L’anxiété sociale

Soigner une phobie sociale

Soigner une phobie socialeQu’est que ce que l’anxiété sociale ?

L’anxiété sociale ou l’art de se faire des scénarios catastrophes : que ce soit dit une bonne fois pour toute, les personnalités anxieuses ont une belle et grande imagination ! Le hic, si vous êtes la personne concernée, est que cette imagination vous sert, ou vous dessert. En effet, l’anxiété peut desservir lorsque trop souvent, elle génère de l’inquiétude et fait qu’on imagine le pire, notamment, des jugements, des humiliations de la part d’autre(s) personne(s), plutôt que de se projeter dans un avenir serein.

L’anxiété, tout comme le stress, jusqu’à un certain niveau, peuvent être de puissants moteurs de réussite. Cependant, lorsque l’anxiété est trop élevée, nous pouvons alors être saisis par le doute, par l’obsession du détail, par la crainte et/ou, l’appréhension du regard ou encore du jugement négatif de l’autre, se sentir considéré comme bête, ou différent. Et de ce fait, l’anxiété sociale peut générer l’isolement, par peur du jugement ou par crainte de la souffrance. L’anxiété sociale dépasse la « timidité », puisqu’elle peut aller jusqu’à l’évitement de toute activité sociale, particulièrement des petits groupes, de la rencontre avec des inconnus, lors de rendez vous, ou de fêtes.

L’anxiété sociale et la socialisation

Aristote, philosophe grec, disait il y a des milliers d’années : « l’homme est un animal social, il a besoin de vivre dans une communauté, de communiquer, de créer sa propre famille ». Le besoin de s’insérer socialement est donc inné. En effet, l’être humain construit sa vie entouré par sa famille, qui est sensée être une première étape de socialisation, ensuite il va à l’école où il se prépare à se sociabiliser et à mieux s’intégrer dans la société. Cependant, au vu de ce que certains d’entre nous ont vécus à l’école : mépris, coups, injures, discrimination ou mal traitance de la part d’autres élèves, ou encore dévalorisation de la part du système scolaire, je me demande si on peut considérer cela comme de la socialisation….

Tout au cours de son évolution au sein de sa famille, de son cercle amical, ainsi que de ses études, tout au long donc, du processus de « socialisation », la personne devrait développer des aptitudes sociales et des aptitudes d’intégration pour le monde du travail, ou au contraire, suivant son vécu, la personne pourra développer de la méfiance, de la peur des interactions sociales, au point parfois d’en développer une anxiété si forte, que le terme approprié est alors, phobie.

Comment se manifeste l’anxiété sociale ?

Si vous souffrez d’anxiété sociale, vous pouvez ressentir une forte peur qui peut se manifester de différentes manières, et notamment de part des phénomènes de « stupeur » ou de « tétanie », où encore, vous sentir vous figé, telle une statue, paralysé, incapable de bouger, de même de parler ou de réagir, voir de respirer, avec parfois des accélérations de la tension cardiaque.

l'anxiété sociale Myriam Roure

L’anxiété sociale est aussi appelée trouble de la personnalité évitante. Certes, pour ne pas se trouver embarrasser, la personne qui souffre d’anxiété sociale évite les situations où elle peut être confronter à de personnes. Un cercle vicieux s’installe, car l’évitement fait que la phobie/anxiété s’amplifie, alors que la mise en situation progressive avec l’objet de nos peurs, permettrait de les maitriser.

Ce mécanisme de défense et de survie vient de notre cerveau, et plus particulièrement de la partie de notre cerveau reptilien. Cette partie est la plus ancienne de notre cerveau. Les reptiles, tels les lézards, les serpents, les crocodiles par exemple, n’ont que ce cerveau là.

D’ou vient l’anxiété sociale ?

L’anxiété sociale est un comportement acquis et non innéLes causes de la phobie sociale viennent parfois, d’un environnement familial renferméqui n’a pas laissé assez de place aux expériences de socialisationLa sur-protection de la famille, la possessivité d’un ou encore, l’emprise et la violence des personnes en charge d’élever l’enfant et l’adolescent, peut générer de l’anxiété sociale. L’enfant ou l’adolescent n’a alors pas pu apprendre à devenir autonome seul, et pourra développer une dépendance vis à vis de ses parents, ou plus tard vis à vis d’un petit(e) ami(e), ou conjoint (e).

