. ( Comme j’ai plusieurs pages sur google plus, la bonne est celle ou il y à 1 647 abonnés|661 553 consultations.)
    Bien cordialement, Myriam Roure.

  46. Bonjour,
    En même temps le flux RSS je trouve peut aider à canaliser cette tendance
    qu’on a à vouloir faire tout en même temps… pour lire un flux RSS, on
    fait la démarche d’aller dans son agrégateur de news… ça permet à la fois
    de suivre toutes les infos dont on peut être avide et curieux, tout en
    restant canalisé (un peu) sur ce qu’on fait pendant qu’on le fait, et de
    prendre ensuite le temps de se dire « ah.. petite 1/2h de curiosité
    intellectuelle, je vais aller voir les sites que j’ai envie de suivre et
    découvrir ce qui s’est passé de neuf ».
    😉
    Mais ceci n’était qu’une suggestion.. c’est d’ailleurs un autre zèbre (qui
    s’ignorait à ce moment) qui m’a donné le goût aux flux RSS.. et depuis lors
    ma veille internet n’en est que plus efficace.. et constructive 😉

    En attendant, ceux qui souhaitent le faire pourront utiliser, pour votre site, le flux suivant : http://formations-coachplanet.fr/feed

    Très cordialement 😉

    Joëlle

  47. Oui en général les gens qui connaissent RSS savent l’employer et trouver le flux … par contre je vais y penser pour moi même, et vous en remercie, car c’est vrai que l’on est vite happé sinon !!

  48. Hello !

    Pour commencer, je pense qu’il y’a plusieurs formes d’intelligences, et que le terme « surdoué »…ça s’la pète un peu.

    Cela-dit oui, je suis une personne extrêmement sensible, profondément humaine et qui ne sait (savait…) pas trop par où commencer sa vie (j’ai déjà 28 ans… je dois faire parti des « hauts potentiels » perdus en chemin…). J’ai du mal avec ce monde (l’ hypocrisie, les inégalités mondiales, les hiérarchies sociales et professionnelles, les guerres matées à la télévision etc etc… ). Comment entrer dans un tel système en faisant abstraction de ces fléaux ?

    Clairement c’est impossible… vraiment… j’en ai déjà les larmes aux yeux. Mais la lâcheté ne résoudra aucun de mes problèmes. Ne pas prendre en main ma vie sous prétexte de ne pas retrouver mes idéaux déontologiques en société… quand je me compare aux autres (amis, connaissances etc..), dont le quotidien n’est que rarement en adéquation avec leurs valeurs morales, je me trouve simplement risible. Pourtant j’ai essayé à plusieurs reprises de m’insérer en société (professionnellement) mais en vain.

    Je ne supporte pas les faux sourires, les ragots, la hiérarchie et les mauvais patrons, ceux qui dirigent pour le goût du pouvoir…(j’ai réalisé des études de communication/marketing…). Pourtant je suis un être dévoué, qui recherche toujours la perfection au détriment de mon espace temps que je distord dans tous les sens selon mes humeurs. Des atouts qui n’ ont jamais su prendre le dessus sur mes émotions…

    Alors depuis plusieurs mois je réfléchis à un projet professionnel afin que chaque journée soit une partition sur laquelle je puisse chanter mes idéaux avec justesse et conviction . Oui je vais créer mon univers… un univers accessible à tous… parfaitement ancré dans ce système que je refoule tant.

    Mon don est (oui oui c’est un don), de reconnaître le talent où il se trouve…en chacun de nous ^^ Mon équipe sera « la diversité ».

    Enfin je vais pouvoir vivre…après toutes ces années de destruction (auto-destruction?), l’épanouissement!! Que le business marche ou pas…je vais enfin pouvoir agir…et vous le savez aussi bien que moi… « nous » quand on se lance…il devient compliqué de nous arrêter.

    Merci pour votre article!

    Je ne pense pas être un surdoué mais ça n’empêche que vous parliez d’une personne comme moi « comme nous » dans vos paragraphes.

    Merci.

  49. Bonsoir!

    Que dire?

    A l’aube où je me pose de sérieuses questions ( ayant l’impression d’être incapable d’être en couple notamment, sans parler du décalage au quotidien, parce que personnalité à haut potentiel, zèbres, surdouée…), cet article fait mouche… Et quel doux euphémisme…

    Je dirais plutôt que ça remue… J’en ai les larmes aux yeux. C’est dur de se lire. Mais ça soulage aussi.

    Merci.

  50. Bonjour ,

    C’est officiel, hier j’ai peté un câble au bureau. Impossibilité pour moi de continuer a vivre au milieu de personnes qui sous-estime ma capacité de discernement. Marre de travailler avec des bras cassés, des hypocrites, des menteurs, des fainéants.
    Et donc une fois de plus remise en question : dur dur d’être surdoué(e) 🙁
    Cela fait des mois que je tire le signal d’alarme, que je prodigue des conseils très utiles, et malgré cela rien ne bouge. Conclusion, les catastrophes arrivent comme je les avaient prévues et comme je suis à nouveau limite burn out, je ne veux plus prendre tout cela sur moi. Je me ronge trop de l’intérieur.
    Pourquoi, suis-je aussi visionnaire de ce qui va arriver, et pourquoi les autres ont des difficiltés à comprendre que malheureusement j’ai raison ?

    Merci

  51. Bonjour,

    je m’appelle Francois, 37ans, évalué « haut potentiel » en juin de cette année. J’ai un parcours de vie particulièrement atypique, semé d’épreuves (rue/toxicomanie/profonde marginalité,…).
    Remontant à 10 ans en arrière, je suis venu sur Paris pour me soigner et me reconstruire… Ce que j’ai pu réaliser en partie grace à des années de thérapies/psychanalyse…
    Si dans de nombreux domaines (notamment dans le champ pro ou je suis devenu éducateur) j’ai pu « avancer » et mieux me comprendre, je suis très malmené par les relations amoureuses. J’ai pourtant « travaillé » cette problématique en thérapie et j’ai pu appréhender que je trouvais dans ces relations surtout des perverses narcissiues.

    Suite à une fin de relation particulièrement violente pour moi, durant laquelle j’ai véritablement failli y laisser ma peau, ma soeur et une amie psy m’ont proposé d’aller voir du coté de la surdouance. J’ai d’abord été tout à la fois sidéré et en meme temps soulagé de trouver dans les livres un mirroir… Enfin un mirroir! Je me reconnaissais enfin…

    J’ai lu toute la littérature sur le sujet en quelques jours (en Mai de cette année). Puis j’ai sauté le pas et rencontré une psy specialisée, qui m’a confirmé « mon » haut potentiel. J’ai eu besoin d’aller jusqu’à l’évaluation, que ce soit « écris »… L’image qui me venait durant cette courte période (deux mois) était celle du puzzle de ma vie pour lequel je trouvais enfin la pièce manquante et centrale. Je pouvais envisager l’ensemble de mon histoire, tant le passé qui s’éclairait, que l’avenir qui devenait un peu moins sombre. La perspective de l’épanouissement me frolait alors…

    J’ai alors rencontré une femme. Et après six mois de relation, nous emménageons ensemble et tout s’est précipité… vers la souffrance, l’incompréhension et la rupture. Nous venions à peine d’emménager, de mon coté ayant tout donné dans la relation., jusqu’à m’oublier de maniere quasi absolue.
    Voila ou j’en suis aujourd’hui. En pleine rupture, de nouveau blessé, en grande souffrance, complétement perdu et balloté, entouré d’un monde sans saveurs, de ne plu savoir qui je suis… si j’ai pu le savoir un jour.

    Je suis très blessé, pour la énième fois, chaque blessure réactivant les précédentes… Et je ne parle pas que de la relation amoureuse.

    Fardeau ou cadeau… Nul besoin de préciser ou je me situe. Je porte une croix bien plus lourde que mes épaules.

    Merci pour ces quelques articles qui me soulagent un petit peu, dans un océan d’incompréhension et de souffrance.
    Trop intelligent et sensible pour y comprendre qqchose peut etre… Je suis perdu.

    Francois

  52. Bonjour,
    j’ai fait le test processcom et ma base est « Persévérant » puis fortement » Promoteur », puis travaillomane …
    Les surdoués ont-ils tous le même genre de structure de personnalité, du moins la même base ?
    Merci

  53. Bonjour,
    Fort heureusement les personnalités surdouées n’ont absolument meme pas les mêmes profils de personnalité, que cela soit en process com, ou dans d’autres profils. Deux exemples : je n’ai pas une pyramide, mais plutôt un immeuble, tellement j’ai traversé d’épreuves dans ma vie, qui ont fait que soit je m’écroulais, soit de déphaser (changer de phase), donc ma base est promoteur, ensuite je suis à 100 % dans l’ordre : travaillomane, empathique (heureusement !), persérant, rebelle (et c’est ma phase), je n’ai que le rêveur à 75%. La personne qui m’à fait passer mon profil s’est d’ailleurs si il n’avait pas été refoulé de part le fait que tous les promoteurs ont une rupture sur le plan affectif avant 6 ans, et c’est mon cas, puisque ma mère à fait une première tentative de suicide quand j’avais 4 ans, et selon elle c’est pourquoi j’aurais le promoteur en base.
    Autre exemple, un ami surdouée et est base rêveur et phase empathique, une autre est base promoteur et phase promoteur, et je pourrais vous citer des tas de base et phase de surdouées encore qui diffèrent. Donc chaque personnalité est unique, et les surdoués aussi. Certains sont plus sensibles à la sensibilité artistique, tel que le designer Stark que vous n’avez jamais entendu parler directement, car il n’est pas fort à l’oral du tout, d’autres à la sensibilité à l’autre, soit l’empathie, d’autre voit les chiffres en couleur, etc.

  54. Merci pour votre réponse bien complète.
    Heureusement comme vous le dites si bien, que vous êtes empathique, vu votre métier !
    J’ai également une pyramide un peu en forme d’immeuble : Base Persévérant, Promoteur 100 %, travaillomane 90 % (phase) , rebelle 90 %, empathique 80% et rêveur 30%. On m’a dit en me donnant les résultats, que ce profil était plutôt rare chez une femme et que j’avais la structure d’un homme politique ou d’un PDG, cela m’a surpris, car j’ai un grand manque de confiance en moi ! En apprenant à me connaître, cela va m’aider pour prendre plus confiance.
    Je réalise que j’ai des qualités et finalement bien plus que je ne pensais : passionnée, émotive, organisée, dynamique, créative, artiste, observatrice, joyeuse, comique, attachée à des valeurs morales, lucide, travailleuse, logique, esprit pratique, fidèle, honnête, résistante, attentionnée, curieuse, perfectionniste !
    Côté défauts il y a du boulot : Hyperactive, timide, nerveuse, complexée, impatiente, râleuse et la liste ne doit pas être finie…

  55. Bonjour Myriam,

    Il y a peu, un ami-collègue m’a conseillé le livre de Carlos Tinoco (« Intelligents, trop intelligents ») car l’ayant lu en partie, il me retrouvait dans la manière d’élaborer ma pensée, ou mes pensées car elles ont une vie très indépendantes une fois qu’elles jaillissent et sont donc plusieurs à sautiller dans leur direction à chaque moment. J’ai acheté et lu le livre. Très intéressant. Je n’aime pas ce terme « surdoué » ou HP (quoique HP c’est ambigüe et j’aime un peu quand même). Zèbre me convient « moins mal ». Je me vois surtout comme une personne ayant un fonctionnement différent et qui, pour ne pas être majoritaire, se confronte donc à un ou des systèmes pas vraiment adaptés. Je ne me reconnait pas dans l’image d’une personne super intelligente, au contraire, je peste le plus souvent d’être bornée et lente à la détente. Je ne suis quasi jamais satisfaite de ce que je fais, c’est toujours inabouti, c’est toujours l’ébauche, le brouillon de l’étape suivante qui n’est pas encore née. C’est une tension permanente, pas vers du « mieux » (terme trop imprécis) mais vers du potentiel pas encore révélé. Cette tension peux se transformer en angoisse à certains moment. Hypersensibilité est certainement ce qui m’a causé le plus de souffrance pendant mon enfance et mon adolescence. C’est capacité à être marquée par tout et tous, comme de la cire molle, c’était et c’est toujours épuisant. Aujourd’hui je sais mieux « gérer » cette facette de ma vie, mais pas toujours !

    J’ai particulièrement aimé l’article ci dessus car, au delà des multiples résonances, j’ai pu entrevoir ce que c’est de vivre avec une personne comme moi (HP ou pas). Cela me confirme que je ne suis pas du tout facile à vivre, hélas !

    Au delà de ce commentaire, un peu long et brouillon, je voudrais savoir si vous avez des idées, des remarques ou des ressources sur la relation ou le télescopage entre surdouance et dys-lexie -orthographie, -praxie…

    Merci pour cet article en particulier et pour votre site en général. Et, de manière bien égoïste, je vous encourage à continuer en grignotant ainsi vos dimanches et fin de journée.
    sofi

  56. Bonjour Sofi,

    Premier conseil : ne vous dévalorisez, ni ne vous justifiez plus votre commentaire est long et c’est bien ! Et votre commentaire n’est pas brouillon, il est structuré. J’ai beaucoup, moi meme, travaillé avec mon superviseur (un psy de psy) sur m’accepter telle que je suis et grace à l’hypnose je me suis rentré dans le crâne que le mieux est l’ennemi du bien. Car l’insatisfaction chronique est la voix royale vers les épisodes dépressifs, auxquels nos personnalités pouvons être sujets de part notre grande empathie, insatisfaction, jugement castrateur envers nous mêmes, etc.
    Donc gardez espoir, il est possible d’arriver à se sentir bien et de ressentir de la satisfaction, si vous le souhaitez nous pouvons travaillons par skype sur ces point par des mises en situations très concrètes, j’ai conçu mes séances de telle manière à outiller très concrètement mes patients souffrant de ce que j’ai souffert par moi même, (énormément) par le passé. Et je vais bien maintenant. Nous pouvons être heureux, contrairement au livre fort intéressant, mais au titre controversé, « trop intelligent pour être heureux » de Jeanne, qui à eu le grande mérite de trouver ce surnom très sympa de zèbres, vu que nous nous sentons plutôt sous-doués que surdoués ! J’aime travailler en séances de thérapie/psy/coaching avec une synergie d’outils : l’un renforçant les autres. En effet, l’hypnothérapie est appropriée pour l’estime de soi, et je vous parle des autres outils ci-dessous.

    Deuxième conseil, concernant la dyslexie j’en souffrais aussi, en travaillant sur la confiance en soi versus le stress, elle disparait.
    Elle est cependant encore là quand je suis très fatiguée, et dans ce cas, j’’ai aussi appris à manier un outil, car oui, on apprend à tout âge une outil très efficace pour les relations humaines et pour son propre égo : cet outil est l’humour. Je dis par exemple aux patients, quand j’ai prononcé des mots comme un dyslexique le fait : « heu .. portenawak (pour dire n’importe quoi) je vous la refait à l’endroit d’accord ? » « Je rembobine .. erase and rewind, et donc ce je que je voulais dire c’est .. » et je dis à l’endroit ce qui était sorti n’importe comment. Je passe par l’humour, et ca passe très bien, ca me détend et cela détend les patients, les coachés ou les personnes que je forme à devenir thérapeutes.
    L’humour est un outil puissant qui permet de dédramatiser et nous sommes les rois et reines de la dramatisation. C’est aussi quelque chose que je peux vous aider à mettre en place, lors de consultations de visu, ou suivant là ou vous vous situé, via skype, dans votre quotidien. Depuis que je le pratique avec le recadrage en PNL, et l’intelligence émotionnelle, qui permet de lâcher toute forme de jugement vis à vis de soit et vis à vis de l’autre, je R E V I S. Ca permet de prendre du recul, de ne plus se prendre la tête et d’AGIR en vivant pleinement chaque minute. Ce sont ces outils que je transmets aux patients, afin qu’ils soient rapidement autonomes.

    Enfin troisième conseil, j’ai consulté une phoniatre pour ma dyslexie, (c’est remboursé par la sécurité sociale). J’ai donc travaillé pour l’atténuer en passant par le mental (comme je l’indiquais dans le chapitre plus haut : en développent la confiance en moi versus le stress et sur la super capacité que nous avons à nous mettre la barre toujours trop haute), mais aussi sur ma confiance en moi en ne me laissant plus impressionnée per personne. Et ceci, grâce encore à un autre outil, que je transmets aussi bien entendu aussi aux patients/coachés. Cet outil est l’analyse transactionnelle, aussi appelée AT.
    Oui nous les personnalités surdouées, zèbres/haut potentiels/hyper sensibles/supra émotives, peut importe la terminologie, nous avons tendance à nous dévaloriser et à valoriser l’autre.
    Donc à partir de maintenant, vous pouvez vous dire que l’autre et + et vous être + aussi, que personne n’est -. Car certaines personnalités à l’égo défaillant ont tendance à rabaisser les autres, c’est à dire à se considérer + et à considérer l’autre -. Ca vous parle ? Vous savez ces personnalités imbues d’elles mêmes qui auraient besoin de se sentir supérieures même à une coccinelle pour se sentir exister ;-).
    Les personnalités surdouées étant humbles nous pouvons être naïves, et nous laisser impressionner, et berner. Et bien maintenant que vous le savez, c’est F I N I. Donc pour éradiquer ou nettement atténuer la dyslexie, il faut travailler et sur le mental, les croyances non fondées (je suis nul, etc.) avec la PNL, la CNV, (communication non violente qui fait partie de l’intelligence émotionnelle), avec un profil de personnalité, car les surdoué ont des caractéristiques communes mais fort heureusement sont tous différents et comme toute les personnalité sont uniques. Les profils que j’ai mis au point me permettent de voir précisément, avec un pourcentage le degré d’intelligence émotionnelle, d’intelligence relationnelle, l’empathie, la capacité à fédérer, a être médiateur, mais aussi à vivre mal le conflit, etc, et donc les axes sur lesquels je dois travailler. Et avec des exercices un phoniatre pourra vous aider éventuellement, à condition qu’il ou elle arrive à vous faire sentir en confiance. Si la personne vous stresse, c’est simple allait en voir une autre, ne vous forcez plus. J’obtiens aussi de bons résultats avec les personnes qui bégaient par ces mêmes bias.

