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Derrière le nom un peu barbare de programmation neurolinguistique (PNL), se cache une approche pragmatique qui séduit par sa simplicité et son efficacité. Née aux États-Unis dans le milieu des années 70, la PNL, de plus en plus utilisée par les thérapeutes, consiste d'abord à bien définir son objectif qui doit être réalisable et positif : "J'en ai marre d'être indécise" devient ainsi "J'aimerais savoir prendre plus facilement des décisions" : "On ne peut pas tendre vers quelque chose de négatif", explique Hélène Blanchard, enseignante en PNL à l'Institut français de PNL. "L'objectif doit également être spécifique pour que l'on puisse se le représenter, et écologique, c'est-à-dire qui prend en compte les avantages de ce que l'on a et les inconvénients du futur", poursuit-elle. Tout au long des séances, le patient va ainsi tenter d'exprimer son objectif le plus précisément possible en terme de perceptions sensorielles. "Quand vous aurez atteint ce but, que verrez-vous, qu'entendrez-vous, que ressentirez-vous?" demande ainsi le thérapeute. Et c'est en utilisant ces sensations qu'il va ensuite élaborer des stratégies concrètes afin de parvenir à la réalisation de l'objectif. La PNL ne s'intéresse donc pas tellement au pourquoi du problème, mais vraiment aux moyens d'obtenir ce que l'on veut. Pas question de passer des heures à ruminer ses angoisses, il s'agit de définir les changements à effectuer plutôt que de surmonter des difficultés psychologiques. "Le problème avec une analyse ou une psychothérapie classique, c'est que l'on travaille presque uniquement sur les origines des troubles, mais identifier la cause ne suffit pas à avancer", stipule Myriam Roure, maître en PNL. Ensemble d'outils pratiques, la PNL va donc formuler une réponse comportementale aux problèmes rencontrés par l'individu. En moyenne, seules cinq à 10 séances suffisent à mettre en place une multitude de techniques pour se sentir mieux assez rapidement.
La PNL est une méthodologie de la communication et un accompagnement du changement qui peut intervenir aussi bien dans le domaine thérapeutique que dans le monde du travail. Dans ce cas, cela s'apparente alors à du coaching, notamment utilisé par les grands sportifs et les commerciaux, et la PNL ne fait qu'optimiser les ressources et le potentiel actuel de la personne.
L'hypnose ericksonienne est une thérapie brève qui, comme la PNL, élabore une réponse comportementale et des stratégies concrètes pour parvenir à la réalisation d'un objectif. À la différence près que la PNL ne se définit pas comme une thérapie et que l'hypnose fait appel à notre inconscient. En amenant le patient dans un "état de conscience modifiée", entre veille et sommeil, l'hypnothérapeute l'aide à accéder à certaines zones de son inconscient enfouies parce que douloureuses ou gênantes. À partir de ces sensations retrouvées, il l'invite à trouver les réponses adéquates en parlant à son inconscient par suggestions. Une technique qui permet un changement. C'est pourquoi la PNL est souvent employée en complément de l'hypnose.
Avec la collaboration d'Hélène Blanchard, enseignante en PNL à l'Institut français de PNL et Myriam Roure, maître en PNL.
"Dans le domaine thérapeutique, la PNL est très souvent utilisée pour améliorer ses relations humaines, que ce soit dans son travail, dons son couple ou avec ses enfants", affirme Myriam Roure. Elle peut alors modifier un comportement inadéquat (agressivité, susceptibilité). Elle traite aussi les manifestations du manque de confiance en soi en regard de l'objectif à atteindre. Les champs d'action de la PNL s'étendent donc de la psychothérapie à la gestion des ressources humaines. Beaucoup d'entreprises ont d'ailleurs recours à cette technique. "Les personnes en recherche d'emploi viennent me voir avec leur CV et nous faisons des simulations d'entretien témoigne aussi Myriam Roure.
La PNL se fonde vraiment sur l'étude du comportement et l'observation du patient. "Ce que nous faisons principalement, c'est accorder très peu d'attention à ce que les gens disent faire et beaucoup d'attention à ce qu'ils font vraiment"; expose Richard Bandler, fondateur de la PNL dans les années 70.