Parfois aussi, l’environnement familial, les parents, ou un des parents, étant lui même angoissé, l’enfant apprendra et reproduira, le même schéma avec la croyance que « l’extérieur » est dangereux.  Cependant, il ne faut pas faire de généralités, certaines personnes souffrant d’anxiété sociale ont eu une famille rassurante, tendre et qui transmet à l’enfant et l’adolescent la prise de risque nécessaire pour grandir et s’épanouir.

L’anxiété sociale s’acquière pendant l’adolescence, mais peut aussi se développer une fois adulte, lors d’un évènement traumatisant. Enfin, elle peut aussi provenir d’un événement traumatisant au sein d’un cadre familial tout à fait bienveillant.

Quelles solutions à l’anxiété sociale ?

Certes l’extérieur peut être dangereux, toutefois, pas plus que de rester chez soi de manière excessive, pour d’autre personne, qui elles sont claustrophobes !

Si ces aptitudes ne vous ont pas été transmises ou qu’une personne de votre entourage n’a pas pu les assimiler, sachez qu’elles peuvent se développer plus tard. A l’heure actuelle, il est tout à fait possible avec les outils de la thérapie cognitive et comportementale, de stopper le cercle vicieux de l’isolement et de l’évitement par la mise en situation progressive avec l’objet des peurs des personnalités anxieuses. Cette mise en situation progressive permettra alors de les maitriser totalement.

Nous sommes tous, plus ou moins, pasAnxiété sociale et schéma cerveau reptilien sés par des situations et des étapes dans notre vie, où nous avons dû nous exprimer en public, que ce soit au travail, pour résoudre des problèmes administratifs, ou encore dans d’autres contextes. Dans tous les cas, nous avons essayer de rentrer en contact avec les autres, communiquer, expliquer, échanger, négocier pour faire valoir nos droits et nous faire comprendre, nous affirmer, voire nous défendre. Mais ce qui, pour une personne peut sembler être une tâche facile, comme par exemple, prendre la parole en public devant un groupe d’amis ou de personnes, devant des collègues pendant une réunion, ou lors d’un rendez-vous pour des démarches administratives, peut paraitre impossible, pour une autre personne. On comprend donc que l’anxiété sociale est l’expression d’une peur forte. Or nos peurs sont faites pour nous protéger quand il y a lieu de l’être, sinon elles sont faites pour être dépassées, et de toute les manières, les peurs n’évitent pas le danger. La Thérapie Cognitive et Comportementale apporte des solutions concrètes, efficaces et rapides pour lever les peurs qui proviennent de la partie de notre cerveau la plus ancienne, notre cerveau reptilien, sur lequel vous pourrez trouver de plus amples informations en explorant d’autres articles du blog et d’autres pages des sites telles que  : http://formations-coachplanet.fr/formations-individuelles/formation-tcc-devenir-therapeute-avec-la-therapie-comportementale-et-cognitive.

6 Comments on “L’anxiété sociale”

  1. Merci pour ce très bon article sur l’anxiété sociale. J’ai beaucoup appris et cela m’a beaucoup aidé.

  2. Toute dépendance entraîne l’anxiété. Parce qu’on vit à travers un autre et que l’on craint de perdre l’autre.

  3. Il y à des partenaires qui peuvent être sécurisants, rassurants et font que l’autre n’à pas peur de le perdre. l’amour devient alors non pas anxiogène, mais constructif, et donne des ailes. Et on peut aimer sans vivre au travers de l’autre, ça s’appelle le processus d’individuation qui intervient dans les couples, c’est le moment ou de l’état amoureux, on passe à l’état d’amour, ça passe ou ça casse. L’anxiété peut se canaliser, vraiment, on peut meme la sublimer et en faire un moteur.

  4. Travaillant avec des jeunes reconnus comme souffrant de handicap social, et aussi d’anxiété, je suis convaincue du pouvoir des TCC pour les aider à avancer plus sereinement et c’est en partie dans ce but que je me forme actuellement avec coachplanet !

  5. Le jour ou je me suis aimé pour vrai, il m a fallu accepter de laisser aller une personne que je croyais aimer, de la bonne façon… j ai dû accepter, son absence, la différence de sentiment, et cela s appelle le respect.R E S P E C T…

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