    Nous sommes dimanche, j’ai suivi votre encouragement ;-).
    bien cordialement, Myriam

  57. Bonjour, Myriam! J’ai été absolument bouleversée par le témoignage de votre conjoint: non seulement je me suis reconnue en tant que partenaire surdouée, mais j’ai reconnu mon conjoint dans le rôle de celui qui supporte , et qui stabilise la personne surdouée…j’arrive un peu tard dans l’histoire, mais cela m’a chagrinée de voir que vous trouvez votre partenaire peu stimulant, et préféreriez un partenaire surdoué comme vous… Pour ma part, j’ai vécu dans ma jeunesse une relation passionnelle avec un surdoué qui s’était protégé au moyen de défenses narcissiques très fortes, et cette relation a failli me détruire… Quel bonheur de trouver en mon mari actuel, et depuis plus de vingt ans, un regard admirateur et toujours bienveillant, une personnalité solide et stable dans la tourmente de mes émotions si intenses, un réconfort constant, et un support inaltérable…
    Je lis tant d’amour et d’admiration dans les commentaires de votre conjoint, que je me demande comment vous pourriez souhaiter un autre partenaire, si intellectuellement stimulant soit-il…si je peux me permettre un conseil, appréciez-le à sa juste valeur, et cessez de rêver à quelqu’un d’autre: vous ne pourrez trouver une personne qui vous comprenne si bien, sans se sentir menacé par vous, ni tenter de vous freiner dans vos élans…Après tout, le bonheur en couple est beaucoup plus dans la complémentarité que dans la similitude ! Et pour ma part, tout cygne que je suis , j’adore les grandes conversations avec mes amies cygne, mais je suis vraiment bien blottie contre mon mari le canard….

  58. Bonjour Brigitte, ca me fait plaisir de lire que mes écrits vous bouleversent. Mon compagnon, j’adore ce mot : celui qui m’accompagne, et si pour certains c’est considéré la personne comme chien, c’est qu’elle ont un bien basse opinion du mot compagne ! Donc .. moi aussi, mon amour me supporte au quotidien, il est super présent, je peux compter sur lui, c’est rassurant, mais il lui manque ce grain de passion et de folie que peuvent avoir les personnalités surdouées, ainsi que la vitesse d’adaptation ou ré adaptation à une situation, ainsi que la capacité à pressentir et employer le bon mot, au bon moment, à la bonne personne, au bon endroit. Et il peut être très maladroit, c’est le drame de nombreux surdou(é)s, hauts potentiels, zèbres, car il n’à pas la même sensibilité, donc il peut me faire un mail de chien, car pour lui les mots ne sont que des mots, seuls les actes comptes, alors que moi, je suis sensible à tout, donc au mots aussi. Et on peut construire ou « >détruire avec des mots.
    Quand je parle de manque de stimulation, ces parce les personnalités surdouées/hauts potientels/zèbres, n’ont pas les mêmes capacités de concentration, car elles ont une pensée en arborescence, donc je ne suis bien qu’en étant que sur plusieurs sujets de fonds alors qu’il ne peut se concentrer que sur une tache à la fois. Bon vous me direz, c’est assez masculin ;-). Mais voilà, je connais des hommes qui ont cette capacités, comme je l’ai, qui doivent donc être surdoués, et peut être que en effet, ma vie avec eux, serait un enfer, de mener et jusqu’au bout plusieurs projets de fond, et vite et bien.
    Lui est à fond stimulé par moi, moi je suis sécurisée, et oui la complémentarité est fantastiques, mais j’ai aussi besoin de stimulation. Son manque de concentration, génère de l’étourderie en lui. Moins qu’au début, mais c’est pénible et lourdingue pour moi qui peut penser à diverses choses totalment différentes et ne rien oublier. Donc, comme toute personnalité surdouée, je ne supporte pas le mensonge et je suis pour l’authenticité, et donc oui je me sens plus stimulée par mes consoeur et confrères quasi partenaires et par certains fournisseurs, tel que la personne qui m’à appris à gérer mon site et mon blog par exemple, qui lui aussi est surdoudé. Pour répondre à votre question : je n’ai dit que je souhaitais un autre partenaire, ou si je l’ai dit voici ce que je pensais : je sais qu’il va s’améliorer, car étant une coach née, et comme il est plein de bonne volonté, ca pulse !
    Et oui clairmement, mon partenaire dis m’idéalise, et que c’est soulant car ca participe à son étourderie !! Comme il est très amoureux, il sécrètent plein d’endorphines et ait totalement sur son nuage ;-), il fait du deltaplane lol, et du coup le quotidien lui échappe total, (ca va mieux, j’ai du lui expliquer deux ou trois trucs ;-), mais il fait des bourdes ;-), du genre : oublier casi systématiquement un achat sur la liste des courses, etc. Mais Brigitte, rassurez-vous, hormis quand mon partenaire me blesse car j’ai beau lui faire part de ma sensibilité et que parfois il se comporte comme un bourrin, ou quand il emploi un mot pour un autre, ce qui me choque, ou quand il n’es pas précis dans sa communication, je suis très heureuse et lui et moi avons beaucoup de chance de nous être rencontré .. d’ailleurs avec un peu de chance, notre histoire sera peut être un jour compté sur écran …grâce à ses compétences, et aussi un peu les miennes …

  59. Coucou Myriam,

    Un petit coucou en passant. Je sais que tu es très occupée mais si tu trouves un petit moment, tu pourrais
    pourrais poster un article sur les HP dans mon groupe FB ce serait sympa de te lire de temps en temps

    Bizz

    Françoise

  60. Bonjour,
    Très interessee par votre article et les discussions qui suivent, j’aimerai poursuivre en vous interrogeant sur les souffrances subies par le conjoint et les enfants de femme zebre;
    Pour ma part j’ai conscience que je suis capable d’apporter le meilleur a ceux que j’aime, comme le pire… Les montagnes russes émotionnelles, intellectuelles que je franchis a chaque fois ont un impact sur notre vie de famille; souvent j’ai le sentiment d’avoir une seule solution : développer un faux self, ne pas être moi meme (genre wonderwoman qui ressent rien!) pour protéger ma famille et en même temps, incapable de ne pas être moi-même de facon authentique… Comment protéger les siens de ses maux et ses phases d’enthousiasme débordantes? Est ce que votre compagnon n’est pas épuisé par le tumulte permanent? Quel impact cela a t il sur le développement des enfants ?
    Merci pour votre retour ou des conseils de lecture avises sur ce sujet

  61. Premierement je dirais merci pour cet article.
    J’ai recu le lien par mon épouse. Ce qui signifie qu’elle a fait les recherches necessaires et a estimé qu’elle voulait partager ca avec moi. Ce qui demontre clairement qu’on a une relation avec des complexités.
    Je ne vais pas refaire un article ou reparler de tout ca, je souhaite simplement partager mon ressenti.
    J’ai envoyé un message a mon épouse pour lui dire merci de m’aoir envoyé l’article. pendant 5 secondes ca fait du bien, beaucoup de points soulevés dans cet article sont des évidences. Mais personnellement pour moi c’est une SOUFFRANCE.
    Oui j’en souffre, beaucoup. J’avais une ex-copine qui était infirmiere, et au bout d’un mois, elle m ‘a offert « Trop intelligent pour etre heureux; L’adulte surdoué » du professeur Siaud Facchin…. – No comment
    on parle de surdoué, mais dans mon cas c’est une maladie, vraiment, etre hypersensible a tout, ressentir tout, d’aileurs j’évite beaucoup les lieux publics du genre centre commerciaux et tout ca, parce que j’ai l’impression que j’absorbe ce que vivent les gens. je ne regarde pas de films d’horreurs ou avec des scenes de sang parce que j’en suis marqué pendant des semaines apres. mon cerveau est comme un disque dur, les evenements, les odeurs, les couleurs, les sons, tout tout tout est lié et ramene toujours a telle ou telle chose.
    Bref, le soutien que j’ai eu jusqu’a ce jour c’est mon pere, il n’a jamais voulu beaucoup parlé de ce sujet mais il est juste la et il me conprends, il me comprend parfaitement.
    J’ai 4 enfants aujourdhui, 2 filles et 2 garcons, et devinez quoi? Boum on repart dans le meme vice, hypersensibilite et tout le reste. Tout le monde trouve qu’ils sont tres en avance pour leur age. Ma seconde fille m’a dit un jour, papa comment ca se fait que tu me comprends alors que personne a l’école ne me compreds jamais.
    En clair j’aimerais savoir, comment vivre simplement, normalement, et juste profiter de la vie en fait, comme tout le monde?
    PS: je suis membre Mensa (pas forcement une fierté, mais bon)

  62. Bonjour,
    il y a un aspect dans la relation de couple que vous n’abordez pas, et qui s’avère très destructrice: l’impression pour le zèbre de vivre avec un simplet qui ne comprend rien, et qui lui apparaît comme une source de déception permanente. Ajoutez à cela l’insatisfaction donc vous parlez justement… Bref, un zèbre peut-il vivre en couple avec un non-zèbre? C’est dur. Je vis avec un masque, je me mure dans le mutisme parce que si je parle, je vais être odieuse. Je me sens très seule. Mais en même temps, je ne me sens bien et moi-même que quand il n’est pas là…
    Liane

  63. Bonjour,
    je vous remercie pour votre commentaire concernant mon article comment vivre avec un surdoué.
    je suis désolée de ne vous répondre que maintenant, je fais mon maximum, au vu des consultations, formations et supervisions que je donne à l’institut coachplanet, pour répondre aux questions sur les commentaires d’articles qui arrivent chaque jour, notamment sur cet article sur les surdouées, ou je n’ai meme pas le temps de valider tous les commentaires et surtout sur le réseau social de google, sur google plus ou je suis très active.
    alors pour répondre à votre question : tout se travaille, surtout quand on nous possédons un cerveau comme le notre.
    c’est ce que j’ai fait pour moi meme, et j’y suis parvenue, et ce que je fais pour mes patients et il y parviennent aussi
    vivre normalement passe par un travail complet sur la gestion des émotions : établir des reconnections, ou des associations quand quand la personnalité surdouée se clivent, ou inversement, lui apprendre à se déconnecter automatiquement et se dissocier de ses émotions, quand la personne surdouée est submergée, et que l’on peut alors comparer ses émotions à une vague qui l’emportent, ou la submerge
    Vivre normalement pour un surdoué est comme une oxymore 🙂 : la normalité vous intéresse t’elle ? Personnellement moi non !
    donc je dirais plutôt, vivre de manière épanoui quand on à une personnalité surdoué passe par par l’apprentissage de l’intelligence émotionnelle grâce à la communication non violente, la méthode Apter et la méthode TIPI (Technique d’Identification des Peurs Inconscientes), car nous sommes très humains et très sensibles et parce que nous vivons dans une société ou l’on déconnecte les gens de leur émotions aux maximum, pour les abêtir afin qu’ils consomment de la chimie dans leur repas (nourriture préparée et raffinée (riz, pates blanches)), se soignent avec de la chimie, si possible fassent partie des statistiques de ceux qui auront une chimiothérapie, et afin qu’ils ne coutent pas trop cher à l’état en ne faisant pas de vieux os. Ce pourquoi, dans le travail que j’ai mis en place pour moi-même, car je le reconnais, ca n’est pas notre point de ressentir naturellement, de la satisfaction comme en parle Sophie ci-dessous, et d’autres personnalité surdouées, donc pour acquérir de la satisfaction, un équilibre de vie, avec moi même et les autres, j’ai personnellement aussi, complètement modifié mon alimentation, et les personnalités surdouées que j’accompagne ont fait de même, pour aller mieux mais aussi parce que c’est un acte citoyen que de ne pas continuer de polluer la planète en y participant indirectement.
    Et ca n’est pas tout ! Je consomme, et je conseille aussi la prise de certains compléments alimentaires ou de la phytothérapie pour augmenter la sérotonine ou la dopamine, ou encore, pour apaiser ou dynamiser le système neuro végétatif, avec éventuellement des consultations avec une doctoresse généraliste avec qui je travaille de concert, et qui à du recul sur la médecine allopathique, comme j’en ai aussi, et ne l’emploie que quand elle est vraiment nécessaire, et pour qu’elle puisse faire passer aux patients, un check up complet avec des analyses, poussées d’urine et du sang, ainsi que de la salive, que l’on peut faire en belgique ou en suisse.
    donc l’épanouissement passe par un travail complet, comme je l’indiquais, avec suivi, je n’ai pas des recettes toutes faites, je ne suis pas magicienne, et je n’ai pas des ailes pliées dans le dos ;-). Parmi les autres axes de progression vers l’épanouissement quand on est surdoué, il y à bien entendu le travail sur la psyché de la personnalité, notamment sur nos croyances car chaque personnalité est unique, surdoué ou pas, et notre estime de nous même. Pour le faux self par exemple, j’utilise l’hypnothérapie, ou l’hypnose conversationnelle avec la PNL.
    Espérant avoir répondu à votre question dans le détail, et vous savez maintenant quoi faire pour, comme vous le dites très bien vous même : vous voulez avant tout profitez de la vie, et ce pleinement, si besoin j’accompagne des personnes jusqu’en nouvelle Zélande via skype.

  64. Bonjour
    Je viens de lire votre article et les commentaires. Mon mari fait parti des surdoués. J’ai toujours vu qu’il était différent car « capte » très vite, il est hypersensible…. Enfin bref toute votre description.
    Moi je suis sa femme et non surdouée. On traverse une grave crise de couple alors que je suis à quelques jours d’accoucher. suite a une affinité un peu trop prononcée à mon goût pour une autre femme (qui apparemment est aussi un zèbre) j’ai piqué une crise. Et le lendemain ce n’étais plus le même homme. Il a changé radicalement d’attitude. Sur le coup je n’ai rien compris et j’ai cherché à comprendre. Il se disait pas compris mal dans sa peau, perdu… Bref un faux self qui est en passe de devenir un vrai self?
    En tous les cas pendant 3 semaines rien n’etait comme avant il ne parlait plus, devenait méchant dans ses propos. Je me sentais donc vraiment seule et très triste car j’etais rejetée littéralement. La vie de couple s’était brusquement arrêté. Plus de tendresse plus de sexualité, desert total.
    Si je n’avais pas été chercher sur internet  » surdoué » je n’aurais jamais compris cet état et sûrement la fin n’aurait pas été belle.
    J’aurais donc une requête a faire auprès de ces personnes exceptionnelles (car oui ce n’est pas une tare d’être surdoue!) soyez fier de ce que vous êtes, parlez en a votre conjoint conjointe. On a besoin de comprendre ! L’ignorance est tt simplement dramatique pour nous et ça nous mène à de fausses conclusions!!
    J’ai envie de dire que peut être vous êtes « différent » mais nous pouvons très bien nous entendre! Les zèbres sont en troupeaux mais ont leur place dans ce monde!
    Je vous envie presque d’avoir une communauté ou vous vous comprenez. Car nous aussi nous avons besoin de comprendre mais on ne sais pas a qui s’adresser et si personne ne nous dit rien alors on reste dans notre ignorance.
    Voilà pour ma part j’ai pu parler avec mon mari aujourd’hui de zèbre sursoyante…. J’ai compris beaucoup de chose. Maintenant il va falloir s’adapter. Et j’espère sincèrement que notre vie de couple reprendra.

  65. Je vous le souhaite sincèrement aussi Isa. L’article parle de moi, c’est mon compagnon et moi qui l’avons rédigé. Mon conjoint (non zèbre) est en train d’écrire ce qu’il ressent quand je pète un plombs et que, tout comme le décrit fort bien lianne, j’ai l’impression d’être au coté d’un homme qui est à 2 de tension, et qui ne pige que dalle et que je n’apprécie pas du tout ce décalage, car même si il progresse car il m’aime et étant psy, je l’outille, moi aussi forcément je progresse et évolue, donc le décalage est permanent. J’ai fini par l’accepter, car mon compagnon à d’autres qualités qui compensent son manque de réactivité, son manque de précision (son profil de personnalité étant rêveur, il est plutôt dans le flou artistique… et appréhender le quotidien n’est pas son truc) ou d’autres réjouissances … Et pour vous répondre Anne, pour ma part, j’ai cessée d’être gentille et je suis vraie, et mon compagnon aime ca. IL m’aime telle que je suis et justement parce que je suis très vivante et très humaine, donc sensible et que ca se voit. Donc il ne prend pas contre lui le fait que j’extériorise quand il m’exaspère, car pour ma part, j’ai fait le choix de ne pas somatiser et de ne pas intérioriser mes contrariétés en étant « gentille », « polie ». Il à lâché l’égo, comme on dit en psycho ..c’est à dire qu’il est trop intelligent pour se vexer quand je le traite de tout les noms d’oiseaux, il attend calmement que ca passe, au lieu de renchérir, et du fait de son calme, ca passe très vite. Bien entendu, si je devais à chaque fois que je suis déçue ou agacée par son manque de productivité, de dextérité ou de rapidité le dire de manière tonitruante, ca me ferait encore plus de mal qu’à lui. Donc j’emploie et j’applique pour moi-même les mêmes techniques auxquelles je forme mes patients pour prendre du recul vis à vis de nos émotions, afin de ne plus nous les prendre en pleine poire, et ne plus nous laisser envahir ou submerger par la vague émotionnelle pour fair une métaphore, mais pour faire corps avec elle. De même, j’accepte l’autre aussi tel qu’il est, sans vouloir le changer, tout en l’aidant à évoluer si il le souhaite, en lui expliquant et répétant les explications patiemment, et en lui indiquant ce que je ressens de manière bienveillante et avec une demande d’évolution, et de changement concret avec la CNV : communication non violente, et aussi avec la méthode TIPI (non ca n’est pas les indiens ;-), mais une autre technique de gestion de notre relationnel, lui même lié à notre gestion des nos émotions, qui vont très très vite chez les zèbres : Technique d’Identification des Peurs Inconscientes. Voilà, si vous voulez jouer aux indiens, ca nous changera des zèbres, vous êtes les bienvenu(e)s, j’ai un profil sur le réseau social de google, google +, ou je propose souvent des stages, notamment pour les personnalités surdouées en couple, j’y suis plus présente que sur Facebook, qui fait trop télé réalité à mon goùt, google plus à un niveau intellectuel plus élevé et les posts y sont plus pertinents. J’ai aussi rédigé cet article pour nous aider : http://www.coachplanet.net/psychotherapie/comment-aider-les-personnalites-surdouees.