"Parfois, je n'ai même pas besoin de demander ou patient quel est son problème, je le vois dons son comportement. D'outres fois, les gens m'expliquent pourquoi ils viennent me voir mais moi, je distingue outre chose dons leur attitude", déclare Myriam Roure. Le thérapeute utilise tout ce qui est décelable par un observateur extérieur, cela peut être une contracture musculaire sur le visage, un tic nerveux, une attitude, une façon de s'exprimer. Il faut aussi adapter la thérapie au mode de communication de chaque personne. Certaines sont auditives, d'autres sont visuelles ou physiques. "Lorsque je reçois un patient, j'observe sa façon de communiquer et je vois passer par ce canal pour travailler avec lui, explique Myriam Roure. Par exemple, un enfant qui est en échec scolaire a de fortes chances d'être un auditif et donc, d'avoir des très mauvais résultats en orthographe": Grâce à la PNL, le thérapeute va emprunter le canal de l'enfant pour l'aider à appréhender ce qui lui semble étranger. Ensemble d'outils plutôt que méthode à part entière, la PNL est d'ailleurs complémentaire et compatible avec beaucoup de techniques. Elle est par exemple souvent utilisée avec l'hypnose thérapeutique.
"Je rencontre beaucoup de personnes qui éprouvent des difficultés à communiquer avec leur entourage. Pour y remédier, j'utilise souvent les jeux de rôle. Cela permet de voir comment l'individu réagit vraiment en situation", affirme Myriam Roure. "On va chercher à évoluer une situation du point de vue des personnes qui nous entourent pour sortir de sa rigidité. L'idée de la PNL, c'est toujours d'élargir ses points de vue, renchérit Hélène Blanchard. Dans le cas d'un manager qui a des problèmes relationnels avec un collaborateur, je dois l'inviter pendant la séance à se déplacer physiquement et à jouer le rôle de son collaborateur afin qu'il ressente les choses de façon plus objective. " L'autre outil fréquemment utilisé en PNL, notamment pour remédier au manque de confiance en soi, est l'ancrage. "Je fais monter un sentiment agréable dons l'esprit de la personne qui se projette complètement. Ensemble, nous détaillons les sensations qu'elle éprouve dans cette scène et là, nous ancrons un geste, un mot qui sera le stimulus à actionner pour retrouver cette sensation de bien-être dès que nécessaire ", précise Myriam Roure. Ce stimulus peut aussi bien être un petit geste discret, un son (claquement de doigts), une musique, une sensation. Faire apparaître cette image de bienêtre aide le patient à surmonter ses angoisses dans la vie de tous les jours.
Myriam Roure utilise également la technique du "switch" qui consiste à neutraliser une image négative et douloureuse pour y substituer une sensation positive. Autant de petits outils faciles à s'approprier et que les personnes utilisent ensuite chez elles. "Mon objectif à moi est bien de rendre mes clients autonomes", conclut positivement Myriam Roure.
"J'ai essayé la PNL car j'avais des doutes sur mon orientation professionnelle et notamment sur un projet dans lequel je n'osais pas me lancer. Cela m'a permis de me conforter dans mes choix, de trouver toutes les ressources en moi pour concrétiser ce projet. Ce que j'ai beaucoup apprécié, c'est le fait de travailler non pas sur ce qui ne marche pas mais sur "comment cela pourrait marcher". La PNL, c'est vraiment comme si on allumait la lumière, on se dit: "mais bien sûr, c'est ça!". Cette approche apprend à se connaître soi-même et à se fixer un objectif qui nous correspond. Tout paraît pratique et léger. En ce qui me concerne, l'horizon s'est éclairci au bout de quatre séances. J'ai réalisé mon projet professionnel et j'en suis ravie. Maintenant que j'ai réussi à atteindre mon objectif, j'ai l'impression que je vais pouvoir me lancer beaucoup d'autres défis".
"J'ai fait une analyse qui a vraiment été pénible pour moi car je ressortais des séances complètement déprimée et j'avais l'impression de ne pas avancer. Avec la PNL, je me suis constituée une mallette à outils remplie de petites techniques qui me permettent de faire face aux stress du quotidien tout en étant indépendante de ma thérapeute. En séances, on aborde des cas pratiques et je vois immédiatement ce qui ne va pas chez moi, mais de façon positive, je ne me culpabilise pas puisque immédiatement, avec la thérapeute, nous mettons en place des moyens concrets pour remédier à ces problèmes de communication ou d'angoisses. Elle me pose beaucoup de questions, voit des choses que je ne vois pas. Ce que j'aime, c'est le fait de travailler concrètement en faisant des petits."
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