  66. Bonjour,

    Merci de consacrer ces deux articles aux conjoints !
    Nous avons un rôle qui n’est pas de tout repos et je ne prétends pas avoir la stabilité émotionnelle de votre compagnon… Et mon mari n’a pas encore su/pu complètement transformer sa différence en atout.
    En fait, notre idylle a déclenché à une crise profonde chez lui. En façade, il était un mec cool qui vivait d’expédients, doué pour un tas de trucs, très populaire, proche de sa famille et qui fumait trop de pétards. En réalité, il était complètement paralysé, sans revenu ni aide, sans diplômes, parfois incapable de sortir acheter le pain, cherchant désespérément à masquer une angoisse terrible, une panoplie de TOC impressionnante, des maux de tête et de ventre quotidiens et persécuté par une mère manipulatrice. Il s’est engagé avec moi à corps perdu et avec le désir de construire quelque chose de durable, de faire des enfants. J’étais comme la dernière chance d’avoir un avenir. Pourquoi m’a-t-il choisie, moi qui ne suis pas surdouée, ni particulièrement empathique, ni très forte pour gérer le quotidien ni proposer des plans d’action ? Personne ne le saura…
    J’ai connu très vite la face obscure : les addictions, les sautes d’humeur violentes pour un bruit ou une lumière trop intense, le harcèlement de sa mère, sa grand-mère, de ses petits chefs qui le mettait dans un état de terreur incompréhensible pour quelqu’un d’extérieur, la tentation de suicide, les échecs à répétitions, l’absence d’autonomie financière et matérielle … Les premières années ont été impitoyables.
    Les problèmes se sont décantés peu à peu. Nous avons un bébé magnifique qui lui a donné le courage de voir un thérapeute. La métamorphose est impressionnante.
    Nous sommes heureux globalement mais j’ai parfois besoin de lire des articles tels que les vôtres pour m’aider à me mettre à sa place et mesurer le chemin qu’il a fait. Je sais que je dois davantage exprimer combien je suis fière de lui et l’encourager.

    Cordialement,

  67. Chère Myriam
    C’est mon compagnon qui m’a envoyé votre article et j’avoue que ça va nous permettre d’avancer dans notre relation souvent orageuse. Il a découvert par le biais de votre article qu’il était surdoué, ce qui peut expliquer notre relation compliquée et qui nous fait souffrir. J’ai soixante ans et lui soixante dix, nous nous connaissons depuis un an,les échanges sont d’une grande richesse et c’est la première fois que je ne me lasse pas dans une relation. Mais il s’avère que nos discussions parfois dérapent si nous ne partageons pas le même point de vue. J’ai souvent pensé qu’il était autoritaire et despote, tout comme moi… nous sommes de caractère entier tout les deux. Il est organisé, super actif mais réfléchi, solitaire, et profond dans ses raisonnements, il peut être tendre sans excès avec une grande sincérité. Depuis le début, j’ai compris que c’était lui mon élu, mais je me sens souvent humilier, ses propos trop directs me blessent, je plonge souvent dans une mélancolie qui me dit que je ne suis pas à la hauteur de ses exigences. Et pourtant je lui ressemble : j’aime la solitude, je suis indépendante, farouche ce qui le perturbe, je travaille chaque jour auprès de mes malades, j’ai donc peu de repos, et surtout je suis d’une sensiblerie affreuse qui m’handicape sérieusement (le monde n’est pas celui que je souhaitais ), ce qui m’a valu une grave dépression et je m’en sors tout juste grace à l’aide de mon psy et de mon ami, la personne dont je parle. J’aime cet homme d’exception, mais je ne suis pas certaine de pouvoir continuer ainsi ces disputes me perturbent et m’affectent … que faire pour sauver ce qu’il y a de plus précieux, notre Amour.

  68. bonjour Myriam,

    vos articles sur les surdoués sont d’une subtilité peu commune. Je suis surdoué!!! après avoir pris le temps de passer des tests et comprendre mon fonctionnement,j’ai dérangé ma famille,mes amis, par ma clairvoyance,mon intuition, ma lucidité,mon pessimisme,et mes lectures qui sortaient de la norme, Catulle, Lucrèce, Erasme, Thomas More,Stephen King, etc, A la Sorbonne j’étais loin des autres,idem pour les repas,les lectures en bibliothèque, les recherches etc, MERCI MADAME
    CHALEUREUSEMENT
    MARC
    chivrac.marc @neuf.fr contact uniquement avec des surdoués.merci

  69. Je vous remercie pour le compliment Marc car je ne m’en rends pas compte, pour les surdoués, le fait d’être compétent ou sensible, ou subtil est leur norme. Je ne m’en rends compte que lorsque je suis au contact d’une personne qu’on qualifierait de « bourrin », ou quand on me le dit. Sinon c’est mademoiselle, j’aime bien ce mot, et je le défend. Si des académiciens sont trop bêtes pour l’avoir retirer, moi ca ne gène en rien, au contraire, ca me fait me sentir jeune, et c’est une façon de plus de m’affirmer et d’être fière de ma différence, j’en ai souffert dans le passé, je n’en souffrirais plus jamais, c’est un pacte que j’ai décidé de passer avec moi même et je fais passer le même pacte avec les personnalités zèbres/HP/surdouées que j’acccompagne. Je suis avec qqn (j’ai réussi cet exploit !!) Malgré mon besoin viscéral de vivre à mon rythme, d’avoir mon espace vital et à mes cotés une personne qui « pulse » émotionnellement et intellectuellement, et … et bien ca n’est pas facile à trouver, mais je ne ressens pas le besoin de me marier. Ho oui les lectures et repas pris seul (e), comme ca me parle, nous nous nourrissons plus de livres, de film, d’émotions, bref de nourriture intellectuelle et d’actions et des risques car nous sommes curieux et audacieux. Stephen king, Aldous Huxley, Isaac Asimov, et bcp d’auteurs d’anticipation ont bercés ma jeunesse. Le fait d’être une personnalité dérangeante pour la famille aussi me parle ;-), à tel point que j’ai plus de parents d’enfants surdoués que j’accompagne au cabinet, que de personnalités surdouées. Ce sont les parents des enfants surdoués qui pètent les plombs ! Par contre, je ne ressens pas ca avec mes amis, sans doute parce que nous avons recrées une famille, et que, comme moi ils sont zèbres. Merci pour la chaleur, ca fait du bien !

  70. le problème Myriam ,mes amis ne sont pas des zèbres . Je suis le seul surdoué,mais aujourd’hui je veux être avec des gens comme moi. Les gens de la norme sont très loin de nos souffrances. Ils sont dans la vie et rien d’autre. Notre monde est médiocre Myriam.Merci pour votre intelligence et votre compréhension de notre petite planète de la douance. Trois surdoués que j’adore? Daniel TAMMET, KIM PEEK ,Et le très grand JOSEPH SCHOVANEC;Merci Myriam
    chaleureusement
    marc

  71. Pour ma part, je dirais plutôt, que les personnes non zèbres/HP/surdoudés, sont des zombies lobotomisés par le système. Je ne comprends pas que vous n’ayez pas rencontrés de personnes comme vous, car en général, nous ne supportons pas les gens à deux de tension et qui n’emploient pas leur cerveau, et nous les heurtons de trop de part notre authenticité et notre franchise, donc il nous fuient, et c’est tant mieux. Je vous trouve très orienté pb, souffrances, médiocrité. Pour ma part, j’ai appris à être aveugle à cela, je ne le voit pas, ça m’indiffère, je me concentre sur le positif et j’agis.

  72. Merci pour votre retour Aude, ça me plaisir de lire que mes écrits sont utiles. Et oui, on peut donner donner l’apparence d’être de marbre, insensible, mais tout est intériorisé au fond. Ce sont les types de personnalité introverties et sensibles. j’espère que votre compagnon surdoué, à réussi à se défaire de l’emprise de ses addictions ainsi que de l’emprise des manipulateurs : il ne peut y avoir d’emprise que si l’on fait prise http://www.coachplanet.net/psychotherapie/harcelement-moral-quand-les-paroles-peuvent-tuer. Et oui surtout je vous invite à valoriser quotidiennement votre compagnon, ça lui donnera des ailes, et il vous le rendra au centuple.

  73. Bonjour,
    Bien vu, la description est tout pile poil correspondante à ce que peut vivre un(e) surdoué(e) dans une relation à l’autre !! Pour ma part, j’ai vécu une relation intense qui est partie en « live » à cause de ça !! Et c’est suite à cette relation, après m’être dit que je devais avoir un problème du style border line ou bipolarité, et que je l’ai accepté que j’ai trouvé ce chemin qui m’ouvre enfin au chemin de pouvoir être ENFIN moi-même et ne plus me cacher sous un faux-self. En tout cas, ça sent le vécu et je me reconnais en vous à travers ce que vous dîtes. Je disais à une amie hier soir qu’il ne s’agit pas seulement d’un QI qui évalue les connaissances, mais d’un fonctionnement particulier que je ne peux expliquer avec des mots. Une rapidité de pensée arborescente qui fait qu’effectivement il est difficile de supporter les personnes qui ont 2 de tension, ou qui ne « tiltent » pas, lol. Je dis bravo à vous et aux personnes qui font savoir afin que les gens comme vous et nous se sentent de moins en moins seules, et se rejoignent pour…un nouveau monde ? 😉

  74. Je vous remercie Lena, j’ai demandé à mon compagnon d’écrire un article sur son ressenti quand je pète un cable, ou autre, en tant que personnalité surdouée qui s’accepte telle qu’elle, ayant lâché le faux self pour se faire désespérément aimée dans sa différence.

  75. Bonjour, vous êtes formidable, j’y vois plus clair sur le comportement de la femme que j’aime, et qui est surdouée, d’ou ses réactions impulsives, vives, et le fait qu’elle me faisait flipper parfois avant, tellement j’ai l’impression qu’elle est télépathe, alors que comme vous l’indiquez, elle sent et analyse tout très vite.

  76. Depuis plus de 6 ans avec un « zèbre »… Merci!! Je suis heureuse de vous lire cela permet de se sentir moins seule. Au quotidien c’est vrai que ce n’est pas toujours évident mais c’est toujours extra-ordinaire, plus de 6 ans avec mon zebre et je n’ai rien vu passé!!! Pas de risque d’ennuis! Je rêve juste qu’il soit capable de se poser et par exemple envisager 15 jours de vacances sans programme !!! Un jour je suis sure j’arriverai à argumenter de manière convaincante que les vacances sont utiles… Merci encore

  77. Bonjour,

    Merci, merci, merci pour cet article sur les personnes dites surdouées ! J’ai moi aussi eu la larme à l’oeil en le lisant, j’ai surtout ressenti bp de satisfaction à lire un portrait déculpabilisant et positif de ce que pouvait ressembler la vie avec moi, je me suis engagée depuis longtemps sur le chemin de l’affirmation, je me sens marginale et souvent incomprise par celles que je croyais être mes amies, j’ai appris à lâcher le faux self, mais je le faisais en me posant des milliers de questions ! Je suis l’heureuse maman de cinq enfants, trois d’un premier mariage voué à l’échec, je m’efforçais tellement d’agir comme les autres mais je n’arrivais pas à me fondre dans la routine, j’ai tant somatisé que je m’en suis rendue malade. Après un travail sur moi soutenu par des professionnels compétents, je me suis découverte, j’ai peu à peu enlevé ce masque social et ai appris, non sans mal, à me respecter en acceptant mon mode de fonctionnement. Mon cheminement a été accéléré quand mon grand frère m’a annoncé qu’il était HP, le travail qu’il fait sur lui me nourrit, ce que je fais l’inspire, notre relation est faite de compréhension et de soutien mutuel, avec le doux sentiment de comprendre l’autre et de se sentir compris par l’autre. Mon travail d’acceptation prend tout son sens dans ma relation avec mon deuxième mari, il suit ma danse tantôt douce tantôt effrénée en appréciant la musique, il m’apporte stabilité et sécurité, il me soutient et est fier de moi, comprend mes besoins alternés d’intimité et d’espace, me fait sentir importante à ses yeux et compte sur moi et mes nombreuses contributions – je ne manque pas d’idées – à notre bonheur familial. Nous avons deux jeunes enfants (5 et 7 ans). M’accepter et me respecter dans ma spécificité m’aide tellement dans mon rôle de mère, j’accepte mieux le fait que je ne fonctionne pas comme la plupart des femmes ou mères que je connais, si je ne suis pas une mère traditionnelle et conventionnelle, comme la mienne l’était, je n’en suis pas moins une bonne mère, au moins une maman qui tend à être sincère et bienveillante envers sa progéniture que je comprends mieux, depuis que j’ai réalisé qu’ils me renvoient un reflet, au moins partiel, de ce que je suis. Comme la vie est plus facile quand on accepte ses zébrures, je comprends les erreurs que j’ai faites, que je fais encore notamment avec mes grands enfants… Heureusement, la repentance est là 😉 j’ai accès à des outils fantastiques comme la CNV … et votre article ! Alors, merci, merci, merci !

  78. Bonjour,
    Merci bien de ces articles qui me nourrissent véritablement. j’y retrouve les caractéristiques que je rencontre. Il y a juste un point : vous parlez de surdoué, je préférerais employer celui de précoce. Tous les précoces ne sont pas surdoués et inversement. En revanche, tous les précoces ne sont pas des « intermittents de la pensée » !

    Je vois passer au bureau de nombreux « précoces » ou « HP – hypertoniques psychiques » (expression de Christophe Fievet, un grand précoce). Tous sont adultes, tous ou presque sont en souffrance plus ou moins vive. Et, peu ont été détectés comme tels !

    J’aimerais bien travailler sur la corrélation entre précocité et burn-out ainsi que le suicide, c’est pour moi évident. Je n’ai jamais vu d’étude sur la question. Quand j’en parle en clientèle, les interlocuteurs visiblement ne percutent pas !

    Il y aussi une corrélation étonnante : on parle aujourd’hui d’entreprises libérées ou plutôt de libération d’énergie dans l’entreprise or, pour en avoir rencontré nombreux, les libérateurs sont tous ou presque des « précoces ».

    Enfin, ça y est, des entreprises clientes sensibilisées sur la question m’ont demandé de les former à détecter ces collaborateurs. Ca rentre maintenant dans les mœurs !

    Je parlerai volontiers de tous ces sujets et de bien d’autres avec vous à l’occasion.

    Encore merci et peut-être à bientôt
    Patrice de Dompsure

  79. Bonjour,
    Merci pour votre blog sur les surdoués et précoces. Vous avez mis des mots sur ma longue souffrance, cela dans tous les domaines du professionnel à la vie sentimentale. J’ai tout simplement eu des larmes aux yeux et une certaine forme de soulagement et de paix intérieure.

    Cordialement,
    BT

  80. Bonsoir,

    Cela me fait plaisir d’avoir autant de retour car au moins je me sens utile et moins seule aussi de mon coté 😉
    Aussi, je vous remercie à mon tour pour votre commentaire, et c’est une belle récompense pour moi que de lire que si vous avez pu vous ressentir du réconfort et de la sérénité. Bien à vous BT. Myriam

  81. Concerné par cette problématique dans mon couple et après avoir plus que de raison bu quelques bières pour oublier une dispute virulente avec ma partenaire… 

    Je trouve cet article vraiment excellent !

    Merci de le faire partager aux couples mixtes qui s’interrogent sans cesse sur les difficultés relatives à cette « mixture » ?!

    Le fait d’utiliser le bon mot au bon moment est une réalité propre au surdoué ! Pour un surdoué, le bon mot est « LE » bon mot. Et aucune interprétation n’est possible selon lui tant il tient à l’exactitude de ses propos.

    C’est, je pense, un réel problème entre « surdoué » et « normo-pensant ».
    Diantre, que j’exècre ces dénominations !

    En tout cas, merci pour ce site qui est une mine d’or pour tout être humain qui se respecte.

  82. Merci Christophe pour votre commentaire, ca me fait plaisir de me sentir utile de constater que je ne suis pas la seule, et que ce que je fais est bien ! Comme les surdoués sont authentiques et humbles, je n’ai aucune conscience de mon potentiel, sinon quand mon compagnon me dit : « mais regarde les journées de marathonienne que tu as avec les gens que tu formes et ceux que tu soutiens, et tout ce que tu produis comme article, tes engagements sur le réseau social G + et les bouquins que avales ! Tu es extra ordinaire ! » Là ça rentre pendant environ 3 minutes dans ma tête ;), puis ça repart : comme tout est relatif, pour les personnalités précoce se dévouer et se dépasser c’est notre norme et l’on y trouve absolument rien d’extra ordinaire. Heureusement il me le redit régulièrement. J’ai déjeuné ce midi avec un consultant qui est en contact avec Total, L’INRA et Air Liquide qui ont compris le potentiel des personnalités précoces dans la libération des énergies des entreprises, donc ça m’à fait super plaisir d’entendre que certaines entreprises, et pas des moindres vont enfin bouger !
    Ha l’intelligence linguistique …. ce que vous dites est tellement vrai des surdoués.. je dis d’ailleurs : « le mot mot au bon moment, à la bonne personne et au bon endroit ! »

  83. Bonjour Myriam,

    Mon commentaire sera tellement original que j’hésiterai probablement à le publier jusqu’au dernier moment avant le « clic » final.

    Comme d’autres, je me suis reconnue dans le témoignage de votre compagnon, et le portrait que vous brossez de l’adulte rayé. Cela fait plusieurs mois que s’est imposée à moi la piste de la douance pour expliquer ce que je suis et pourquoi je me sens si peu et si mal armée pour affronter ce monde alors que « j’ai tout pour être heureuse et réussir ». Bien sûr, sans avoir passé de test il m’est très difficile de croire à cette version de moi qui expliquerait si bien mon décalage constant. J’ai fini par m’intéresser au MBTI et à l’ennéagramme (je serais – je suis – INTP 5w4 sx/so) qui m’ont donné des cadres de compréhension, des pistes d’analyse qui ont pris le pas un moment sur mon éventuelle zébritude. Grâce à eux, je pouvais me sentir proche des surdoués, sans l’être pour autant (même conséquence, sans les causes). Pourquoi ce rejet d’une zébritude chez moi? Parce qu’elle met en avant l’échec, le mien, celui de la petite fille et de l’adolescente qui réussissait facilement et avait un bel avenir devant elle. Aujourd’hui, à 33 ans, je vis plutôt en marge, ne souhaite plus m’enfermer dans le monde du travail auquel je me suis frottée quelques années (de trop), et n’ai pas trouvé ma voie parmi toutes celles qui me tendent les bras. Un profil qui n’est ni celui du surdoué brillant, ni celui du surdoué en échec scolaire toute sa vie et trouve dans la douance une réponse à son passé.

    Mais il me faut bien l’avouer, après avoir lu votre article (et les autres)… je peux être d’une surprenante mauvaise foi à l’heure d’utiliser mon habituelle clairvoyance envers moi. Si je prenais la peine de m’analyser objectivement, d’un regard extérieur et sans la crainte de ce que cela signifie à mes yeux, je me décrirais probablement comme personne à haut potentiel. C’est ce que fait mon mari depuis qu’on en parle, et à la lecture du témoignage de votre compagnon, il parait que ça ne fait pas l’ombre d’un doute. Voilà peut-être ce qui aura été le déclic, ma réelle prise de conscience de ce que je suis, et le début de l’acceptation (qui sait?)

    Pour rester dans le sujet de ce billet, concernant ma relation avec mon homme (non zébré), je le considère comme un « culbuto » et lui me voit comme le jeu « labyrinthe ». Je lui en fais voir en passant d’un extrême à l’autre, mais il revient indéniablement au centre en m’emportant avec lui, stable et fort comme un roc. Pour lui, je suis une mine de surprises et trésors cachés, qu’on découvre au hasard, lorsqu’un mur est poussé…

    Je valide avant de relire, au risque de faire marche arrière. Merci pour vos articles!

  84. Rien de neuf comme commentaire pour ma part; comme beaucoup de gens j’ai moi aussi pleuré en lisant cet article qui décrivait si bien une grande partie de ma vie passée à se refuser tel que j’étais.

    Cependant, et je ne dis pas ça pour rabaisser la joie de beaucoup de se sentir enfin EUX , comprenant qu’ils sont « plus » sous certains aspects que d autres ; mais durant mon chemin de personne extrêmement sensible , j’ai eu la chance de découvrir une discipline que beaucoup de personnes comme nous ont du mal a appréhender , que ce soit parce que étant très emportés par leurs réflexions ou leurs émotions.
    Il s’agit tout simplement de la méditation, être capable de s’écouter, de se poser.
    Peut-être est-il encore trop tôt pour moi pour vous assurer de son (grand?) intérêt (je suis actuellement en rémission d’une profonde dépression…) mais je ne peux que vous inviter à vous écouter plus intimement que vous ne l’avez peut-être encore jamais fait.
    Propre aux très sensibles, le survoltage cérébral ou émotionnel peut rendre très délicat la concentration , et ainsi l’écoute de soi-même.
    Je ne cherche en aucun cas à promouvoir un mode de pensée 🙂 mais je tenais juste a apporter ce que je pensais valable pour se pencher plus en avant sur notre moi intime.

    Bien à vous tous et bien à vous Myriam.

  85. Tellement vrai tout ca…

    On se fait une réunion pour se « libérer » toutes et tous ensemble ??? un club qui pourrait aussi contenir nos conjoints/conjointes… On a toutes et tous tellement à partager…

    Je suis ENFP (mbti), en thérapie depuis 2 ans suite Burnout, en thérapie de groupe Gestalt depuis une semaine pour devenir thérapeute en entreprise et pourquoi pas à terme en cabinet… C’est grâce à tout ce travail sur moi que je me rends compte du zèbre, précoce, que je suis…

    Merci infiniment Myriam pour cet article que ma compagne non-zêbre m’a fait connaître !

  86. Bonjour Bertrand, oui oui la méditation le yoga, les activités artistiques, les ballades dans la nature, sont préconisées pour nous petits zèbres/hp/surdoué-sous doué ;-)/précoces que nous sommes !

  87. Bonjour Bertrand, oui oui la méditation le yoga, les activités artistiques, les ballades dans la nature, sont préconisées pour nous petits zèbres/hp/surdoué-sous doué ;-)/précoces que nous sommes !

  88. Bonjour,
    Oui, comment vivre avec quelqu’un de surdoué ou différent ? Une bien vaste question. Vivre avec c’est aussi non pas le couple mais les célibataires. Là aussi des ratés bien avant que pendant (ou) et après. Ce peut être la relation du surdoué isolé qui s’isole consciemment ou inconsciemment par protection mutuelle de lui et des autres. Peu d’amis et entourages divers. Le surdoué use non pas par sa connaissance parfois trop mise en avant face aux autres et au risque de passer pour un je sais tout, mais parce que difficilement compréhensible de par son nombre de sujets abordés en un sujet unique. Tout est connexion et l’usure ou le regard inquisiteur de l’environnement intervient ici assez vite. Blague t-il ? Est-il bizarre ? Pas normal ? A l’ouest ? Plutôt catalogué vers l’effet inverse, comme simplet voir neuneu. La sur-compréhension n’est que rarement remarqué.
    Pour ma part, c’est souvent ainsi.
    Usant d’avoir la solution aussi bien dans un groupe personnel que professionnel et que celle-ci ne ressorte de la bouche d’une autre personne en place quasiment un an ou deux ans plus tard. Oui cela m’est arrivé plus d’une fois.
    Seulement, une (petite) hiérarchie en place dont vous ne faites pas parties et de toutes façon vous avez été écartés car « trop compliqué » à des processus de réflexions classiques, parfois has-been ou trop lent, l’entend d’une autre oreille.
    Alors oui, l’écart est automatiquement fait par vous-même. Suivre une idée avec sa propre mécanique est impensable à déléguer car vous tenais les tenants et les aboutissants.
    Il m’est arrivé d’être convoqué pour me faire comprendre que je gênais, j’allais trop vite et faisais de l’ombre aux personnes au dessus. Des explications qui n’en non jamais été car ces gens ont été incapables de le faire.
    Du coup, il est devenu plus simple de me faire passer pour le rigolo, bizarre, extraterrestre de l’endroit. Extraterrestre qui surement comme d’autres est un de mes surnoms. Gentil mais selon le sens pas toujours.
    Alors, prendre de la distance ? Du lâcher prise ? Très à la mode le « lâcher prise ». Si il y à notion de « lâcher prise » il y à notion de pression et c’est là qu’il faut travailler. Avant, et là pas facile de faire admettre.
    Il n’est pas compliqué de remonter la source. L’environnement perso ou pro.
    Juste une piste et vision parmi tant.
    A force ce genre de situation déjà en amont ou plutôt dans tout les sens, amène vers cette question:
    Comment vivre avec un surdoué ?
    Peut-être que…?
    Apprendre au surdoué à vivre avec son environnement.
    Dès l’enfance. De la détection d’une potentielle différence à l’éducation de cette dernière.
    Apprentissage de son écoute et de celle des autres.
    Pour lui permettre d’appréhender sa vie adulte, professionnelle et personnelle. De couple.
    De ne pas devenir un tyran ou à l’inverse être brimer, renfermé.
    Pour un mieux vivre ensemble.
    La différence mal prise en main joue sur la vie adulte et bon nombre en souffre et rate bien des choses. Mon cas et celui de beaucoup.
    Avoir un train d’avance est difficile à vivre. Quand vous vous voyez l’horizon les autres ne voient que le bout de leurs pieds et avant de se rejoindre bien des choses sont passées.
    En tout cas beaucoup de choses à dire et à aborder, en attendant on tâcheras de s’entourer si possible naturellement (gare aux profiteurs) des bonnes personnes, peu, mais de celle qui ne verront en nous que l’être humain bon et compatissant.
    Je ne relie pas, juste des mots comme ça qui sortent d’eux mêmes…
    Cdt,
    Pascal

  89. Un grand merci pour votre inspiration sur le thème des zèbres Pascal, personnellement, je me suis longtemps sentie comme une extra terreste mais négativement, et c’est toujours le cas mais positivement : car c’est extra de se sentir terrestre ..

  90. J’ai 16 ans mais ma psychologue m’a affirmé que j’étais une adulte surdoué. En lisant ces textes, je me suis reconnue dans chaque spécificité évoquée ! Ma famille ne me comprend pas, dès que j’essaye de discuter ça finit toujours par des cris. Je souffre énormément de cette indifférence. Beaucoup de pensées noires me viennent à l’esprit dans ces moments là et me reconnecter à la réalité est difficile. J’ai été rassuré de voir que ce genre de pensées était lié au fait que je sois surdoué. J’ai souvent l’impression d’être folle, à partir dans des excès de colère ou de tristesse… Merci de m’avoir rassuré sur tout ça, de m’avoir fait comprendre que tout ça était normal et que je n’étais pas la seule à réagir comme cela.

  91. Oui rassurez vous Alice, vous n’êtes pas folle, au contraire, vous être juste humaine, ce sont les autres personnes, qui sont comment dire .. un peu endormies par les médias, en ce qui nous concernent en général nous haïssons l’endoctrinement et la manipulation des masses car nous avons un libre arbitre très fort, lié à notre authenticité. Je vous invite à lire ce livre : « Je pense trop/mieux » de Crystel Petitcollin, une consœur.

  92. Merci pour ce bel article. Je suis le conjoint d’une surdouée qui ne s’assume pas…j’ai longtemps cru à son discours de nécessité de travailler dur pour arriver à avoir un niveau potable dans son travail. Etant dans la même branche, j’ai essayé de suivre ce rythme effréné depuis 15 ans…et aujourd’hui, je suis épuisé, je ne sais plus comment faire pour gérer cette hyperactivité continue. Nous avons 4 enfants (l’ainé est surdoué et a permis de mettre en lumière la surdouance de sa mère), des métiers prenants et passionnants et toujours plus de projets. Il y a beaucoup de sites qui prennent en compte le mal-être des surdoués mais très peu celui des conjoints…merci pour les pistes de réfléxion en espérant qu’il ne soit pas trop tard…

  93. Bel article, un témoignage empreint d’amour à la recherche de la compréhension de l’autre.
    Seul petit bémol, les fautes, je ne suis pas tatillonne, mais j’avoue que chaque petite entorse m’a faite sortir du fond, le corriger mentalement, et revenir au contenu.
    Faites néanmoins attention à ne pas trop catégoriser les personnes dites surdouées, chacune a ses nuances, elle ne sont pas toutes identiques juste parce qu’elles ont un point commun.

    Merci pour cet écrit!
    Belle journée

    Mathilde

  94. Bonjour Mathilde,

    Je vous remercie pour votre remarque pertinente. Je suis désolée pour les fautes. Ayant un kératocomme à l’oeil droit que je soigne de manière naturelle : je me refuse de porter des lentilles rigides, je préfère faire de l’orthoptie chaque jour et muscler mes yeux, plutôt qu’ils deviennent de plus en plus passifs, ceci explique cela … Et oui bien sur, j’aurais pu écrire sur différents types de surdouement, les HPE, HPI, THP en recevant par troupeau (des troupeaux de zèbres 😉 ) au cabinet en consultation, en couple et seul, mais justement je n’aime pas les catégories, donc j’ai fait le choix de regrouper. Et il y à deux autres raisons à mon choix : c’est aussi parce que vous puissiez me lire, je fais en sorte d’écrire afin que les robots référenceurs me trouvent vite et bien, j’ai donc des contraintes rédactionnelles : ma vue, le manque de temps qui fait que je rédige très vite, et les robots référenceurs (quand on connait la webredacting, on sait les contraintes au niveau de l’écriture, du choix des mots, etc., que cela représente pour que l’article sorte en première page). Merci de votre bienveillance. J’attends que vous vouliez bien m’indiquer les fautes afin de pouvoir les corriger. Myriam.

  95. Bonjour, je ne peux que confirmer ce qui a déjà été écrit au sujet de cet article, il est très beau, mais il me donne juste envie de pleurer. Pourquoi me direz-vous? Je ne suis pas HP. Mon ex-compagne et maman de ma fille l’est. Je dis ex, car après quasiment 8 ans de vie commune, elle a décidé qu’elle préférait continuer sa vie sans moi. Pour moi, notre vie de couple a basculé le jour où elle a appris qu’elle était HP. Certes elle avait réussi à mettre un mot sur son « maux », ça l’a, paraît-il, apaisée par rapport à ce qu’elle vivait depuis des années. Mais depuis ce jour elle n’a cessé de devenir moins tolérante par rapport à mes défauts, moi qui était la personne qui la freinait gentiment dans ces envies de toujours plus, moi qui était « l’équilibre » ,selon ces dires, dans sa vie, suis vite devenu « le boulet ». J’aurais du évoluer aussi vite qu’elle, avoir les mêmes envie de toujours plus, ou toujours plus vite. J’ai juste l’impression d’avoir été mis de côté parce que je ne suis pas HP et que c’est devenu une obsession chez elle. Moi je l’ai toujours acceptée comme elle était, elle ne m’a jamais fait peur, et tout ce que je voulais c’était la rendre heureuse. Bref je ne suis pas HP, mais j’en souffre aussi. Merci. Thomas

  96. Bonjour Thomas, je vous comprends, car si la vie est difficile pour les HP/zèbres/précoces, et elle l’est aussi pour leur partenaire. Je trouve mon compagnon bien trop complaisant dans cet article, je lui ai demandé d’écrire sur mes moments d’angoisses, de désespoir, mes insomnies, mes moments de grande solitude que je comble avec mon hyper productivité, mais malgré ma demande, je n’ai jamais eu de retour sur ces points, et je n’aime pas répéter des demandes, sinon c du harcèlement. Cela est dommage, car j’aurais vraiment aimé publié un article sur comment la solitude et le désarroi des partenaires de personnes surdouées/précoces/hp car il y a pléthore de livres pour les enfants indigo/précoces, les adultes surdoués, mais pas pour leur compagnon ou compagne, et dans un couple on est deux … Cependant de ce que je lis, votre épouse à vécu sa phase d’individuation, une phase commune à tous les couples, et c’est dommage aussi que vous n’ayez pas été accompagné, en couple, à la traverser à deux. Nous manquant cruellement d’informations sur nos différences hommes femmes, indépendamment de vivre avec une personne HP ou pas … sur le couple : il n’à à pas d’école pour apprendre à faire évoluer son couple, ni pour élever les enfants, alors que c’est tout aussi vital que de s’alimenter, c’est de la nourriture émotionnelle.

  97. Bonsoir Myriam,

    Merci pour votre réponse, une chose tout de même, loin de moi l’idée de faire reposer l’échec de notre relation uniquement sur ça, mais clairement mon ressentiment est qu’il y a eu un avant, et un après. De mon côté, comme déjà dit, je l’ai toujours acceptée et aimée comme elle était, (n’est-ce pas ce que recherchent les personnes surdouées/hp?).
    Là où certaines personnes pourraient être effrayées de ce côté « hyper intelligent », moi j’ai toujours été fière de vivre avec une femme, je n’ai pas peur de le dire, plus intelligente que moi. Elle était même un moteur pour moi, et elle m’a hissé à un niveau que je n’aurais probablement jamais atteint sans la connaître. Ce qui est certain c’est que j’aurais du/pu faire plus d’efforts pour mieux la comprendre, comprendre ses attentes, je suis tombé sur ce site malheureusement trop tard. Je culpabilise beaucoup de cet échec et de ne pas avoir assez élevé mon niveau pour arriver à la combler. J’aime ce « zèbre » plus que tout, mais elle a déjà tourné la page, toujours plus vite, etc…

  98. Je vous en prie Thomas. Nous ne sommes pas coupables, nous sommes responsables de nos choix. Donc si vous vous sentez responsables d’avoir choisi de baisser les bras, et bien vous pouvez toujours essayer « recadrer » les choses, cela veut dire les changer : je vous invite à tenter de reconquérir votre bien aimée , surdouée, (mon compagnon à du le faire bien des fois, car avec nous rien est acquis. IL y à différentes formes de surdouement, mais ceux qui se bougent, comme votre ex compagne et moi mmeme, nous aimons les personnes dynamiques et conquérantes, et nous avons besoin d’être séduites, pour nous rien n’est acquis jamais avec nous memes (les précoce sont ultra exigeants envers eux-mêmes) et ils le sont aussi avec les autres. En accélérant votre rythme, (pour vous donner une image, c’est un peu comme si les hp/zèbres, précoces vivions au 21 ème siècle et on ressent que des personnes vivent encore au 20 et nous ne supportons pas d’aller à notre propre rythme : le zèbre serait comme l’ âne : tetu, déterminé, mais avec la puissance et la nervosité d’un cheval), donc en étant plus « through time », comme on dit en PNL, et moins « in time », ce qui doit la géner, ça permet de s’ajuster à notre temps : les surdoudées sont visionnaires et vivent dans le présent et le futur, surtout le futur. ces notions sont approfondies dans les cours de pnl sur la ligne du temps …

  99. Merci Myriam, je la retrouve complètement dans vos mots, mais j’y retrouve aussi une partie des reproches qu’elle me fait. Pour la reconquête ça me paraît plus que compromis, pour elle ce serait revenir en arrière, donc signe d’échec. De plus, difficile de reconquérir quelqu’un en étant au plus bas psychologiquement, même si je sais que je ne baisserai jamais les bras. Je dois d’abord faire un gros travail de reconstruction de moi même et ensuite je pourrai penser à du développement personnel. Je crains fort que le jour où j’arriverai à un niveau qui pourrait être acceptable à ses yeux, elle ne soit déjà « au 22ème siècle ».
    Je pensais qu’elle aurait pu continuer à m’aimer comme je suis, voir le positif sans se focaliser sur le négatif, tout comme moi je l’ai fait pour elle. Voila, à tous ces gens qui vivent avec un zèbre, ne baisser pas les bras et continuer à vous battre pour elle/lui, ils en valent la peine. A bientôt. Thomas

  100. bonsoir Thomas,

    « Je pensais qu’elle aurait pu continuer à m’aimer comme je suis, voir le positif sans se focaliser sur le négatif, tout comme moi je l’ai fait pour elle. Voila, à tous ces gens qui vivent avec un zèbre, ne baisser pas les bras et continuer à vous battre pour elle/lui, ils en valent la peine.  »
    heu je préfère dire qu’ils sont stimulants, qu’ils stimulent à se dépasser, plutôt que cette horrible phrase : ils en valent la PEINE. Au mot « peine », je préfère le mot : effort.
    Si vous vous mettez vous meme dans de la peine, forcément ça l’à fait fuir, car le prisme des personnes suroudés ou précoces et justement la positivité, donc l’emploi de mot négatifs, on déteste, et les hp sont hyper sensibles à tout, et donc aussi au choix du bon mot, au bon moment, au bon endroit, à la bonne personne ;).
    Les gens se polluent et s’endoctrinent tous seuls, comme si l’hypnose collective des médias et politique n’était pas assez, un ex : ‘les oeufs kinder bourrés de sucre : « du bon chocolat et du lait pour la santé de vos enfants ». Les médias bernent totalement les gens, qui en plus les croient pour les trois quarts, ou cèdent au marketing émotionnel. Donc, les phrases telles que : « ça va le coup », « valoir la peine », sont complètement hors de mon monde, ou je ne tolère pas la pollution émotionnelle et inconsciente. Je dirais plutôt que les personnes surdouée, atypiques, créatives, hp, zèbre, précoces, sont stimulantes, permettent de se dépasser, sont attachantes et peuvent donner l’envie, en langue des oiseaux de Freud, soit en musicalité le mot « envie » ça donne « en » « vie ». Les surdouées sont simplement humains, très, ils sont intègre et ne transigent pas avec leur valeur, quand elles vont bien, ou mieux. Ca donne des personnes drossent comme un « i », totalement alignées, dans leur axe, des ferraris…ou autre bolide
    et oui je me reconnais aussi dans vos paroles :-), c vrai que nous allons très vite (22 ème), je dis quand à moi que je suis une cosmic girl, le temps je me ballade avec : dans la passé et dans le futur, c’est comme si il n’y avait plus de temps, comme Einstein en parlait : la relativité du temps. Le temps est bien entendu réel dans ma vie quotidienne, il scande mes rv pro, perso, mes heures de sommeil etc, mais pas avec mes rencontres. Si ce thème vous intéresse, je vous invite à voir le film Cloud Atlas, des mêmes réalisateurs que Matrix, moins commercial, plus subtil, il faut d’ailleurs voir les explications sur wikipédia, tellement ce film est riche en double lecture sinon nous passons à coté de nombreuses doubles lectures.

    et je vous suis totalement : combien même quand nos compagnon ou compagnes non surdoués (mais doués néanmoins de nous supporter !!) progressent, comme nous continuons de progresser aussi, et bien le décalage et toujours là, et donc oui et re oui, science sans conscience n’est que ruine de l’âme, et pour ma part, j’ai toujours monté la tolérance, et la simplicité, et l’humilité, en parallèle de tout autre apprentissage ce qui me permet de mieux vivre les décalage avec mon compagnon.

    au plaisir de vous lire, Myriam.

  101. Myriam,

    Désolé pour l’utilisation inappropriée du mot « peine », mal utilisé à vos yeux, mais l’intention y était.
    Ça restera l’histoire de notre histoire finalement, l’intention était énorme, mais remplie de faux pas et maladresses envers elle, en partie à cause de paramètres que je ne maîtrisais pas.
    Merci pour toutes vos réponses et explications.

  102. bonjour Thomas,

    Il est vrai qu’il n’y à pas d’école pour être parents, ni pour être en couple … alors que des cours de cuisine, de bricolage et sur les sujets que je viens d’indiquer nous serait fort utile dans la vie ! Donc c’est ce que je fais : je suis pédagogue et j’apprends aux couples nos différences de psyché homme/femme, et la communication qui porte notre intention, quand je les suis en thérapie conjugale. IL est vrai que les femmes trouvent souvent les hommes maladroits, car nous sommes plus habiles pour communiquer .. au début, après ressentant de la frustration et de la peine, justement, nous pouvons devenir dévalorisantes et castratrices à force d’incompréhension alors qu’un homme qui aime une femme cherche avant tout à lui faire plaisir et lui être utile, à ne pas la changer quand les femmes, elles se vautrent dans leur rôle de mère, et font du parent nourricier, cherche à changer les hommes …

  103. Après une longue traversée du désert, je me suis trouvée.
    Merci du fond du cœur pour avoir permis cette réconciliation avec moi-même.

  104. Bonjour à tous,

    Au fil de mes recherches, je suis tombée sur ce site et j’ai l’impression que c’est une bouffée d’air…
    Je partage la vie d’un homme surdoué et j’ai lu à plusieurs reprises « trop intelligent pour être heureux » sur ses conseils.
    Ce qui est troublant, c’est que je me retrouve moi même dans plusieurs récits ou analyses…
    Le plus criant c’est cette idée que j’ai de moi, ce sentiment d’être inutile, inintéressante et mal aimée. Paradoxalement, je me sens forte et pourtant si faible …
    Je m’applique au quotidien a essayer de ressentir les émotions de l’homme que j’aime et surtout à les appréhender et vos commentaires sur le sujet m’aident beaucoup, d’autant que parfois il peut tomber dans un mutisme profond pendant plusieurs jours. Dans ces cas là, je me trouve toujours une responsabilité, alors que factuellement, je n’en ai la souvent aucune. Je pense qu’il en souffre tout autant que moi, mais sa force et sa détermination ne laisse rien transpirer…

  105. Bonjour à tous,
    Je suis tombé par hasard sur cette page. L’hypersensibilité, l’émotivité me caractérisent plutôt très bien et dans la grande partie du contenu, je m’y retrouve. Je change de job tout les deux ans environs car je m’ennuie vite, je peux travailler chez moi tout un week-end sans presque pas manger et rester concentrer des heures(18/20 heures)sur mon écran. Et à côté de ça je traverse des phases de déprime émotionnel. Personne ne m’aime pour se que je suis, les gens sont cruels sont en parti ce que je peux ruminer pendant plusieurs semaines avec le sentiment d’une extrême solitude. Je ne sais pas qui je suis alors je ne me prétends pas comme un « zèbre » mais cela fait fort du bien de se reteouver dans quelques récits. Merci pour votre partage.

  106. Je vous en prie, j’aime partager, échanger, rédiger et nos terrains sont dans l’addiction ou la compulsion, en ce qui me concerne, tout comme de nombreux de mes maitres à penser, j’ai mis ce terrains addiction dans la rédaction, l’écriture, il n’y à qu’à voir le nombre de bouquins que Richard Bandler, le créateur de la PNL à rédiger et continu de rédiger, et idem pour certains écrivains. Et oui chez les profils zèbres/hp/précoces/surdoué/douance, peut importe le terme, tout est hyper : d’où votre capacité à vous hyper concentrer, voir être happé, et ne pas vous alimenter, d’où les phases d’hyper enthousiasme, puis d’hyper déprime, l’hyper sensibilité, mais aussi l’hyper sensorialité : l’intimité et les câlins sont fantastiques avec nos profils de personnalités car nous ressentons tout plus forts, donc nous sommes étonnant aux yeux des personnes qui n’ont pas cette capacité à se connecter à leur sens, comme nous le pouvons, mais aussi à les perdre, lors des états dépressifs, et là c’est totalement flippants, vu que d’ordinaire notre sensorialité est très présente en nous. Vous êtes vous Mitch : une personne unique, avec un ADN unique, comme chaque personne, un profil donne des tendances, des repaires, et c’est tout. J’accompagne mes patients à se discipliner et à prendre soin d’eux pour éviter ces montagnes russes : passer de l’ouragan à un fleuve avec certes quelque remous sinon c’est chiant mais plus la tornade, de l’escalade non encordée en montagne à la colline (j’emploi des images bien sur), en travaillant aussi bien sur le corps, que la psyché, et les résultats sont là : nous arrivons ensemble à passer de l’hyper à la modération. C’est un véritable challenge, car la société est dans l’hyper aussi : hyper marché par exemple. Les marketeurs savant habilement jouer avec les émotions des citoyens pour les faire consommer aussi bien des biens matériels que des psychotropes, car l’être humain n’est pas fait pour vivre à un tel rythme et ne peut pas remplacer des besoins affectifs par des besoins matériels. Le marketing émotionnel est omniprésent, tout comme l’information et la désinformation, l’intox. Cela à pour conséquence de flouter les repaires, et lorsque l’on nage déjà en eaux troubles, ca mène au marécages. Donc je m’amuse à dire que remplace des chateaux de sables par des fondations solides, j’épure, je joue le role d’un éboueur de tout ce qui peut affecter une personnalité à forte sensibilité.

  107. bonsoir, je suis surprise par votre commentaire : il va sans dire que les personnalités surdouées, précoces, profils HP, ne sont pas malades, et je ne vois pas ou il serait écrit dans mon article qu’elles le seraient, tout comme il va sans dire que les surdoués ne sont pas anormaux, ils sont différents, et j’oeuvre quotidiennement à ce qu’ils soient fiers de leur différence, malgré le fait qu’ils souffrent chaque jour de cette différente, tout comme j’en ai beaucoup souffert, continu et continuerait d’en souffrir tous les jours : quand vous ressentez les sons plus forts et que cela en est au point de vouloir vous taper la tête contre un mur, parce que vous avez de l’hyper acousie, on ne peut que constater une différence … Quand mon partenaire bouge à peine ou respire un peu plus fort qu’à l’ordinaire dans son sommeil, et que cela me réveille, on ne peut pas dire que cela fasse partie de la norme, c’est pourtant celle de nombreuses personnes que j’accompagne qui sentent TOUT le jour et la nuit et souffrent d’insomnie chronique. Quand à ce qu’il en est de définir la norme, c’est un sujet de philosophie, car tout est relatif et de nombreux paramètres sont subjectifs : la norme d’un fou et sa norme par exemple.
    Les personnalités hypersensibles, très émotives, comme vous pourrez le lire dans les commentaires des personnes ci-dessous, se sont sentent différentes et certaines se jugent très durement, et nous sommes sentis différents et ce, depuis tout petits de part d’important décalage avec une grande majorité d’autres personnes. Etre différent n’est en rien être malade. Il existe en effet le terme NP, pour Normaux Pensants que je trouve pour ma part abscon.

  108. Bonsoir Myriam,

    Merci pour votre article ; il me permet d’agrémenter mon référentiel pour mieux comprendre ma compagne depuis 7 mois, HP, qui le sait, et dont j’aurai pu mal interpréter les comportements en l’absence de ce témoignage.

    Elle a d’ailleurs beaucoup de points communs avec vous (comportements relatés dans le témoignage , PNL, multis-projets/idées parallélisés en permanence…).

    Et je partage avec vous cette méfiance du marketing émotionnel qui arrivent à aliéner nombre d’êtres humains au détriment de leur intérêt supérieur.

  109. Bon courage 😉 : les surdoués ne sont pas toujours faciles à vivre, et le surdouement n’est pas non plus facile pour la personne surdouée. Et je vous comprends : du fait que nous pouvons être imprévisibles et que nos émotions bougent à la vitesse de la lumière, ce peut être déroutant pour l’entourage, sans parler du sentiment d’impuissance que peut ressentir le compagnon ou la compagne d’une personnalité zèbre dans les moments ou nous ressentons un désarroi profond, ou face à nos insomnies quand elles nous en souffrent, ce qui est assez fréquent chez les personnes qui souffrent de surdouance, et je pèse mes mots en disant qui souffrent de.
    « Il me permet d’agrémenter mon référentiel pour mieux comprendre ma compagne depuis 7 mois ». J’aime beaucoup cette phrase, représentantive de la manière de s’exprimer d’un HPI ;)….

  110. Bonsoir !

    Alors simplement : merci.
    Cela peut paraître idiot, mais en vous lisant, j’ai pleuré.
    « Suis-je une personne surdouée ? ». Je ne me pose cette question que depuis quelques semaines, et j’ai 19 ans pourtant. Hypersensibilité, sentiments d’injustice face à certaines causes, changements d’humeur très rapides, passions dévorantes et qui se suivent, auxquelles je peux donner 100 % de mon temps en oubliant le reste, autodestruction. « Faux self », je ne connaissais pas ce mot et pourtant en lisant diverses définitions, j’ai l’impression que… oui, je ne connaissais pas ce mot alors qu’il fait partie de ma vie.

    J’ai toujours eu l’impression que personne ne pensait comme moi, on me disait (on me dit encore des fois en rigolant) que je suis une fille tellement passionnée que j’en suis bizarre. Ce qui a commencé à m’orienter, c’est quand pour rire avec des amies, on a fait des test de QI lors d’animation dans ma fac (médecine). Quand on m’a rendu le résultat, l’étudiante en année supérieure qui faisait l’animation m’a dit en riant que j’avais tout pour réussir mes études et m’a dit que je pouvais être une HPI. Pourtant… oui, j’ai toujours eu des facilités, une mémoire photographique et graphologique bonne, mais j’ai redoublé ma première année de médecine (à cause d’une dépression, étant hypersensible j’ai mal supporté d’être complètement éloignée de ma famille (et de mon chien)(mon confident, je l’avoue)). Pour pour moi… je ne suis pas forcément plus intelligente que mes amies.

    Et pourtant je me suis toujours sentie déphasée avec les autres, ma mère disait souvent que j’étais bien plus à l’aise à parler avec des adultes que ceux de mon âge.

    De même pour l’aspect non superficiel des HPI. Je ne suis pas un garçon manqué, et pourtant je ne me suis jamais intéressée…. au maquillage ou autre, par rapport aux autre adolescentes. J’ignore si c’est un point à retenir mais ça m’a touché.

    Cet article m’a principalement intéressé, tout comme les commentaire car il aborde les relations… amoureuses, celles d’un couple. Et c’est un gros point flou, pour moi.
    J’ignore si c’est un problème cognitif, si c’est un problème qui peut être lié au possible fait d’être surdouée… Mais j’ai toujours eu du mal avec ce type de relations. J’ai déjà un mal fou à savoir si je suis amoureuse d’une personne ou si je suis juste attachée à elle (sûrement des doutes par rapport à mes sensibilité… assez extrême). Et puis même si l’autre personne… m’avoue ses sentiments j’ai souvent tendance à me réfugier dans mes études ou passions (codage information et arts graphiques), de peur de me lier à cette personne beaucoup trop, et de souffrir du fait d’avoir l’impression qu’elle ne pense pas comme moi.
    Navré si ce point est assez développé , mais si vous répondez, j’avoue que ça me ferait beaucoup de bien d’avoir un avis sur… cette peur de ce lier avec une personne spécifique, de tout partager avec elle, et aussi un sentiment de ne plus être libre dans un couple.

    Parlant depuis peu à un jeune homme HPI, j’avoue aussi avoir peur d’une possible confirmation sur mon cas en voyant qu’il pense comme moi, a les mêmes réactions et vit mal cela.

    Encore merci !

  111. Bonjour Ashling,

    Oui nos relations personnelles et intimes ne sont pas évidentes lorsque nous sommes surdoué(e)s. Disons qu’elles sortent de la norme. Notre sensibilité fait notamment que nous devons nous protéger des personnes qui peuvent nous blesser parce qu’elles n’ont pas conscience de combien sont forts notre sensibilité, et notre besoin de délicatesse et nous avons aussi besoin de relation fortes, de sentiments profonds, nous ne supportons pas la superficialité, nous avons besoin d’authenticité. A cela, ce rajoute notre investissement dans nos passions, que vous évoqué : nous ne sommes pas représentatif des personnes qui se contentent de soirées plan plan devant la télé tous les soirs, et nous avons besoin de beaucoup d’espace mental, de temps pour nous, pour nous adonner à nos passions notamment. Je ne sais pas si vous pouvez ressentir un sentiment d’envahissement quand on empiète sur votre territoire ? C’est mon cas, je suis très territoriale envers mon lieu de vie et mon temps, ayant un besoin viscéral d’être nourrie émotionnellement et intellectuellement, mais bien entendu, chaque personne, surdouée ou pas, à sa propre histoire liée à sa patrimoine génétique, son environnement socio culturel, et sa personnalité, et donc des besoins qui lui sont propres.

  112. Bonsoir. L’article est bien fait, mais je ne rejoins pas le côté « mieux seul que mal accompagné »… Je ne peux évidemment faire une généralité de mon cas, mais je pense que nous sommes des dépendants affectifs, et j’appuie mon constat personnel sur le fait qu’on se sent tellement décalés qu’on tient hyper fort au partenaire qui nous fournit un lien a ce monde. Et paradoxalement, on a aussi l’idée de s’en défaire parce que cette attache, pourtant essentielle, nous maintient dans une situation équilibrée, certes, mais qui nous fait paradoxalement ressentir que l’on n’est maitre de rien… Je sais, c’est compliqué et je m’en excuse

  113. No pb ;), vos réflexions sont intéressantes, et le thème de la dépendance que cela soit à un partenaire, au travail, au shit, une passion, à la lecture (ce qui est mon cas), au sport, à une drogue, ou autre, est un thème dont il y à beaucoup à dire concernant les personnalités surdouées.

  114. Bonjour,
    Cet article a été pour moi un véritable électrochoc tant sur ma personnalité (« coming out » 15 ans après la détection de la douance) que sur la nécessité de travailler dessus pour enfin en faire une force. Il m’a également permis d’en discuter de manière plus juste avec mon fiancé et de l’intégrer dans ma démarche.
    Aujourd’hui, le processus est toujours en cours mais nous parvenons nettement mieux à comprendre nos facettes (parce qu’une surdoué est peut être difficile à cerner pour un NP, mais l’inverse est également vraie!!!).
    Merci beaucoup pour cet article !!!

  115. Bonsoir, et merci de votre réponse !
    Je suis par ailleurs navrée d’avoir mis autant de temps à répondre.

    « Je ne sais pas si vous pouvez ressentir un sentiment d’envahissement quand on empiète sur votre territoire ? »
    Oui, en effet, cela m’arrive souvent. Il m’est déjà arrivé de dire à mes amis que je coupais tous moyens de communication simplement parce que j’avais l’impression qu’on rentrait violemment sur mon espace, l’impression que malgré leurs sourires, leurs gentillesses, ils m’étouffaient trop.

    Pareil ailleurs, j’ai eu la délicieuse surprise de rencontrer un jeune homme HPI, devenu depuis peu, mon petit-ami. C’est assez… étrange car pour la première fois, je n’ai pas peur de l’engagement, et j’ai l’impression que sans lui dire, il comprend de suite mes doutes, mes états d’âme.

    Encore aujourd’hui, j’ai des doutes sur moi, mais je ne me sens pas le courage de rencontrer vraiment un psychologue. Néanmoins, il est tellement agréable de parler avec une personne qui semble… ne pas être déphasée quand vous lui parlez.

    Je vous remercie encore un fois, pour votre précédente réponse.

  116. Bonjour,
    Cela fait maintenant un peu moins de deux mois que selon ma psy m’a dévoilé mon don.
    Si on peut appeler ça un don. Pour ma part, je suis plutôt un « surdoué en détresse ».
    Depuis mes 10 dernières années, avant de voir un psy, je vivais un vrai calvaire, allant de déceptions professionnelles, personnelles et amoureuses à encore plus de déceptions.
    Mes angoisses sont un vrai mal qui durcissent de plus en plus.
    Une certaine lassitude, dans tout, des idées pleins la tête, jamais rassasié, ça était pour moi synonyme d’un échec personnel et qui suit avec : encore plus d’angoisse.
    Pour m’échapper un peu et surtout me concentrer sur une chose, c’est de pratiquer un sport qui est devenu vite addictif. Mais deux heures après, rebelote , toujours ces même pensées, mon hypersensibilité….
    Je suis perfectionniste dans tout ce que je fais et je reste toujours à réfléchir à au moins 2 voire 3 solutions possibles avec variables différentes. C’est fatiguant…
    Mais depuis que je vois cette psy, j’essaye de me faire à cette idée de HP, pas tellement évident surtout quand on te l’annonce à bientôt 32 ans. C’est surtout l’impression d’avoir gâché une partie de ma vie.
    Ou plutôt de ne pas se connaitre soit même..
    Mais j’essaye surtout de me familiariser avec mon vrai self et de laisser le faux de côté. Pas du tout évident car je passe d’humeur joviale, triste, angoissée à colérique en peu de temps.
    Tout comme dans l’article ( qui au passage est très bien), mes projets sont très envahissants et surtout font des petits ou sinon des projets là aussi parfaits. J’ai fait le test avec seulement 3 projets et ce sont transformés un 7 projets. Là aussi c’est usant.
    Par contre ma plus grosse difficulté, ce sont les relations, les autres personnes autours de moi. Amicalement, je les trouvent lents, ennuyant et pas forcément drôle. Je me retiens pour ne pas les vexer car je ne suis pas forcément comme ça. Je sais que je peux faire mal donc je me bride, je me tais. Professionnellement, je suis lassé car je fais mon taff comme une routine sans débouché derrière. Beaucoup trop de bruit pour ma bulle qui est assez friable
    Sentimentalement, là c’est galère. Je suis un livre ouvert et ça fait peur aux femmes. Et pour ma part, je retiens tous, j’analyse les gestes, les dires. Et je me lasse de la personnes assez vite. C’est très délicats

    Voilà mon ressentit. Pour l’instant, je le vis très mal de cette aptitude cognitive « surdimensionnée ». J’espère surtout à mieux de connaitre un jour…

  117. Bonjour,

    Diagnostiqué tardif HPi, j’ai longtemps porté le fardeau de cette différence. Une enfance terrible, rejeté puis adolescent dans le club des débiles à lunettes et j’en passe, tout allait de mal en pis, échec scolaires etc…. Comportements autodestructeurs se faisant, j’ai par le biais d’une psy découvert ma différence.

    Ce ne fut pas une révélation orgasmique sur le moment car je n’y voyais rien de bien important, viennent des problèmes de santé qui m’oblige à changer de métier. J’ai donc repris un apprentissage à 30 ans dans le domaine de l’informatique où j’ai pu utiliser cette pathologie pour m’en sortir haut la main.

    Je souffre toujours de cette différence, à 35 ans je suis bourré de complexe, de problèmes sociaux d’insomnies de dépendances et de mal être. Malgré une place de travail à la hauteur de mes compétences, je reste l’enfant qui souffre de ce problème. Votre analyse est sans aucun doute très juste et je vous remercie du contenu… Mais pas ce témoignage j’aimerais que les gens se rendent comptent qu’être HPi ce n’est pas une sinécure, loin de là, bien que beaucoup arrivent à s’en sortir.

    Merci de m’avoir lu belle soirée

  118. C’est très étrange de voir son portrait résumé sur une page web, et je suis très satisfaite de voir que vous avez pu mettre des mots sur ce que je n’arrive pas à exprimer à mes proches. Non pas que je cherche un partenaire mais maintenant je saurai quels mots utiliser mon exprimer mon mal-être et les raisons de ma franchise brutale et le plus souvent assez sarcastique. Merci beaucoup !

  119. Bonjour dr Roure,
    Quel bel article, merci mille fois! Ayant beaucoup lu sur le sujet (aussi en hollandais et en anglais) votre approche est limpide et donne des clés…
    J’ai une interrogation…
    Mon fils de 11 ans est surdoué, ma fille probablement mais pas encore testée et moi aussi (comme une partie de ma famille hollandaise)
    J’ai 44 ans et j’ai réussi a trouvé un équilibre entre mon faux self et mon vrai moi, après un long travail sur moi…divorcée car incomprise, mon nouvel amoureux est surdoué aussi mais sans le savoir: c’est tellement une évidence pourtant ! ( Et ne dit-on pas que les surdoués se reconnaissent entre eux?)
    C’est donc plus simple d’un côté car je connais le fonctionnement mais de l’autre chaque surdoué étant différent, on s’épuise! Nos hyper sensibilités s’entre choquent…Le souci c’est que mon nouveau compagnon, en dehors de toutes ses qualités merveilleuses (vif, sensible, drollisime, créatif, empathique etc) est très déconnecté de son « inner self », se dévalorise beaucoup, s’abrutit en fumant du hashish et a un côté sombre…
    Pour l’anecdote: je suis Franco hollandaise et quadrilingue (car je parle couramment anglais portugais aussi), mon amoureux est portugais mais nous nous parlons en anglais (qu’il parle couramment aussi)car ça nous met tous les 2 sur un pied d’égalité au niveau linguistique! 😉

    Je serai enchanté d’avoir votre avis: Avez vous une réflexion sur ce sujet? Que faire quand les deux partenaires sont surdoués? Je ne sais pas si je dois aborder le sujet avec lui, j’ai peur de l’effrayer mais d’un autre côté, savoir pourquoi on se sent différent et décalé dans ce monde peut nous apporter une certaine paix et des clés pour vivre mieux et plus connecté à son « soi »?
    Y at il des articles sur ce sujet que vous pourriez me conseiller?
    Merci beaucoup et vive la vie!
    Amanda.

  120. Merci pour cet article. Je suis en couple depuis 6 mois avec un homme merveilleusement différent et je l’aime pour toutes ses richesses et faiblesses. Je dirais que le plus « compliqué » à intégrer pour moi a sans doute été son indifférence ou/et sa réticence aux contraintes (familiales ou administratives par exemple), mais je le comprends et l’aide du mieux que je peux car nous nous aimons et qu’il sait à son tour me rassurer.

  121. Hello,

    Nous nous sommes 2 HP en couple depuis quelques années et nous avons aussi le même profil Myers-Briggs que vous pourrez aisément deviner. Notre vie personnel est des plus enrichissante et épanouissante.
    Tous les articles nous rassurent sur le fait que nous ne sommes pas seules.
    Cependant, la question qui nous préoccupent en ce moment concerne le milieu du travail : comment trouver un emploi qui nous conviennent en etant nous-mêmes?
    Encore merci pour vos articles.
    Au plaisir!

    M&S

  122. Bonjour madame

    C’est vraiment vrai et quasi apeurant quand on lit tout cela .. je suis un homme du Québec mais je vois que peut importe la provenance les surdoués, nous sommes pareille en général. Comme vous l’avez écrit on peut choisir malgré nous un ou l’autre moi. J’ai été dans la direction de l’agressivité et de l’affirmation au lieu du masque faux self. Ce qui m’a amené dans mon enfance a faire fuir les gens et me sentir seul, avec ma misère du perfectionniste, et ma lucidité. Je viens tout juste de savoir que j’étais surdoué, car avant je croyais que j’étais nul ou malade mental .. après tout, c’est que ma famille a toujours dit de moi. Bref sans aller trop loin dans mes problèmes, et vous ennuyer, ce que je voulais dire c’est vos propos sont véridiques. Merci madame de votre temps pour nous aider. Bonne journée

  123. Bonjour
    Oui. La description est très juste. Et elle est particulièrement compréhensible grâce la forme donnée (ressenti d’un partenaire de zèbre). Après impression, j’ai pu enfin dresser mon profil général à mon épouse, en lui faisant lire. Bravo Myriam Roure.
    J’ai personnellement plongé dans l’alcool, et complètement abandonné ce qui est appelé le faux-self. Abandonné aussi ce drôle de monde, où finalement je n’aurais pas réussi à trouvé ma place.

  124. Bonjour,

    J’ai entamé il y a très peu de temps une relation avec un homme surdoué, confidence entre le dixième et le onzième verre de vin, que je n’ai tout d’abord pas prise réellement au sérieux, après tout, on entend ça tout le temps…
    Et puis, moi qui ai en général la prétention de croire que je cerne plutôt rapidement le gens, leurs besoins, leurs attentes etc… je me suis très vite retrouvée démunie.

    « Pourquoi est ce qu’il s’énerve pour ça? Il est taré ou quoi? »
     » Ca fait trois jours que je n’ai pas de nouvelles, il se fout de ma gueule ou quoi? »
    « Pourquoi quelque chose de si anodin le rend si triste? »

    Et son côté absolu dans tout ce qu’il fait, cette manière absolue d’être mono tache, qui donne l’impression de le perdre un peu à chaque fois que je ne suis plus sa « tache » du moment, une fois que son intérêt n’est plus porté sur moi, il ne l’est plus, plus du tout, jusqu’à ce qu’il y revienne, complètement, et c’est merveilleux.

    Votre article est très éclairant, pour quelqu’un qui n’y connait rien et qui n’a jamais évolué avec un surdoué, surtout en couple, il est très compliqué, au début du moins de savoir comment se positionner.
    Pour moi, la plus grosse difficulté jusqu’à présent est d’enlever le doute, je m’explique:
    Dans un couple de jeune trentenaire aujourd’hui, les rapports sont compliqués, soumis à interprétation. Pourquoi est il avec moi? Pourquoi a-t-il dit/écrit ça? Pourquoi il n’appel pas? etc
    Et ça donne souvent lieu à des apéros entre filles à rallonge pour trouver un sens au chaos du fonctionnement des hommes, et on peut en dire autant des femmes de nos jours, j’imagine.
    La, pas besoin, il est content, il le dit, il est pas content, il le dit, il est avec vous, c’est qu’il en a envie, et s’il appel pas, c’est qu’il pense ou est occupé à autre chose, et il n’est pas question du jeu du chat et de la souris habituel et sempiternel.
    Très difficile de s’adapter à ça. A la simplicité, d’une certaine façon. Prendre l’information comme elle vient sans chercher à trouver un contre sens non pas caché, mais prédéfinit par les lois des texto/appels/rdv etc…
    Ce qui fausse le rapport, c’est si le partenaire (moi en l’occurrence, en espérant ne pas être la seule tordue dans ce cas là) n’est pas dans le même schéma ou ne comprend pas le schéma de l’autre. ‘ puisqu’il appel pas, j’appel pas » « etc…
    Ca m’a pris un mois et pas mal de lecture, un petit électro choc aussi, mais je pense que j’ai saisi, ça y est.

    J’espère réellement que ça fonctionnera, je ne sais pas si je pourrais vivre de nouveau sans son esprit complexe et tellement logique, et drôle, tellement drôle.

  125. Excellent article!
    De rares personnes m’ont déjà assuré que j’étais sûrement une adulte HP (à haut potentiel), mais en lisant tout cela, j’avoue que je m’y retrouve complètement, j’en ai ri, et quelque part, je me
    suis sentie comprise.
    Lorsque j’étais à la Fac de Psy à Rennes, j’ai servi de cobaye pendant 48h à des chercheurs en Psychologie sociale. Ils m’avaient fait passer des tonnes de tests, je n’avais fait que ça pendant ces 2 longs jours. Tests QI etc. Et à l’issue de tout cela, ils m’avaient convoquée parce que je les avais interpelés. Ils souhaitaient que j’intègre leur équipe à la fin de mes études. À d’autres tests de QI j’avais pété les 141, 142 de QI.
    Je ne m’en vante pas, au contraire, je n’en parle jamais, surtout que j’ai moi même appris comment ça fonctionne. Et j’ai plus souvent été du genre à me dévaloriser. Mais à toi qui est une surdouée je me confie.
    Ça fait du bien de se sentir moins seule! Et reconnue aussi!
    Parce que ce sentiment d’être différente, isolée, perçue comme une hypersensible, une hyper émotive, une fragile! Alors que je suis forte dans tout ce bazar émotionnel!! Le père de mon fils (nous sommes séparés à présent) actuellement pédopsychiatre à Paris, m’a toujours dit que j’étais quelqu’une de fragile et de forte en même temps.
    Et, pardon pour ce que je vais écrire, mais… ce sentiment affreux et condescendant de trouver les gens « cons », mal élevés, inintéressants, basiques, mauvais etc. Et avec ce sentiment d’injustice permanent qui effectivement peut rendre dingue, méchante même (violente autrefois). Je hais l’injustice et la méchanceté gratuite!! Cela provoque chez moi des réactions exacerbées, démesurées. Mais j’ai appris à me canaliser, me tempérer (merci les années de psychothérapie)
    Et étrangement, même si je trouve la plupart des gens « cons », égoïstes etc, je suis pourtant bienveillante, hyper empathique. Je suis une éponge. Avec les hommes que j’ai connus, j’ai été attirée par leurs fissures, leur souffrance, je ramassais les chiens écrasés (sens figuré) pour les soigner, mon objectif étant de tout décortiquer, tout analyser, les pousser dans leurs retranchements pour les aider à se regarder dans un miroir et soutenir leur regard pour se sortir de là. Bref. L’electrochoqueuse. Mon frère aîné m’a souvent dit que j’étais une « sauveuse ». Aujourd’hui j’ai finalement cessé cela, (merci encore les années de psychothérapie) et décidé de veiller sur moi d’abord, et surtout. Du coup je suis célibataire! Les hommes que je rencontre ne sont jamais assez bien pour moi, ils ne percutent pas assez les choses à mon goût, ils m’ennuient rapidement hélas… Et je suis assez heureuse! Enfin!

    Merci pour cet article intéressant!

  126. bjr, merci pour cet article qui est rassurant pour le surdoué mais semble demander a leurs conjoints de gros efforts d’adaptations j espere que cet article éclairera leurs lanternes

  127. C’est fou, c’est tout moi (a part le fait que je sois très « famille »)… c’est beau qu’il est écrit aussi honnêtement et avec autant de detail a propos d’elle. Cette femme a de la chance.

  128. C’est fou, c’est tout moi (a part le fait que je suis très « famille »)… c’est beau qu’il aie écrit aussi honnêtement et avec autant de details a propos d’elle. Cette femme a de la chance.

  129. J’ai juste terriblement envie de pleurer…Merci d’avoir mis des mots sur ce que je vis et ressens…il faut que j’apprenne à accepter d’être « différente « quand je me suis crue folle, de trop avec ce terrible sentiment qu’ il était normal qu’ on ne puisse pas m’aimer.

  130. Bonjour, je viens de finir de lire votre article et les témoignages et je me retrouve complètement dans tout ce que vous dites mais pour autant je ne me sens pas surdouée loin de la…peut on avoir toutes les caractéristiques que vous décrivez sans être pour autant surdouée? En tout cas merci pour votre article qui m a permis de me sentir enfin comprise et moins seule.

  131. jai lu pour la première fois la comparaison billet froissé/valeur des gens il y a environ deux mois .. À peu près à la même période où je découvrais que j’étais surdouée..
    A la lecture de cette citation j’ai fondu en larme, tout comme ce soir..
    Merci …
    J’ai été si malheureuse pendant si longtemps ..
    Depuis peu je découvre le bonheur à travers moi et ma propre introspection, je lis, je m’ecoute, je ne me force plus à rien ..
    C’est réellement très difficile dans notre société d’être un zèbre alors merci ..

  132. Oui être Zèbre ce n’est pas toujours facile, parfois il est dur de se cacher de ne pas en parler, moi j’ai trouvé la solution j’ai quelques amis zèbres avec qui je peux être enfin moi même, cela permet de décompresser et de mieux naviguer dans ce monde. Se comprendre c’est s’accepter, alors savoir qu’on est surdoué apaise les questionnements inutiles. Merci pour cet article qui permet de façon claire et très juste d’éclairer un peu sur les 2% d’individus qui cachent leur différence avec parfois de la tristesse…

  133. Bonjour

    Je vis depuis longtemps avec une femme (15 ans ) qui vient de prendre conscience de sa douance a 40 ans. Elle m.a, a la suite de cette découverte fait part de son doute sur ses sentiments a mon égard….elle veut partir car elle a besoin d être seul….je la sens déprimée et lui rétorque qu’elle a besoin d une thérapie pour sortir de ce trou noir….elle doit découvrir son vrai self. Quelqu un a t il déjà vécu cela ? Que faire dans telle situation…
    je suis perturbé car je suis très amoureux….

  134. Merci pour cet article , je me sens moins seul depuis peu , depuis que ma compagne comprend ce que je suis ….. C’est très difficile au quotidien, surtout que je n’ai pas été « diagnostiqué » . Elle comprend grâce aux articles comme celui ci . Merci de penser aux compagnons compagnes dès surdoué . Très bon article .

  135. C tout moi la encore. Je me suis rendue au cogitoz et la dame qui m a reçu m a dit qu’ a mon âge (46ans) ca ne servait plus a rien de passer les tests car déjà s etait cher et qu a mon âge n en ferai rien de plus après. Et surtout si je venais à les échouer.
    Aussitôt partie je n ai eu qu’ un ressenti : ce fut très violent.
    Un endroit ou l on vient chercher du réconfort et comme on dit vaut mieux tard que jamais selon moi, me répond comme ça ? Elle n a pas été capable de voir mon faux self et la gde souffrance au profond de moi. Elle n a pas capté pourquoi j étais venu ici. Quand elle m a demandé dans sourire ni douceur ni empathie ni rien ce que j étais venu chercher la j ai perdu tous mes moyens, je me suis bloqué et je ne sais plus trop avec quoi j ai combler le vide mais en tout cas pas avec ce que tout ce que j aurai pu lui dire si je m étais sentie en confiance avec la personne.
    Comment voulez vous dire bein je suis venue voir si je suis sur douee ou pas comme ca lol déjà je ne trouve pas ce mot adéquat et très injuste pour les autres qui fctionne « normalement » ? Donc comment dire ca quand justement on peine pour l humilité ? Bref terriblement déçue de mon rdv a Avignon. Puis 46 ans ok c vieux et je ne suis plus à l ecole mais pr moi non dans le sens que je peux très bien m épanouir et réaliser les plus choses de ma vie a partir de cet age et même une formation ou autre. Pr moi tout est possible enfin ac mes capacités of course !
    Bon on m avait prévenu de ce centre que j allai être déçue mais a ce point la je n aurai jamais pensé

  136. Bonjour,
    Merci pour votre si bel article qui me renvoie à mon propre mode de fonctionnement. Détectée surdouée à l’âge de 40 ans, coachée et en perpétuelle recherche de mon MOI intérieur, je continue de m’épanouir à travers des lectures portant sur le comportement humain et les différents types de personnalités. Enseignante en langues modernes, je crée aussi des bijoux, restaure de vieux meubles, greffe des plantes en pépinière et commence une formation en analyse transactionnelle tout en l’occupant seule de mes 3 enfants. Un point me concernant particulièrement a à peine été abordé dans votre article: comment un surdoué peut-il faire face à l’échec amoureux et comment peut-on l’accompagner dans ce sens? Personnellement, j’entends de plus en plus que je suis faite pour vivre seule alors que ce n’est pas ce à quoi j’aspire. Cependant, je me trouve très complexe et ne vois pas comment quelqu’ un pourrait s’adapter. Cela me laisse un peu inquiète vu les échecs précédents…

  137. Je suis venue lire cet article pour mieux comprendre mon partenaire. Voir ce que je peux lui demander ou non, et comment pouvoir lui présenter de la meilleure manière.
    Et, en lisant l’article, c’est ma propre personnalité que je vois.
    Assez déroutant… beaucoup beaucoup d’éléments me correspondent et pourtant non, niveau mémoire, non, je n’ai pas une bonne mémoire et niveau scolarité, j’ai toujours dû beaucoup bosser (en fait, j’ai toujours fait tourner ma vie autour des apprentissages), beaucoup répéter pour y arriver (je m’en suis plutôt bien sorti jusqu’à la fin du collège, cela a été plus difficile au lycée et j’ai ensuite découvert qu’en bossant moins au final je pouvais arriver au même résultat) et du coup, niveau intellect je ne sais pas du tout où je me situe. Bref, lire cet article m’a mis un doute sur moi-même, sur ce que je crois être et ce que je suis réellement.
    Et concernant mon partenaire, cela m’a mis aussi un doute car s’il y a des choses qui correspondent, il y en a d’autres qui ne correspondent pas du tout: je trouverais plutôt un manque d’empathie chez lui (l’impression que même si je partage un ressenti personnel difficile avec lui, il n’est pas touché + ne pense pas du tout qu’il peut m’aider à quelque chose là-dedans) + une mise en avant d’un fort ego (fier de sa propre intelligence qu’il revendique sans aucune humilité).
    Je sais bien que chacun ait particulier et ne remplit pas toutes les caractéristiques, j’avais envie de partager cela.
    Merci de votre lecture et pour cet article.

  138. Bonjour,

    Je suis bouleversée par ce que je viens de lire, tellement ce témoignage me décrit à la perfection (à la différence que je n’ai jamais aimé lire, je m’endors/m’ennuie rapidement en lisant, raison pour laquelle je n’ai pas pris connaissance des nombreux commentaires, qui seront peut-être semblables au mien).

    Je ne suis donc pas seule à vivre dans un monde qui n’est pas mien et à ne pas fonctionner de la même façon que les gens qui m’entourent. Mais, est-ce peut-être simplement et seulement ma personnalité ? Les tests de QI m’ont toujours foutu la trouille, je ne comprends pas d’ailleurs comment il est possible de quantifier l’intelligence d’une personne puisqu’on a tous notre propre définition de l’intelligence. Comment un psychologue peut déceler et comprendre une personne surdouée si lui même ne fonctionne pas comme un surdoué ?

    Toujours est-il que je ne sais vraiment plus plus quoi faire : rester là, à me sentir différente et seule (un peu moins maintenant) et continuer ma vie comme si je n’avais jamais lu cet article, ou enfin oser me tourner vers un psychologue pour discuter de ce décalage que je ressens depuis longtemps.

    L’idée d’être différente, parce que peut-être que je ne suis pas dans « la normale », m’a toujours réconforté. Me confronter à la réalité est juste effrayant pourtant je suis une femme qui n’a peur de presque rien et vit à 200%. Et s’il me fait passer des tests ? Si je suis décelée « dans la moyenne », ce serait donc moi et bel et bien moi seule qui ne serait pas comme tout le monde…

    Peut-être qu’il vaut mieux vivre en croyant être différent pour des raisons qui nous échappent, plutôt que d’apprendre que non, que nous sommes tout ce qui a de plus normal mais que nous nous sommes construits de la mauvaise façon…

  139. Bonjour,

    Comme beaucoup d’autres avant moi, je me suis reconnu dans cet article !
    Enfin je peux mettre un nom sur ce que je semble être !
    J’ai demandé à ma femme de lire cet article car notre couple traverse une crise sans précédent liée justement à mon « comportement de personne trop intelligente, qui cherche trop à tout comprendre au lieu de vivre » (ce sont les mots de ma femme) alors que moi ayant eue une enfance très difficile je ne me suis jamais considéré comme étant potentiellement plus intelligent que les autres bien au contraire.
    D’avoir une vision différente maintenant et grâce notamment à une amie « zèbre reconnue » va surement m’aider et aider ma femme à sauver notre couple en nous apportant l’un à l’autre une meilleure compréhension.
    Cet article est une vraie source d’espoir.

    Merci

  140. Texte vraiment intéressant. Après des années d’errance j’ai fini par accepter d’effectuer LE test. Et il m’a fallu plusieurs mois pour accepter le résultat. En fait, après plusieurs années, j’en suis encore à accepter l’idée, et bien que mon « état » explique de nombreuses choses, il n’est pas encore facile de vivre dans cette peau, du moins dépendant des jours et du sens du vent. Dans tous les cas, merci pour ce texte, merci e m’avoir rappelé un peu qui je suis et ce que je suis. Après beaucoup de lecture et de recherche, je reste toujours émerveillé par ce que je lis, par ce en quoi je me retrouve… Malgré moi… Merci.

  141. Bonjour,
    Et merci pour cet article très éclairant. Pour aller dans le sens d’un autre commentaire, les commentaires sont aussi intéressants que l’article.
    Et j’invite chacun à se renseigner un peu plus loin en lisant des articles sur « l’Effet Barnum », issus de recherches en psychologie sociale. Cette approche permet de mettre en exergue nos capacités à se recentrer sur nous-mêmes, et la propension d’autrui à se servir, y compris inconsciemment, de cette capacité à des fins personnelles.

  142. bonsoir Wood,

    Le fait de le savoir que nous ne sommes pas tout seul, fait qu’on peut se sentir moins seul et déjà ça soulage beaucoup, ensuite, on essaie de vivre avec. Bien cordialement, Myriam Roure.

  143. Bonjour,

    C’est ma sœur qui m’a fait lire cet article et qui a découvert elle même son « haut potentiel » en faisant des recherches pour son fils… Visiblement c’est génétique.

    Je nous reconnais complètement dans ce blog.
    Cette différence est un poids quand on a passé la majorité de votre vie à vous montrer du doigt comme l’autiste ou l’attardé qui ne rentre pas dans la case qu’on a choisi pour lui… Alors on force et si il ne plie pas on le brise !!

    Si la différence est une richesse pourquoi nous ne la cultivons nous pas dès la plus tendre enfance ?

    Aujourd’hui je travaille auprès des enfants et veille à ce qu’ils évoluent à leur rythme, qu’ils s’épanouissent pour ce qu’ils sont et non pour ce que nous voudrions qu’ils soient.

    Personnellement je vis très mal ce « haut potentiel », jusqu’à envier les personnes qui ne se prennent pas la tête, mais paradoxalement je ne m’en débarrasserai pas si je le pouvais.

    Rien ne m’a jamais autant fait de bien que de vous lire. Merci pour ces témoignages et pour ce travaille fabuleux Myriam !!

  144. Bonsoir,
    Merci pour votre article. Très sensible et sujette à tout ce que vous décrivez (mais très fusionnelle et souffrant d’une grande solitude depuis mon adolescence), j’ai réalisé un test de QI. La thérapeute m’a classée dans cette catégorie. Je suis très productive, publiant parfois plusieurs livres de recherche sur une année, dirigeant une revue, enseignant et me passionnant pour le yoga. Je suis sujette au stress, à la remise en question perpétuelle, au doute concernant mes capacités d’adaptation. Je suis hyper sensible et émotive, pourtant j’aime la vie, j’ai de l’esprit, j’aimerai partager mais je me sens seule. Mon compagnon (nous ne vivons pas ensemble) réagit très mal à ma sensibilité, ce qui me pousse à user toujours de mon faux-self, sans arriver à exprimer mes émotions (car je me mets à pleurer ou deviens mélancolique d’une manière excessive). Cette situation me désespère. J’ai peur de la rupture, je ne sais pas s’il faut continuer cette relation (qui m’apporte une certaine fraicheur, de l’amusement souvent, qui me permet de me décentrer).
    Cordialement

  145. Bonjour,

    je vous remercie pour cet article passionnant qui m’aide à mieux cerner les besoins et attentes de l’homme avec qui je suis en couple depuis un peu plus d’un mois (et avec qui je suis amie depuis 7 mois) et qui dit se reconnaitre dans les descriptions de personnes encombrées de surefficience mentale. Et en effet, je le retrouve totalement dans votre article !

    Cependant, il y a une phrase que vous avez écrite à un moment qui m’a blessée. Vous expliquez que deux personnes impulsives ne pourront pas construire une relation sur le long terme car cela serait trop difficile à vivre pour le HP.

    Il se trouve que, de mon côté, je suis diagnostiquée bipolaire. Comme vous je souffre d’anxiété, d’hyperémotivité, d’hyperempathie et je suis aussi hyperaffective.
    Ces traits de caractère font que, comme les surreficients, je suis allergique à l’hypocrisie et cherche l’authenticité dans mes relations.
    Cela me rend également, comme vous, vulnérable face aux manipulateurs et PN, je sors d’ailleurs d’une relation (courte heureusement) avec un manipulateur qui m’a fait subir des violences conjugales.

    La bienveillance et la gentilesse dont fait preuve mon nouveau compagnon m’apporte tellement de bonheur, me redonne l’envie de vivre et l’espoir qu’il existe des personnes bien sur cette terre.

    Nous partageons également les mêmes passions, les mêmes valeurs et nous militons pour les mêmes causes.

    De plus, je me sens à même de comprendre ses problèmes car moi-même je vis ce décalage avec les personnes qui m’entourent et la société, le fait d’être trop « tout » et inadaptée.

    Je n’ai jamais été attirée par des personnes qui dégageaient assurance et confiance en elles et j’ai appris à croire (j’ai 27 ans) en ma capacité à redonner confiance en elles aux personnes que j’aime, notamment dans mes relations amoureuses, par les encouragements, les compliments et la bienveillance.

    De son côté, il me dit que je correspond à ce qu’il recherchait, à savoir (ce sont ses mots) une fille qui à la fois partage ses convictions (écologie, politique etc), fasse preuve de qualités humaines et – le dernier point est confus car il était mal à l’aise d’aborder ce sujet et avait le sentiment d’être méprisant en disant cela sans vouloir être méprisant – une fille qui soit capable d’avoir des discussions intéressantes et poussées au niveau de la réflexion, en gros une fille « intelligente » quoi.

    Quand je lui parle de mes différents problèmes liés à mon trouble bipolaire, il m’assure que pour lui ce n’est pas un critère et que ça ne lui pose pas de problèmes.

    Je précise qu’il n’a eu avant moi qu’une seule relation amoureuse qui a duré neuf ans et sort d’une période de célibat, de solitude (et d’abstinence) de 3 longues années.

    A vrai dire, les seuls vrais problèmes que nous rencontrons sont dûs à mes angoisses liées aux violences conjugales que je viens de subir (c’est lui entre autres qui m’a aidé à me sortir de cette relation) et qui font que j’ai peur, pour l’instant, de faire confiance, d’avouer mes sentiments et même de m’autoriser à en ressentir. J’ai également peur de m’engager, ce qui est difficile pour lui qui aurait tendance à faire des plans sur la comète. Mais il le comprend et le respecte. Puis je me connais et je sais que mes peurs vont s’apaiser avec un peu de temps.

    Par ailleurs, son agressivité lors de ses moments d’angoisse à lui me rappellent, malgré moi, la violence que j’ai subi même si je sens bien au fond de moi que cela n’a rien à voir et que je comprends bien mieux depuis que je me renseigne sur la surreficience. Et je pense arriver petit à petit à l’aider à communiquer sur ses ressentis quand il panique avant que sa difficulté à exprimer ses émotions ne le fassent tomber dans l’agressivité.

    Ses doutes perpétuels et sa tendance à fuir réveillent mon angoisse d’abandon mais là aussi je sais qu’en le rassurant je peux éviter qu’il ne doute trop.

    Par ailleurs, je ne crois pas que cette solitude affective dans laquelle il s’était enfermé pour se protéger le rendait vraiment heureux et je crois lui apporter beaucoup sur le plan affectif ayant tendance moi-même à très vite m’attacher.

    Bref nous sommes deux personnes avec leurs problèmes, leurs angoissent et qui apprennent à vivre ensemble, à se comprendre et à s’aimer pour ce qu’elles sont.

    Ma question est donc la suivante : pensez vous vraiment, après m’avoir lue, que c’est perdu d’avance ? Que nos caractères ne sont définitivement pas compatibles ? Que nous sommes condamnés à nous faire du mal au bout d’un moment malgré notre feeling, notre attachement mutuel et tous nos points communs, nos valeurs communes ? Malgré tout ce que l’on s’apporte ? Alors que je semble correspondre à ce qu’il recherche et inversement ?
    Cela serait tellement triste et désolant…
    J’ai envie d’y croire et je pense que c’est possible avec beaucoup de communication, d’êcoute, d’amour et de bienveillance et c’est ce que nous faisons actuellement.

    Merci d’avoir pris le temps de me lire et merci par avance pour votre réponse.

  146. Merci beaucoup Myriam,

    Je traîne cet état d’esprit depuis mon enfance sans vraiment savoir le pourquoi du comment, comme un mauvais sort du destin, comme si ce monde n’était pas fait pour moi.

    Toutes ces choses que vous dérivé sont vrai et résume bien ma personnalité:
    – La capacité a lire instantanément l’esprit des gens
    – De ressentir l’état d’âme d’une personne
    – De me sentir très seul
    – De ne pas tolérer l’injustice
    – D’avoir un QI supérieure à 130
    – Des vérités que je dis ouvertement s’en vraiment prendre la mesure de leur brutalité

    Ces témoignages m’ont beaucoup apaisé, ce n’est donc pas la faute du « mauvais sort ». Néanmoins , je n’ai pas encore la réponse pour me sortir de ce « merdier » ainsi que de mes conflits spirituels internes.

    En tout cas un grand merci à vous et à tous ceux qui ont pu partager leur expériences ici.

  147. Bonjour,
    Mon mari est surdoué et moi je suis TDAH. On a deux ados dont un tdah.
    Pour la partenaire zen et rassurante, c’est raté. Pour la bulle de calme et de silence, c’est raté aussi.
    Nous passons par une crise ( la quarantaine ) et j’ai peur de le perdre…. je me sent trop nul pour lui….
    Je vais lui montrer votre article, il se reconnaîtra et j’espère qu’on pourra travailler ensemble pour retrouver l’équilibre. …

  148. Bonsoir Myriam,

    on aura beau écrire sur le sujet, un surdoué n’en demeurera pas moins seul, incompris, différent ou asocial.

    Je ne me rappelle pas un jour avoir cru que je serai accepté et intégré dans notre société. Je souffrais déjà de cette réalité dès le début de l’école primaire où, à 6 ans, je vivais un peu dans une autre dimension et étais en total décalage avec le reste de mes camarades. Cette différence ne m’a jamais quitté et me colle encore à la peau comme un véritable handicap alors que j’arrive bientôt à mon quarantième anniversaire.

    Bref, je suis intelligent…et alors? ça m’apporte quoi de concret si ce n’est une différence qui aboutit à l’indifférence et au quasi-rejet du reste du monde?
    Parce que oui, je fais plein de trucs dans la vie, je m’intéresse aux choses des plus ludiques aux plus farfelues à toutes heures du jour comme de la nuit, sans pour autant être satisfait du niveau que j’atteins. Oui, mon entourage me voit comme un génie (que je ne suis et ne serai jamais à mes yeux) mais, honnêtement, j’en suis profondément malheureux, vraiment triste de ne pas jouir de ces rapports d’amitié omniprésents et palpables chez les « autres », triste de mon incapacité à être simplement normal et intégrable. D’ailleurs, s’il y a bien un truc que j’ai jamais pigé dans la vie, c’est bien l’art des relations sociales. Je dois avoir un QI de 15 les bras levés dans ce domaine. Même une poule s’en sort mieux!

    Voilà pourquoi je pense que l’on ferait bien mieux d’intégrer aujourd’hui la surdouance à la longue liste des troubles psychiatriques, au même titre que la bipolarité (vous comprendrez plus bas pourquoi je l’évoque) qui s’en approche par bien des aspects, plutôt que de la considérer comme un bonus intellectuel. Je troquerais donc bien volontiers mes 140 d’indice contre une vie normale dépourvue de cette acuité qui me transforme en bête de foire. Percevoir l’invisible c’est bien magnifique mais si c’est pour le partager qu’avec sa petite personne…à quoi bon?

    Quant au témoin partenaire de votre article, sans vouloir lui manquer de respect, sa description n’est que bien subjective et surtout aveuglée par ses forts sentiments amoureux. Certains détails de la personnalité de sa compagne me laissent déduire qu’elle évolue dans d’autres pâturages. Les bipolaires nous ressemblent!

  149. ma partenaire a tous les signes d’une surdouées comme elle souffrait énormément elle est sous antidépresseurs et anxiolytiques est ce normal?

  150. Excellent article. J’aurais une question cependant, comment passer du tiers qui ne maîtrise pas ses capacités au tiers qui les maîtrise ? Qu’est ce qui fait réellement la différence et comment exploiter ses capacités au maximum ?
    Merci.

  151. Deuxième question, dans la mesure où nous n’arrivons pas à supporter ce monde, nous serait-il possible de vivre uniquement entre nous ?

  152. Merci beaucoup pour cet article que je découvre sans hasard, pile le jour où je me pose toutes ces questions plus intensément…. les mêmes que depuis l’enfance…
    Je ne sais pas quel est mon QI et j’avoue n’avoir pas vraiment envie de le savoir, certaines choses parlent d’elles-mêmes, d’autres pas, et je n’aime pas les chiffres, ils me stressent….. Toutes ces années à ne pas comprendre ce qui clochait, ces doutes, ces questionnements, cette solitude parfois choisie et vitale, parfois subie et insupportable … ces peurs d’échouer qui paralysaient tout, dans la vie professionnelle, sociale, amoureuse, familiale… et en lisant depuis quelques temps pas mal de choses, j’ai commencé à y voir plus clair… sur un groupe de discussion de HP I et HP E, j’ai retrouvé un second souffle… et mon amoureux… qui malgré nos différences, les hauts et les bas ( je le soupçonne d’être « à part » aussi), réussit petit à petit à piger qui je suis, et inversement, s’y adapte, discute de tout avec moi sans jamais me juger… Il est mon phare, au delà de l’amour, je sens ce lien presque mystique qui nous a souvent éloignés mais jamais séparés.. Il n’est pas là à lire ce soir, mais je sais qu’il entendra ce que je lui envoie… un je t’aime doublé d’un merci du fond de mon coeur d’être auprès de moi…. Quelle souffrance a été cette hypersensibilité, cette hyper sensitivité, ce sentiment de décalage permanent, cette colère face à des trucs qui me semblaient injustes, abjectes, si tristes, si douloureux… et cette connexion extrême à l’environnement, bon ou mauvais… mais après plus de 30 ans à essayer de rentrer dans le moule, de suivre le troupeau, de se faire petite, presque transparente parfois, j’ai finalement décidé qu’il était temps.. ça ne se fait pas en un tour de baguette, mais l’âge, l’expérience, la tempérance, le recul aidant, pouvoir enfin devenir soi-même, s’aimer et l’être, telle que je suis, ça me touche l’âme …. L’apprentissage spirituel commence, le respect et l’amour de soi aussi, et surdouée, haut potentiel émotionnel ou intellectuel, peu importe les étiquettes, ce sont des larmes d’apaisement qui roulent et un bonheur paisible mais riche que je vois pointer à l’horizon … Merci ***

  153. Bonjour Myriam,

    Tout d’abord, merci pour cet article concernant les personnes précoces et sur la relation de couple avec elles.

    Je suis en couple avec un surdoué depuis maintenant 7 mois et je n’en avait jamais rencontré avant donc je ne savais absolument pas à quoi m’attendre lorsqu’il m’a dit qu’il l’était. J’ai très vite compri, réflexion constante et poussé, hypersensibilité, une opinion toujours précise et une manière très crue de la défendre, insatisfait etc.

    Comme dit dans votre article, il avait bien un « faux-self », il a passé sa vie à d’auto détruire, ça peu paraître incompréhensible car il Est jeune mais c’est vrai (toutes sortes de drogues et alcools consommés très tôt et beaucoup trop). Depuis que l’on est ensemble il s’est calmé, seul, car comme il me l’a dit maintenant il voit  » – beaucoup plus loin que la prochaine soirée, prochaine sortie avec des amis, parce que maintenant on est deux ».

    Il me rend heureuse car comme dit dans votre article c’est quelqu’un de vrai, mais voilà il est d’une forte agressivité dans ses paroles, au quotidien et est violent dans ses actes lorsqu’un rien l’énerve (ses phalanges sont refoncé à force d’avoir tapé contre les murs) , il frappe partout et rentre dans une phase où je ne le reconnaît plus et ça me fait énormément de mal de le voir dans ses état la, j’aimerai l’aider à se « contenir » , j’aimerai lui faire comprendre que lorsûil y a un problème, il y a une solution et qu’il faut aborder la chose en réfléchissant et non impulsivement sans lui donner d’ordre, sans le blesser ni lui faire croire qu’il a tord, juste mieux vivre tout simplement.

    J’espère avoir une réponse de votre part, bonne journée à vous.

  154. Bonjour Didi, votre description est beaucoup trop courte pour que je puisse me prononcer sur une réponse. Ce que je peux vous affirmer par contre c’est qu’un traitement d’anxiolytiques et d’antidépresseurs sont employés pour une dépression modérée ou sévère, et que l’on peut être surdoué (e) sans avoir pour autant de symptômes dépressifs. Pour ma part par exemple, je suis surdouée, je ne suis pas en dépression, mais pourtant je ne dors pas suffisamment, donc on à eu recours parfois à une prise d’antidépresseurs pour me faire dormir. Cordialement. Myriam.

  155. Bonjour Ryle, pour ma part j’ai investis auprès d’autres thérapeutes pour bien me connaitre et des tas de formations diverses et variées pour passer à la vitesse sup. Si besoin, je consulte via skype pour vous accompagner dans ce bel objectif que d’exploiter vos capacités de surdoué au max.

  156. Bonjour à nouveau. Je ne vois pas comment nous ne pourrions vivre qu’entre nous, nous ne pouvons pas « échapper » aux normaux pensants qui nous côtoient dans la société. Pour ma part, je vois mon surdouement comme à la fois un handicap et un atout formidable, et je côtoie des personnes non surdouées qui me jugent et d’autres qui me comprennent parfaitement.

  157. Bonjour Marie Angélique.
    Le meilleur moyen de faire comprendre à votre compagnon qu’il peut vivre avec une meilleure estime de lui et qu’il investisse avec vous dans un coaching ou une thérapie afin qu’un professionnel lui apprenne à croire en lui et en la vie. Si besoin, vous pourriez faire à deux des sessions avec mon compagnon et moi même via skype, ainsi nous serions 4, et votre compagnon aurait l’exemple d’un couple avec un non surdoué (mon compagnon), et l’autre partenaire surdoué (moi même), car il est vrai que mon compagnon m’à énormément aidé à ce que j’apprenne à prendre soin de moi. Avant lui, j’étais très sauvage, envers moi-même et envers les autres. Je pense que à 4, nous ferions du bon boulot. Bien cordialement.

  158. Bonjour,

    Je me reconnais bien dans votre article. Moi même j’étais un enfant surdoué. Je ne comprenais pas le monde autour de moi, mais je ressentais intuitivement les personnes, les situations et avait un très large spectre. Ma grande sensibilité faisait que j’avais peur de tout ce qui était émotionnel et j’avais très difficile à entrer en contact avec les autres. Pourtant spontanément je cherchais le contact. Mes idées ne correspondaient pas avec ce que pensais mon entourage et cela a résulté dans une grande solitude. Lentement j’ai développé un mécanisme destructif. Casser ce que j’aime. En premier avec des objets mais lentement avec des idées et tous ce qui fait du bien. Et la a commencé un parcourt d’échec. Aussi bien scolaire, au niveau du travail, des addictions et encore plus affectif. Résultat des thérapies depuis mes 15 ans (j’en ai 49), psychiatrie, tentatives de suicide, etc…. Alors j’ai voulu devenir normal. Comme les autres. Pour cela j’ai du mettre de côté ma créativité, mes idées (j’ai appris à penser comme les autres). Mon énergie a commencé à diminuer, la ou je débordais d’énergie c’est une fatigue constante qui a pris la place. Je suis devenu ordonné, classique (métro boulot dodo). Mais le mécanisme de destruction lui c’est affiné. Il est devenu d’une subtile perversité. Mon esprit recherche constamment comment se sortir de ces impasses et puis va détruire le mécanisme positif qui s’ouvre à lui. Je cherche via lecture, thérapie, rencontres comment m’en sortir, pour analyser les pistes et mettre toute mon énergie à casser le positif. Conséquence une perte de confiance encore plus grande et une accumulation d’échecs. Le plus grand c’est la perte de mon plus grand amour qui n’a pas su supporter cela. Maintenant j’attends que mon corps s’épuise, que mon corps lâche. Je fonctionne normalement pour la société, mais intérieurement je suis morte t consciemment j’empêche la possibilité de m’en sortir.

  159. Bonjour, il est très difficile de se définir soi même comme surdoué, zèbre ou autre. Ce que j’ai constaté c’est que mon entourage m’a toujours défini dans mon enfance comme vif, intelligent et depuis que je travaille comme créatif… dilettante et un peu ingérable.
    J’ai acheté une maison à rénover entièrement et en voyant les travaux, personne ne me dit que je suisbon bricoleur mais que j’y arrive car je suis malin et intelligent!
    Plus qu’un chiffre définissant notre QI, c’est important de mettre un mot sur notre état permanent de commencer 100 choses à la fois, se passionner à l’obsession sur un thème puis passer à un autre et surtout comment vivre avec. Arriver à comprendre pourquoi on échoue alors que tout le monde nous dit que l’on est intelligent. C’est aussi regarder ses 4 enfants et se demander comment on peut les aider. Ne pas les obliger à attendre 50 ans pour se pencher sur la question.
    Merci pour votre article

  160. Bonjour, cet article est juste génial !! Beaucoup de commentaires peuvent le dire, en tant que surdouées, on s’y retrouve parfaitement (bon certes je n’ai que treize ans) ! cela m’a aidé à en comprendre un peu plus sur moi même.

  161. A/n du paragraphe sur l’auto-destruction et la facilité a consommer des drogues, peut être amputable, au fait que le ralentissement ainsi obtenu , nous permet de trouver les sorties mondaines moins pénibles du au manque de vitesse dans les communications verbales que j’ai remarqué à quelques occasions , de même que le manque de mémoire lors des discutions ce qui est très,très frustrant….

  162. Bonjour,

    il vous faut consulter, soit lui seul, soit tous les deux. les consultations peuvent se faire via skype si vous n etes pas en région parisienne. bien cordialement, Myriam.

  163. J’ai toujours su que j’étais différent car on me le répétait tout le temps. J’ai été déscolarisé à 7 ans, pour moi l’âge de la déraison. J’ai caboté de petits cours en écoles pour gosses instables. Revenu dans le cursus conventionnel, les études ne m’intéressaient pas. On m’a fait redoubler deux fois comme pour me punir de mes deux ans d’avance.
    J’ai passé le baccalauréat grâce au latin et au dessin, petites matière à options. Puis j’ai entamé des études universitaires improbables en parallèle à une création d’entreprise dans le domaine de la sonorisation et des DS’s. Nous avons lancé le groupe Téléphone en revampant Semolina.
    Ensuite je suis parti en Afghanistan en stop et y ai gobé la beauté, la culture, la nonchalance.
    Cela a été le déclic et la prise en compte de l’échelle de la planète, des autres cultures, du Ramadan, du danger, de la drogue, de la liberté quasi libertine entre routards. Bref take-off culturel !
    Rentré à Paris j’ai avalé bouquins sur bouquins, biologie, mathématiques, biochimie,… Je me suis présenté en candidat libre à l’entrée à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Zürich (là oû Albert Einstein à étudié) et y ai été admis. En en sortant j’ai lancé une startup de soft de dessin 3D et ai participé au lancement du MacIntosh en Californie, avant de me lancer dans le numérique au moment de la bulle internet, puis dans les biotechs.
    Bref j’ai été détecté très tôt comme instable, pas fait pour l’informatique, agité… J’ai eu la chance de croire en moi et de me couper de tous ces oiseaux de mauvaises augures que la culture occidentale sais si bien générer.
    Donc dans l’article très bien fait de Myriam Roure, j’ai détecté beaucoup de concordances. Bravo !

  164. L’empathie n’est pas une qualité fréquente chez les personnes surdouées. Lorsqu’elle existe les sujets à haut potentiel vont mettre spontanément leurs talents naturels au service des autres et trouver ainsi la voie d’un épanouissement socio-professionnel, en préférant la relation aidant-aidé à celle dominant-dominé.
    Un tel don de soi n’est pas sans risque. Quelques bénéficiaires l’assimilent volontiers à une forme de candeur qu’il convient d’exploiter.
    Dans le cadre de la relation amoureuse puis conjugale, l’échange de données entre les deux cerveaux affectifs lors de la première rencontre – love at first sight – entraîne une alliance d’autant plus stable que la complémentarité perdure au fil des décennies.
    Quoi de plus rebelle à l’usure du temps, que l’union d’un cerveau aidant-aidé et d’un cerveau regardant-regardé.
    Si la personne surdouée est entièrement motivée par l’action dans son désir de servir, le fait d’être vue comme naïve ne l’importunera nullement. Si, par contre, la dominante empathique lui fait défaut, les troubles psycho-somatiques l’assailleront sa vie durant.
    En conclusion, le quotient intellectuel élevé requiert une indispensable gemellité avec le quotient émotionnel, sous peine d’apparaître comme un joyau sans valeur.

  165. Je suis tout à fait d’accord :
    En conclusion, le quotient intellectuel élevé requiert une indispensable gemellité avec le quotient émotionnel, sous peine d’apparaître comme un joyau sans valeur.

  166. Bonjour
    À la lecture de l article ,j ai l lmpresion de voir mon épouse , elle est zèbre détectée il y a 1 an .
    Elle a toujours senti qu elle était différente et jouant en permanence un rôle pour se fondre dans le moule tout en étant insolante et alergique à l autorité sous toutes les formes.
    Maitenant elle a besoin d espace de calme et de solitude pour retrouver la paix intérieure .
    Elle se lance dans le peinture et s épanouie de dans avec différentes techniques qu elle glane sur la toile.
    Son besoin de solitude me gêne et notre vie de couple en pâtit .j ai l impression d être transparent , elle pique de colère d en faire .c est que les mots ont leur importante , il ne faut se tromper si non on vite corrige.
    Pouvez vous m indiquer où se renseigner pour arriver trouver l armonie entre un zèbre et un non zèbre , cela m aiderait beaucoup dans la vie de tous les jours?
    Cordialement jm

  167. Bonjour
    J’ai toujours ressentie être surdouée et multi potentielle … et inévitablement j’ai préféré ma solitude pour de multiple raisons .. que vous évoquez parfaitement dans votre article.
    Après des années de solitude sentimentale, auquelle je m’étais au final habituée …. Je viens tout juste de rencontrer un surdoué multipotentiel très intéressant et très complexe …
    nous avons beaucoup de points communs … mais nos deux hyper-émotivités et hyper sensibilités et nos besoins de solitude et d’espace conjugués ne sont pas de tout repos …
    parfois je me dis que ma solitude sans libido sans ses montagnes russes passionnelles est plus à même de panser mes plaies …
    ou peut être ai je plutôt besoin d’un partenaire non surdoué … d’un autre côté j’ai un besoin immense d’admirer mon partenaire …
    donc je suis un peu perdue de vivre cette révolution cette impression d’enfin rencontrer la personne qui enfin me comprend puisqu’elle possède toutes les qualités et fragilités des surdoués ….
    Mais qui lui , arrive à vivre cela avec plus de détachement …
    2 surdoués …. est ce possible ?

  168. Bonjour
    Vous avez érigé un excellent article auquel je me reconnais au travers de toutes vos lignes.
    Je ne vais pas retranscrire votre article mais je suis suivi depuis 7 années maintenant par un psychiatre car on me disait « pas comme tout le monde » je ne connaissais pas le terme « zèbre »
    Enfance ennuyeuse, imcomprise, le sport ( cyclisme) m’a aidé à m’isoler et m’a apporté les règles de bonne hygiène de vie.
    Bref , lors de la lecture de votre article je me suis reconnu, les larmes me montaient mais l’impatience de la lecture et d’apprendre à pris le dessus!
    Si je peux aider vos lecteurs, je suis très observateur du monde animal qui serai pour moi un exemple. Vous ne parlez pas des animaux dans votre article, mais déjà mon chat me ressemble et je trouve refuge auprès de lui lorsque c’est difficile ou lorsque je suis en souffrance. Je suis convaincu que mon chat m’aide et me comprend…
    Je pourrais écrire des lignes et des lignes mais merci pour votre article et finalement avec du recul , même si c’est difficile, je me plait en « zèbre »! Quel ennui le classique….

  169. Bonjour Sylvain,

    j’aime le mot zèbre pour déterminer les profils surdoués, précoces, HP, car contrairement à l’autre équidé, le zèbre n’est pas domesticable, et nous pouvons avoir ce coté hyper sensible, sauvages et farouches.
    Et puis grâce à une stratégie génétiques et donc de ses zébrures, le zèbre se fait moins ennuyé par les mouches que les chevaux 😉
    Dans mes cours pour mes formés je parle des animaux, car nous pouvons avoir des résultats super avec les cheveux, les chiens, les chats et les dauphins avec les patients. Bien cordialement, Myriam.

  170. Bonjour,

    J ai 39 ans et apres un passé douloureux avec deconnexion des liens parentaux car nocifs, j ai cru etre « atypique » juste de par ce vécu.
    J’ai juste un BAC , scolarité normale, je me suis faite seule ayant eu un enfant a 20 ans, separèe, j ai fait de nombreux jobs, jusqu a etre chef d entreprise aujourd hui, rien ne pouvant m amener à penser que j avais « un truc en plus ».
    Depuis un an, suite a des problemes de santé, c est le tremblement de terre! J entends des mots comme different, zèbre etc. J ai fait les tests de la WISC pour me mettre face a moi meme et avoir des certitudes mais test tres heterogene, trop d anxiete puis sincerement face a des questions pas tres compliquées je me suis « « sentie nulle ». Alors j ai lu, bizarrement je me reconnaissais dans le livre de Mme Facchin «  Trop intelligent pour etre heureux », c’est perturbant de sentir que cette difference que je ressentais en moi est réèlle, jusqu’a ce qu’elle parle de la surdouance et des etres super intelligents et là j ai fermé le bouquin car je ne me sens pas ainsi. J ai des capacites certaines notamment de rapidite de traitement, une pensée en arborescence mais je suis persuadée ne pas etre plus intelligente que la moyenne.
    J’ai entamé un programme pour fibromyalgie depuis quelques mois et je suis donc en therapie depuis un mois. Des notre premier entretien, elle m a parlé de precocitè, encore…. n atant aucun certitude et j en ai besoin, je n y crois pas.
    Elle m a alors conseillé de lire  « Je pense trop de Christel Petitcollin » et là ce fut le choc, la confirmation, le sol qui s’ecroule, c’est moi! Je vous conseille donc ce livre pour les sceptiques, même si je ne suis pas encore certaine car j ai du mal a l accepter ( je pense aller voir quequ un de reconnu pour validation).
    Je suis rassurée ceci etant, en lisant votre article dans lequel je me vois completement ( ormis le QI super puissant) et ensuite de lire les temoignages et donc de me sentir moins seule….
    J’espere le valider autrement que par le QI pour enfin l accepter et vivre ma différence quelle qu’elle soit.
    Je vous souhaite à tous d etre en paix avec ca, je felicite ceux qui y sont parvenus et j’envoie tout mon soutien à ceux qui sont comme moi encore perdus.

  171. Je comprends enfin de plus en plus ce qu’a été ma vie ces 50 dernières années au fil des articles que je lis sur l’hypersensibilité et les surdoués. Je n’ai pas envie de la raconter et ce serait bien trop long mais tout commence à s’éclairer… Et pour çà merci !

  172. Étonnant comme chaque phrase me décrit précisément. Ma psy m’avait dit il y a 2 ans que je suis surdouée, mais cet article est encore un pas en avant pour m’accepter et il est d’une grande aide car il apporte des solutions pratiques. Un grand merci

  173. Bonjour,

    Tout d’abord , je voudrais vous remercier pour cet excellent article.
    Particulièrement sur le témoignage, je vous explique:
    Je suis un homme en couple avec une partenaire HP, ce qu’il a écrit est exactement ce que je vis avec ma compagne.
    Je sais maintenant quelle est la source de nos disputes et désaccords.
    Nous aimerions commencé une thérapie de couple avec un psychologue pour HP.
    Nous habitons à Bruxelles

  174. Bonjour,

    Comme avec moi il y à un délai d’attente de trois mois, je vous propose de contacter mon compagnon, qui est aussi thérapeute et spécialisé en HP, ses coordonnées sont sur le site. Bien cordialement

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